Ce n'est pas parce qu'on vous apprend que quelque chose est bien et que tout le monde croit que c'est bien que c'est bien.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. Ils pourraient venir les chercher.
Les mots ?... C'est un maquis dans lequel on aime bien se mettre à l'abri.
On a honte d'obéir au roi parce qu'il est le roi - alors on lui obéit parce qu'il est intelligent.
Quand on fait quelque chose, on a contre soi, ceux qui voulaient le faire à votre place, ceux qui voulaient faire le contraire et ceux qui voulaient qu'on ne fasse rien du tout.
On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas où l'on va.
Moi j'aime la province évincée par le système, On y trouve le vrai, le beau, les relations humaines.
La seule façon d'oublier qu'on n'a qu'une vie, c'est d'avoir plusieurs femmes...
On dit que les Corses sont paresseux ; c'est pas vrai... Ils sont vite abattus, c'est tout !
Dans ce monde, l'on n'a que la terreur pour se défendre contre l'angoisse.
Quand on est petit, on peut se contenter de peu.
Quand on te loue, n'oublie pas de te juger toi-même.
On peut agir sur la télé, sur le gouvernement ; on reste impuissant devant l'âme.
Si on pouvait se nommer, si on savait se présenter dans l'évidence de son sexe, dans la certitude de son être, on n'écrirait pas, il n'y aurait pas d'histoire, pas de sujet, pas d'objet.
A-t-on jamais vu l'hyène refuser de la viande ? L'a-t-on jamais vue l'offrir ?
C'est ainsi, on ne tire pas sur son passé. Selon qu'on est le fils d'un garde-barrière ou d'une duchesse, quand on se penche sur l'histoire qu'on a vécue, on entend siffler des trains ou sonner des cors de chasse !
Sur cent milliardaires, il y a quatre-vingt-dix-neuf fripouilles. Quant au centième, si on remonte son passé, il est pas blanc.
On transmet son sang, on ne transmet pas son génie.
Si on trouve de l'argent et des potes, et bien, on peut se lancer dans l'aventure. Rozier (réalisateur), c'est le côté artisanal du cinéma français et ce n'est pas un défaut.
Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. [...] ► Lire la suite
J'oublie que le temps ne fait que passer, il ne s'arrête pas, on le reconnaît seulement après, aux traces qu'il laisse.
Tant crie-t-on Noël qu'il vient.
On ne tombe pas amoureux tous les jours ! Cela peut n'arriver qu'une seule fois dans la vie.
Cadavre : On peut certes le mettre en boite sans risquer de le vexer.
Si on veut vivre, il faut prendre des risques.
Le problème avec les gens qui n'ont pas de vices, c'est qu'en général on peut être sûr qu'ils vont avoir des vertus plutôt ennuyeuses.
La célébrité télévisuelle est vulgaire, sans prestige, elle repose sur la familiarité. Si on est "dans" la télé, on est célébre. Monsieur météo n'est-il pas le roi de l'Audimat ?
La richesse est un vin qui nous altère ; plus on boit, plus on a soif.
On veut, mais on ne peut pas. Est-ce le fait de pouvoir qui nous force à vouloir ou l'inverse ?
On peut violer les lois sans qu'elles crient.
On sent que les loups ce sont des bêtes avec lesquelles on peut s'entendre, sinon avec des paroles en tout cas avec des coups de fusil.
Il ne faut pas beaucoup d'esprit pour montrer ce qu'on sait ; mais il en faut infiniment pour enseigner ce qu'on ignore.
Tant chauffe-t-on le fer qu'il rougit.
A l'oeuvre on connaît l'ouvrier.
On ne choisit pas plus son esprit que son visage. On ne s'attache pas moins à l'un qu'à l'autre.
Le lit, c'est là où commence et finit l'humanité, c'est là où l'on s'aime, où l'on souffre, où l'on refait sa force et où l'on meurt.
La vraie souffrance, c'est ce qui nous emporte, pas ce qu'on emporte.
L'emballage d'un écrivain qui a réussi, c'est sa légende, les anecdotes qu'on raconte à son sujet, les mots d'esprit qu'on lui attribue... même sans jamais l'avoir lu.
On reconnaît l'auteur dramatique autant aux scènes qu'il écrit qu'aux scènes qu'il évite d'écrire.
Divorcer parce qu'on n'est plus amoureuse est aussi stupide que de se marier parce qu'on l'est.
Lorsqu'on veut empêcher les horreurs d'une révolution, il faut la vouloir et la faire soi-même.
En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.
Quand on est pris par la passion, il faut essayer de lutter, mais pas trop.
Pourquoi confie-t-on toujours ce que l'on porte de plus intime à des inconnus ?
Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.
Je bazarde les enfants à l'école neuf jours sur dix. Je n'ai à les supporter que trois jours par mois à la maison ; ce n'est pas la mer à boire. On les fourre dans le salon et on appuie [...] ► Lire la suite
On s'oublie soi-même lorsqu'on s'endort. Et au réveil on se souvient de soi.
C'est quand on se pose la question de ses propres limites qu'on n'arrive pas à les dépasser.
De la provocation je crois qu'on en a besoin pour sortir un peu de la masse.
Le sens de soi, et la façon dont on l'associe, est peut-être le cadeau le plus précieux et poétique dans l'arsenal de sa vie et de son métier.