On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
Pourquoi des êtres exposés à des grossesses, et à des indispositions passagères, ne pourraient-ils exercer des droits dont on n'a jamais imaginé de priver les gens qui ont la goutte tous les hivers, et qui s'enrhument aisément ?
On m'a demandé dernièrement si le tennis est propre ou non. Je ne sais plus comment vous jugez si un sport est propre. Si un joueur sur 100 se dope, à mes yeux ce n'est pas un sport propre.
Quand on met le vêtement d'académicien, il se passe quelque chose...
Maternité : on y voit le jour la nuit.
Mes vers ont le sens qu'on leur prête !
Quand on a de l'argent, on a tout avec, aux yeux du monde.
On aime point à voir ceux à qui l'on doit tant.
Il semble que l'amour ne cherche pas les perfections réelles ; on dirait qu'il les craint. Il n'aime que celles qu'il crée, qu'il suppose ; il ressemble à ces rois qui ne reconnaissent de grandeurs que celles qu'ils ont faites.
L'amour restait la seule chose en laquelle on puisse encore, peut-être, avoir foi.
N'ayez pas peur de faire un grand pas s'il le faut. On ne peut pas franchir un gouffre en deux petits sauts.
Je ne comprends toujours pas pourquoi on félicite et récompense ceux qui ont des beaux enfants, comme si c'était leur faute. Pourquoi, alors, ne pas punir et mettre des amendes à ceux qui ont des enfants handicapés ?
Pourquoi ne fait-on l'effort de comprendre les autres que lorsqu'ils ne nous gênent plus ? Elle avait tout pour me fournir l'amour qui remplit une vie et nourrit une oeuvre. Mais j'ai cherché ailleurs pour me croire libre.
On devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
On regrette seulement, au matin,Que les meilleures choses aient une fin.
Si on accordait moins d'importance à la propriété privée, il y aurait moins de raisons de la protéger.
Je ne pense pas par moi-même. Je fais simplement ce qu'on me dicte, comme toujours.
L'amitié, c'est comme la fraternité : Quelque chose de commun dont on se passe aisément.
Depuis le début je ne pensais qu'à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c'était une mascarade. La dernière semaine [de campagne avant le premier tour] a été un cauchemar. J'avais peur à chaque meeting. J'ai vécu cette campagne de manière dissociée.
C'est important quand on est peintre ou danseur, ou bien quand l'on représente l'art pour lequel on se passionne, de bien le représenter.
Si l'on veut faire un programme qui marche à 20h30 sur une chaîne privée, il y a quand même peu de chance qu'on y parle de choses intéressantes.
J'aimerais bien faire un duo avec Stromae parce qu'on a dit, à tort, que c'est le nouveau Brel. Il n'y a pas de nouveau Brel. [...] Il y a Stromae, c'est très bien!
On ne peut s'empêcher de trouver sans cesse la violence fascinante.
Quand on choisit d'aimer quelqu'un, on accepte d'être inquiet.
Dans le monde d'autrefois, on s'efforçait de comprendre ; dans le nôtre, on veut savoir.
Aux nouveaux riches : quand on vous reproche une faute de français, répondez que c'est un latinisme.
Le devoir : aimer ce que l'on se prescrit à soi-même.
On ne réussit qu'en étant soi-même, pas en imitant les autres.
On devient cinéaste quand on croise son propre regard avec le regard des autres.
Les obstacles paraissent d'autant plus insurmontables que l'on est petit.
Rien n'est petit de ce qu'on accomplit en y mettant son coeur.
Qu'on dise tout ce qu'on voudra des malheurs de l'amour, ils sont charmants.
On ne peut être indépendant de Dieu que pendant qu'on a la jeunesse et la prospérité.
C'est a travers les mots, entre les mots, qu'on voit et qu'on entend.
On ne conçoit pas mieux la propriété lumineuse des corps, après l'avoir attribuée à leur faculté incompréhensible de lancer un fluide fictif, ou de faire vibrer un éther imaginaire.
Quand on ne travaille pas, non seulement on ne gagne rien, mais on dépense plus.
Il y a un acteur dans chaque avocat. C'est par le prisme de ce que l'on est, de notre histoire, que l'on va chercher de l'émotion. Mais nous, on ne peut pas refaire la prise. Et surtout, au cinéma, personne ne joue sa peau : la différence est abyssale.
On n'a rien compris à la maladie, tant qu'on n'a pas reconnu son étrange ressemblance avec la guerre et l'amour : ses compromis, ses feintes, ses exigences, ce bizarre et unique amalgame produit par le mélange d'un tempérament et d'un mal.
On est p'tet dans les mêmes bacs mais on a pas l'même coup d'crayon.
L'être humain, en général, dans la vie, réacte. On réacte, c'est à dire qu'on fait ce qu'on est supposé faire. Travailler, manger... J'm'excuse de l'expression; chier, mais je trouve qu'un être humain doit créer.
On n'entre jamais seul à l'Académie française. On y entre avec les ombres chères de ceux qui ne sont plus.
Le tabac est une plante assez prisée qui ne manque pas de chique mais qu'on prend assez souvent à la blague.
Air vicié : air que l'on respire dans les maisons closes.
Au lieu de s'apitoyer sur les hommes on ferait mieux de les aider.
Ma femme me dit toujours que je suis un acteur exécrable, car dans mon répertoire je n'ai pas le « visage de poker ». On devine tout de suite ce que je pense ou ce que je ressens. Ma voix également me trahit : lorsque j'essaye de mentir au téléphone, elle me traite d'incapable.
Mais on regrette toujours pour rien, étant donné qu'on ne peut regretter qu'après.
On peut diviser les preuves d'un crime en preuves parfaites et imparfaites. J'appelle parfaites celles qui excluent la possibilité que tel individu ne soit pas coupable, et imparfaites celles qui ne l'excluent pas.
On peut rendre son affection jamais on ne rend son estime.
Les hommes ne vous trouvent sage que lorsque l'on partage ou qu'on approuve leur folie.
On ne choisit pas, on est choisi.