On devient moral dès qu'on est malheureux.
Et souvent, c'est l'effet des caprices du sort, Qu'au milieu des écueils on rencontre le port.
A force de traîner un espoir, on finit par l'user.
On est tous un peu écrivains, et on a tous commencé quelque chose qu'on ne finit jamais.
On n'est que plus près du danger, Quand on croit n'avoir rien à craindre.
L'amour c'est généreux, calme et détendu. Quelquefois cela dure, et quelquefois cela passe, mais au fond cela n'est jamais aussi grave qu'on le pense et il est très prétentieux de vouloir enfermer un homme et une femme dans un sentiment éternel.
On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas.
On peut donner vie aux problèmes rien qu'en y pensant.
Quand ils vous connaissent, les gens ont l'impression qu'on les connaît.
A quoi sert d'aller dans la lune, à quoi bon dompter l'espace, si l'on ne sait pas dompter le temps ?
Quand le fait qu'on rencontre ne s'accorde pas avec une théorie régnante il faut accepter le fait et abandonner la théorie.
Aux mots, à leur accent, aux choses,Aux mille questions que l'on pose.Au lourd silence inopportun,Aux rêves qui fuient un à un ;
Construire Oracle, c'est comme faire des énigmes mathématiques quand on était enfant.
Avant, les mecs qui mettaient de l'argent de côté, on disait : "c'est des avares !". Maintenant, c'est des phénomènes.
Il y a des familles où tout ce qui touche à la sexualité est considéré comme sale ou défendu. On ne sait plus alors si on est un enfant de l'amour ou un enfant de la FAUTE.
Dans une cité comme la mienne, on intègre vite le sentiment d'être des Français de seconde zone.
Le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
On est plus fort qu'un concurrent dès qu'on a deviné ses intentions.
Quand on peut user de violence, il n'est nul besoin de procès.
La douceur de la gloire est si grande, qu'à quelque chose qu'on l'attache, même à la mort, on l'aime.
Quand on ne veut pas être faible, il faut souvent être ingrat.
Le malheur a un bord et un fond. On attend que nous soyons au fond pour nous demander comment nous sommes arrivés au bord.
Notre âme est ce qui importe le plus. Cependant, c'est net, on s'aperçoit qu'on a un estomac bien avant de se douter qu'on a une âme.
En parlant, on ne change jamais l'opinion des autres, on change quelquefois la sienne.
On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que soit vrai, il faut qu'il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout.
De toutes les douleurs, on ne peut faire qu'une mort.
On devrait avoir la sagesse de rejeter les idéologies qui ne procurent pas ipso facto félicité et allégresse.
C'est un crime que d'être névrosée, quand on y ajoute l'insolence.
On fabrique des histoires pour les enfants car il faut bien qu'ils nous excusent de les avoir mis dans un monde si laid...
Aussi intelligent qu'on soit, on passe une bonne partie de la journée a être idiot.
Ce qu'il y a de plus pénible dans l'écriture : la sécheresse, l'intervalle entre deux livres, comme un hiatus dans sa propre durée intérieure. On se croirait en suspens.
On connaît son avenir tout autant que son passé, mais on préfère vivre comme si on ne connaissait ni l'un ni l'autre.
C'est nécessaire, un sourire, lorsqu'on se croit tout seul.
Le marketing est une sorte de sociologie vénale, d'ethnologie de bazar dont le but est de savoir de quoi vous n'avez pas besoin et que l'on pourrait quand même vous vendre.
Les larmes ne sécheraient jamais si l'on n'oubliait pas les morts.
Le timbre de la voix nourrit l'imagination. La voix, c'est le début de l'intimité, on habille mieux l'image qu'on s'est fabriquée.
On peut battre une femme quand il n'y a pas d'autre moyen de la faire taire.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
Quand on n'a pas souffert, on ne sait rien encore.
On fait avec le vieux parent comme on a fait avec ses enfants. On fait ce qu'on sait faire. On devient tyrannique.
Parfois on se fait la guerre parce qu'on s'est aimé plus qu'on aurait dû.
Plus on élargit son champ de vision, plus on comprend les êtres et les choses, et plus on devient indulgent.
La meilleure chose qu'on puisse faire pour améliorer le monde, c'est s'améliorer soi-même.
Dans les déclarations de sportifs, c'est comme dans les déclarations d'hommes politiques : la franchise ne consiste pas à dire ce qu'on pense, mais à penser ce qu'on dit.
On n'aime bien que les femmes qu'on n'a pas eues.
Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger.
On ne réalise vraiment qu'une femme contient de la dynamite que le jour où on la laisse tomber.
On ne prend pas une femme par le raisonnement. On ne la prend pas par la prière. On la prend.
Le Capital mourrait si, tous les matins, on ne graissait pas les rouages de ses machines avec de l'huile d'homme.
On voit dans le coeur des femmes par des trous qu'on fait à leur amour-propre.