- Et bien moi, je te crois... - Oh oui c'est vrai ? - Oui, bien sûr, j'vous ai pas dit qu'on avait joué au ballon dans le placard de la salle de bain.
Quand on a pris l'habitude de brûler au feu de la politique, si le foyer s'éteint, on reste infirme.
Le bien de la fortune est un bien périssable ; Quand on bâtit sur elle on bâtit sur le sable.
Les femmes, on les flatte à vingt ans, on les abandonne à quarante.
Rarement, à courir le monde, On devient un homme de bien.
Quand on part, on se sauve toujours de quelque chose. Tant qu'on peut faire face on reste.
On s'irrite moins en fonction de l'offense reçue qu'en raison de l'idée qu'on s'est formée de soi.
On ne sait jamais l'étendue du tort que l'on fait.
Penses-tu qu'on peut vivre sans croire ? - Oui. A condition de vivre pour quelqu'un.
Tout le monde peut s'intituler critique, et d'autant plus facilement que l'on n'y connaît rien.
C'est toujours les mêmes qu'on cite, pas étonnant qu'ils soient connus.
Ce qui compte, c'est le moment de la petite phrase. On pourrait presque... C'est bon, la vie au conditionnel, comme autrefois, dans les jeux enfantins: "On aurait dit que tu serais..." Une vie inventée, qui prend à contre-pied les certitudes.
Ce qui caractérise l'enfer, c'est qu'on y distingue tout, avec la dernière netteté, et ce, au milieu d'une nuit d'encre.
Tout ce que l'on sait peut servir dans tout ce que l'on fait.
A partir d'un certain âge, on est moins un homme d'influence en raison du poste qu'on occupe qu'en raison des postes occupés par des amis de jeunesse.
Quand donc pourra-t-on dire : "Hommes, le mal n'est plus !"
Se marier c'est être aussi bien avec elle que si on était tout seul.
Dans la marine on ne fait pas grand-chose mais on le fait de bonne heure.
On n'est seul que par comparaison.
Peu de richesses bien ménagées durent longtemps ; mais, de grands trésors ne sont pas de durée lorsqu'on les prodigue.
Peut-on penser la science ? Une science de la science est-elle possible ?
En voyant quelquefois les friponneries des petits et les brigandages des hommes en place, on est tenté de regarder la société comme un bois rempli de voleurs, dont les plus dangereux sont les archers, préposés pour arrêter les autres.
Quel est donc cet instinct moral qui apprend à l'homme sans éducation, que la récompense de ces actions est dans le coeur de celui qui les a faites ? Il semble qu'en nous les payant, on nous les ôte.
J'ai toujours senti le besoin de dénoncer avec mes photos, les injustices que l'on rencontre.
Un rêve est une chose bien étrange... On peut le voir comme le pari du courageux ou bien comme la fuite du lâche.
La lecture a été quelque chose de magique pour moi. Il faut une vraie magie pour envisager un autre monde et essayer de le comprendre. Et une fois qu'on l'a compris, le changer.
Le problème avec les gens qui n'ont pas de vices, c'est qu'en général on peut être sûr qu'ils vont avoir des vertus plutôt ennuyeuses.
On comptait. Même si ce n'était que les uns pour les autres.
Combien de siècles faudra-t-il encore, avant qu'une nouvelle génération d'Amazones finisse par comprendre qu'un homme n'est vulnérable que si l'on touche à son orgueil ?
L'entreprise autobiographique entraîne de grandes inexactitudes puisque l'on pèche souvent par omission, volontairement ou non.
Pour être acteur aujourd'hui, on n'est pas obligé d'être mince et beau, et c'est formidable.
On ne dévore pas un bon livre, c'est plutôt dans son ventre que vous risquez de finir
On naît. On meurt. C'est mieux si entre les deux on a fait quelque chose.
Dans l'extrême jeunesse, l'on est trop enclin, comme les femmes, à croire que les larmes dédommagent de tout.
Le plus intolérable serait un Dieu tel qu'on le souhaite.
Jamais on n'a tant parlé de l'avenir que depuis qu'on ne sait même plus s'il y aura un avenir.
Dire qu'on aime n'avance à rien.
On ne peut pas réparer la chair qui a été blessée, on ne se console pas de l'absence de nos morts.
Ce n'est pas parce qu'on ne sait pas parler d'amour, qu'il faut se taire.
La bonté, cela existe, et la preuve est qu'on en rit.
Onze ans, on questionne tout, les réponses n'arrivent pas à hauteur des doutes.
Il ne faut pas avoir trop faim pour bien manger, car, dès qu'on se met à table, on n'a plus faim. De même il ne faut pas se sentir trop passionné quand on veut écrire.
Ce qui est dommage avec les dictionnaires, c'est que quand on en a lu un, on les a tous lus.
Oser encore recourir à l'espoir.Oser encore porter l'instant et le rendre à lui-même.Répondre quel qu'il soit au baiser de la terre,vouloir ce plus loin dont on ne sait le nom.
Il ne faut jamais avoir pénétré dans un asile pour ne pas savoir qu'on y fait les fous tout comme dans les maisons de correction on fait les bandits.
Le succès représente le 1% de votre travail qui résulte des 99% qu'on appelle l'échec.
J'ai grandi très vite, vous savez. On m'a exploité. On exigeait beaucoup de moi. (...) Cela m'a sans doute un peu bousillé.
Un pays où on peut se moquer des politiques, des religions, des races et des sexualités est mieux armé qu'un autre contre l'extrême droite.
Les années tombent. A partir de quarante ans, on dirait un bombardement.
On dit d'un politicien qu'il réussit une belle carrière quand le nombre de ses arrivées ratées est inférieur à celui de ses faux départs.