La vision que l'on a de soi est toujours approximative : même si l'on a plus ou moins apprivoisé son physique, même si l'on veut bien se reconnaître quelques défauts et quelques qualités.
La moisson. On tond la terre comme une brebis.
L'enfant veut apprendre à vivre, il a besoin de connaître et d'agir ; c'est pour cela qu'il observe et qu'il compare ; ses facultés tendent naturellement à se fortifier et à s'étendre : plus on le laissera s'en servir, plus [...] ► Lire la suite
Je suis prêt à un débat public, mais dès que j'ouvre la bouche, on me coupe la parole.
Il 15 jours je l'ai fait au cinéma.On a le droit de baiser bordel.
La meilleure chose sur le fait d'être célèbre, c'est que l'on puisse voyager. J'ai toujours voulu traverser les mers, comme pour aller au Canada et tout ça.
On n'est pas des porteurs de messages. On est simplement des clowns, des saltimbanques (...). L'humour est un langage que j'ai toujours aimé. Notre ressort est de dénoncer la bêtise en faisant rire.
Les films appartiennent plus aux acteurs qu'on ne le croit.
Peut-on vraiment être à la fois adepte du DOS et catholique traditionaliste ? Par ailleurs, Céline aurait-il écrit avec Word, Wordperfect ou Wordstar ? Enfin, Descartes aurait-il programmé en Pascal ?
Lycée. 1/ Ecole antique où l'on s'entretenait de philosophie. 2/ Ecole moderne où l'on discute de football.
Celui qui ouvre une prison doit savoir qu'on ne la fermera plus.
Les hommes ne vous trouvent sages que lorsqu'on partage ou qu'on approuve leur folie.
Les poèmes se font à peu près comme les canons : on prend un trou, et on met quelque chose autour.
Comme on fait son âme on se couche dans les mots.
C'est rare qu'on se sente heureux. C'est encore plus rare qu'on se sache heureux.
C'est leur apanage aux guerres d'amener sur le devant de la scène ce qui se tenait caché en coulisses, qu'on ne voit pas d'ordinaire, le mettre sous les projecteurs.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Comment réussit-on à installer une pancarte "Défense de marcher sur le gazon ?"
Beefteak caché : Quand on réussit à le retrouver, un beefteak caché est très bon à manger.
On ne peut faire une connerie et dans la foulée prétendre qu'on la regrette.
On ne possède pas les autre. On ne détient jamais le secret des autres avec soi.
- Ce soir, on tue Katerine. - Tu ne la tueras pas. - Eh oh, le modèle de vertu, tu la ferme ! - C'est moi qui le ferai.
On ne peut expliquer un paradoxe, non plus qu'un éternuement. D'ailleurs, le paradoxe n'est-il pas un éternuement de l'esprit ?
On sent que les loups ce sont des bêtes avec lesquelles on peut s'entendre, sinon avec des paroles en tout cas avec des coups de fusil.
Il est odieux de défendre et risible d'attaquer une société dont on profite.
Dès qu'on cesse de s'agiter, les gens concluent qu'on est déprimé.
Par le silence on atteint ses demeures. Mais celui qui prend, celui qui donne perd ses demeures.
La mort est la chose la plus simple qui soit si on évite de philosopher à son sujet.
L'abondance des programmes est-elle un progrès ? On pourrait répondre : évidemment ! Dans une optique de pure consommation plus il y en a mieux on se porte.
Je crois que pour vivre vieux, il faut se résoudre à ne jamais faire debout quelque chose que l'on peut faire assis et à ne jamais faire assis quelque chose que l'on peut faire couché.
Tôt ou tard, tous les présidents ont à prendre des décisions difficiles, et impopulaires, du moins à court terme. Mais étant donné les enjeux, on doit faire ce qui est juste, et espérer qu'un jour le vent de la politique sera de nouveau favorable. C'est notre devoir.
Plus on étudie l'homme, plus on connaît que l'orgueil est sa passion dominante, et qu'il affecte la grandeur jusque dans la plus triste misère.
On fait une certaine concession sur le plan du lisible, parce qu'on veut faire passer des choses qui vous paraissent importantes.
Ce n'est pas parce qu'on est prudent qu'on a peur.
L'intelligence est un don, il n'y a que la façon dont on s'en sert qui ne l'est pas.
Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu'une seule stratégie, celle de la protection maximum.
On n'aime véritablement qu'en devenant meilleur ; et devenir meilleur, c'est devenir plus sage.
Je pense que c'est un crime de dire qu'on s'ennuie quand le temps est précieux et qu'il y a tant de choses à faire dans la vie: lire, apprendre, regarder.
Comment pourrait-on mesurer le travail, le bonheur, la vie, si l'on pouvait ramasser l'or à la pelle, comme de l'argile?
Plus on change, plus on a de chance de se tromper.
- Je m'apprête à briser le tabou du mot en F... à l'antenne d'une radio britannique. Fffffffaudrais d'abord mettre un p'tit morceau de musique. - Le gouvernement nous hais. Si tu fais ça, tu nous condamnes. Un jour on pourra [...] ► Lire la suite
On s'instruit en voyageant. Mais, d'un autre côté, l'on n'apprend jamais que ce que l'on sait déjà.
Tango : on ne voit que des figures qui s'ennuient et des derrières qui s'amusent.
Le bien de la fortune est un bien périssable ; Quand on bâtit sur elle on bâtit sur le sable.
Il en est des hommes de lettres comme des politiciens ; il est de leur intérêt que l'on parle d'eux, même en mal.
L'on croit se libérer (et de quoi ?) en écrivant et à écrire, on s'emprisonne. L'on crée des personnages qui nous enchaînent et l'on a peur de revivre leur destinée.
Il en est des bêtes comme des hommes, on ne peut pas en aimer plusieurs.
On n'échappe au désir que pour être repris par le désir.
Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l'on va.
Tout le monde peut s'intituler critique, et d'autant plus facilement que l'on n'y connaît rien.