La vie est un procès judiciaire : peu importe qui on est et ce qu'on fait, on perd toujours.
Le bonheur qu'on veut avoir gâte celui qu'on a déjà.
On croit pardonner, et ce n'est que faiblesse.
On craint l'intelligence de certains fous.
On s'aperçoit qu'on ne devient vraiment soi-même qu'en cessant de n'être que pour soi.
Vous savez, perdre plusieurs millions d'euros en quelques minutes, c'est une expérience que je ne souhaite à personne. Vous savez, on voit sa vie défiler : première ouverture de compte, premier transfert en Suisse, premier milliard. Je me souviens avoir été ému comme un gosse pour mon premier milliard, et puis après... on s'y habitue.
En relisant mes journaux, il me semble flagrant qu'on ne change pas. Ce que je suis à 12 ans, je le suis encore aujourd'hui. Le manque de confiance, la jalousie, mon envie de plaire. Je comprends mieux pourquoi mes amours n'ont pas résisté...
On vit avec l'idée qu'il peut se passer quelque chose de grave. On prend les transports en commun, on se met en terrasse pour fumer une clope, on va voir un concert. On va danser. Et on sait désormais que parfois, on ne reviendra jamais chez soi.
L'idée est de peu : la volonté est tout. Des idées ? On en trouve tant qu'on en veut, plus qu'on en veut. En France, tout le monde en crée, en transporte, en offre à qui en a besoin et à qui n'en a cure. Des volontés, depuis Diogène, on en a pas trouvé beaucoup.
Il y a des métiers où s'impliquer intimement dans les situations auxquelles on est mêlé, c'est la meilleure façon de courir à sa perte. L'objectivité est la règle d'or.
On ne peut pas être préparé à quelque chose tout en croyant secrètement que cela n'arrivera pas.
On me parle de tout, sauf de mon métier !
Ce ne sont pas les richesses qui font le bonheur, mais l'usage qu'on en fait.
On meurt dans l'état précis où on est né : avec des mains faites pour saisir et incapables de serrer.
L'amour, c'est quand on n'a pas tout de suite ce que on désire.
Eve a péché, pourquoi ? Parce qu'on la flatta ; Exemple que depuis mainte femme imita.
La société serait une chose charmante, si l'on s'intéressait les uns aux autres.
On a beau ne pas vivre, on prend quand même de l'âge.
Les différences de classe pourraient fort bien remplacer celles de couleur dans ce qu'on est en train de faire de la liberté.
En jouant un rôle, il arrive qu'on se trouve soi-même.
Quand on dit à la rigueur, on est déjà sur le chemin des capitulations.
On a toujours assez de temps pour tout quand on sait bien le ménager.
J'habite en Suisse et je trouve déplorable que l'on dise "Ah oui, il est parti en Suisse".
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
Si l'on ne souffrait pas de temps en temps, le bonheur ne serait plus supportable.
A trop admirer les vertus des autres on peut perdre le sens des siennes propres tant et si bien qu'en ne les exerçant plus, on les oublie complètement sans recevoir pour autant celles des autres en compensation.
Il savait prononcer le mot "succulent" de telle manière qu'en l'entendant on avait l'impression de mordre dans une pêche mûre.
La violence, c'est quand même terriblement graphique. Il y a dedans une énergie cinégénique incroyable. On entre dans le domaine de la métaphore, du symbole.
- On n'a plus d'idées. On n'a plus que des besoins. - Enfin, on est devenus adultes !
Au-dessus de quarante ans, on est tous du même âge.
Croire en Dieu, c'est comme continuer à extraire des combustibles fossiles. Tout le monde sait que ce n'est pas tenable à long terme, mais on a trop investi pour s'arrêter !
On ne peut pas vivre le doigt perpétuellement sur son pouls.
L'armée est une école qui rend le ladre généreux et le généreux prodigue, et si l'on trouve des soldats avares, ils sont comme les monstres : une chose fort rare.
Ca tient, les options politiques, l'engagement dans un sens, dans l'autre, parfois du hasard. On était tel jour, tel endroit... On a rencontré celui-là plutôt que celui-ci, et tout est joué.
Ce n'est pas en changeant le nom du gibier qu'on modifie l'instinct du chasseur.
Un texte dont on escompte une acceptation universelle peut à l'évidence difficilement satisfaire les exigences de tous les droits constitutionnels
Être célèbre n'est pas quelque chose qui me donnerait l'impression d'avoir réussi - à moins que l'on ne s'efforce d'atteindre la médiocrité.
Ne juge point, afin qu'on ne puisse te juger.
On éprouve le besoin d'aimer avant d'aimer quelqu'un.
L'expérience fait l'art, l'inexpérience la fortune. On fait des découvertes en cherchant et des trouvailles par hasard.
On ne perd jamais que d'une voix, et cette voix fait le tout.
On fait des films pour la même raison qu'on entreprend des voyages.
Il faut et il suffit, pour qu'il y ait souveraineté, que soit effectivement présente une certaine volonté radicale qui fait qu'on veut vivre même lorsqu'on ne le peut pas sans la volonté d'un autre.
Quand on n'a pas le moyen de se payer des voyages, il faut y suppléer par l'imagination.
C'est le "presque" qui compte, et le conditionnel. Sur le coup, ça semble une folie. On est tout juste au début de mars, la semaine n'a été que pluie, vent et giboulées. Et puis voilà. Depuis le matin, le soleil est venu avec une intensité mate, une force tranquille.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition ; c'est par la vigilance du magistrat et par cette sévérité inflexible, qui n'est une vertu dans le juge qu'autant que la législation est douce.
Vous avez déjà flairé un livre neuf ? La reliure, les pages, les caractères... C'est comme l'odeur du pain frais quand on a faim.
On ne bâtit pas sur du vent.[...] Nous avons, une fois pour toutes, écarté les nuées et les chimères pour lier définitivement notre avenir à celui de l'oeuvre française dans ce pays.
La pauvreté est une vertu qu'on peut s'inculquer.
Comment se fait-il que, sous le despotisme le plus affreux, on puisse se résoudre à se reproduire? C'est que la nature a ses lois plus douces, mais plus impérieuses que celles des tyrans; c'est que l'enfant sourit à sa mère sous Domitien comme sous Titus.