Il existe un havre où l'on peut toujours savourer une relation authentique : le coin du feu chez un ami auprès duquel on peut se défaire de ses petites vanités et trouver chaleur et compréhension.
Pour voir qu'il fait noir, on n'a pas besoin d'être une lumière.
Plus on constate qu'on n'est pas comme tout le monde, plus on veut être comme tout le monde.
On peut voir de bien des façons. On peut être aveugle de bien des façons.
C'est pas parce qu'on demande rien qu'on sait tout.
Quand on ne sait rien, on peut tout de même trouver des choses, avec de l'imagination.
Le socialisme est pour eux tous l'expression de la vérité, de la raison et de la justice absolues, et il suffit qu'on le découvre pour qu'il conquière le monde par la vertu de sa propre force; comme la vérité absolue [...] ► Lire la suite
Je ne connais point d'autre bonheur que de vivre indépendant avec ceux qu'on aime.
Les mauvais souvenirs vous poursuivent sans que l'on ait besoin de les emporter avec soi.
On n'arrive jamais à oublier lorsqu'on pense à oublier.
Quel dommage qu'on ne puisse pas avoir un amant sans tromper son mari.
Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur.
On appelle miracle quand Dieu bat ses records.
Il y a deux sortes de passions : les passions que nous avons et les passions qui nous ont. On triomphe quelquefois des premières.
L'amour est une lutte contre la partie de soi-même que l'on voit réfléchie dans l'autre.
Dans toute idée, il faut chercher à qui elle va et de qui elle vient ; alors seulement on comprend son efficacité.
On passe sa vie à romancer les motifs et à simplifier les faits.
On ne manque de rien quand on n'aime rien.
La vanité de faire savoir qu'on vous a confié un secret est généralement l'un des motifs principaux de sa divulgation.
Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant : on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.
Quand on rencontre un homme, un sourire vaut trois parts de bonheur.
Les animaux sont un peu comme les gens : il y en a des cons et des géniaux. Quoiqu'il en soit, aucune raison de les persécuter comme on le fait.
On a beau chercher, on ne trouve jamais que soi-même.
Il faut avoir vis-à-vis de l'oeuvre que l'on écoute, que l'on interprète ou que l'on compose, un respect profond devant l'existence même. Comme si c'était une question de vie ou de mort.
On dit le malaise des banlieues. Mais si c'étaient les banlieues, le malaise.
Et si on créait une fabrique d'enfants en peluche pour les ours ?
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
Ce n'est pas parce qu'on ne voit rien qu'il faut fermer les yeux.
On ne fonde pas le mariage sur « l'amour », on le fonde sur l'instinct de l'espèce, sur l'instinct de propriété (la femme et les enfants étant des propriétés), sur l'instinct de la domination qui sans cesse s'organise dans la famille en petite souveraineté.
On se veut, puis un jour on s'en veut : c'est l'amour.
En vieillissant, elle avait gagné ce qu'on pourrait appeler la beauté de la bonté.
Il n'est rien de si beau que la sincérité. Mais souvent ce qu'on croit n'est pas la vérité.
Quand on suit une mauvaise route, plus on marche vite, plus on s'égare.
Avoir conscience qu'on fait une bêtise et la faire tout de même, c'est une volupté !
La jeunesse se passe à faire croire qu'on est un homme. L'âge adulte à faire croire qu'on est heureux quand on ne l'est pas. La vieillesse à faire croire qu'on n'est pas gâteux quand on l'est.
Les gens veulent qu'on fasse leur bonheur ou leur malheur, mais surtout pas qu'on se désintéresse de leur sort.
Au confessionnal, quand un prêtre insiste, on est fondé à se demander si c'est pour la vérité ou pour le plaisir.
Que la terre est petite quand on la voit des cieux.
Le hasard fait parfois singulièrement les choses - exprès, dirait-on, pour nous empoisonner l'existence.
J'aime qu'on m'aime comme je m'aime !
En réalité, on sait seulement quand on sait peu. Avec le savoir augmente le doute.
On désire férocement la liberté, mais c'est presque toujours pour aller vers d'autres contraintes.
On prend un grain de poussière et la vaste terre toute entière y réside ; et l'univers fleurit avec elle.
Peut-on justifier un capitalisme qui s'est développé sur la base de l'esclavage de masse ?
Vain veut dire vide ; ainsi la vanité est si misérable qu'on ne peut guère lui dire pis que son nom. Elle se donne elle-même pour ce qu'elle est.
Ce n'est jamais quand on croit être en état de séduction qu'on séduit.
La capacité humaine à supporter les épreuves ressemble au bambou ; beaucoup plus souple qu'on ne le croirait jamais à première vue.
On voit toujours quand je suis saoul, on ne voit jamais quand j'ai soif.
On ne comprend pas tout, on ne maîtrise pas tout, il y a du mystère dans l'acte de peindre, de dessiner.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.