Quand on a rien à faire, regarder ce qui se passe dans la rue est le dernier espoir.
Les nouveaux débuts, comme les nouveaux pays, donnent toujours le sentiment qu'on est perdu, qu'on est dans le noir.
Sa vraie famille, on la rencontre le long du chemin.
Comprendre ne peut être qu'une longue construction ; dire que l'on n'a pas compris, c'est faire preuve d'une vive intelligence. Comprendre qu'on n'a pas compris, c'est ce qu'il y a de plus difficile à admettre.
Dans les casting on me reprochait mon physique, mon côté rital ! On m'a dit dit plusieurs fois que j'avais une sale gueule.
C'est très puissant de dire non. C'est la chose la plus puissante que l'on puisse dire."
On aurait tort d'être à moitié en vie, à moitié nous même.
Quand on se meurt, même d'amour, c'est toujours l'amour qui peut nous sauver.
Il vaut toujours mieux trouver de soi-même les choses qu'on trouverait dans les livres.
Ce mélange d'oubli et d'espérance qu'on appelle le bonheur.
On n'est pas forcément le père de quelqu'un mais on n'est jamais le fils de personne.
C'est dommage, quand même, d'avoir eu un passé. C'est comme si on nous avait gâché l'existence.
On crée pour l'éternité, même si elle se charge de démentir.
Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant : on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
Vous savez ce que c'est que la recherche : on part sur une question et on trouve en cours de route des faits qui vous en posent une autre.
On n'est heureux que par l'amour.
En fait, l'espoir est une condition de survie. Une condition de survie de l'espèce humaine. Sans espoir, on meurt.
On doit échapper à l'alternative du dehors et du dedans : il faut être aux frontières. La critique, c'est l'analyse des limites et la réflexion sur elles.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
On doit punir, non pour punir, mais pour prévenir.
On dit que le temps, c'est de l'argent, mais peu importe l'argent tant qu'on a le temps.
C'est avec les bonnes bourgeoises qu'on fait les meilleures grues.
Il y a certains chefs qu'on suit d'autant plus aveuglément qu'il faut être aveugle pour les suivre.
Croire, c'est laisser à Dieu le soin d'expliquer les actes que l'on pose.
Apprenez qu'un bon livre ne donne jamais ce qu'on peut attendre. Il doit vous hérisser de points d'interrogation.
On ne laisse pas un homme nous quitter... Il faut l'abandonner, c'est une volupté qui ne rate pas son effet.
On peut défaire n'importe quel bonheur par la mauvaise volonté.
Parfois, on trouve une grosse biche dans le piège tendu à des agoutis.
Quand on perd un objet précieux de la main gauche, on le confie à la main droite.
Un acteur, on peut lui faire faire n'importe quoi, alors, automatiquement, on a une idée de mépris.
Plus on est monté haut, plus on est descendu profond à l'intérieur de soi-même.
- Tu veux qu'on s'aime longtemps ? - C'est bien longtemps. C'est presque aussi bien que toujours et c'est moins prétentieux.
Comment diable peut-on dire pourquoi on aime les gens ? Ce serait comme de dire qu'on sait où va tomber la foudre.
Une phrase, c'est comme un vêtement. Il ne faut pas qu'elle gratte dans le dos, qu'elle gêne aux emmanchures ni qu'on s'y sente endimanché, ou tarte.
Nos morts ne sont jamais vraiment morts, jusqu'à ce qu'on les oublie.
L'amour que l'on peut mesurer est un amour bien pauvre.
Le monde est vaste et dur, pleins de rebondissements et on a tendance à cligner des yeux et à rater les instants essentiels.
À partir de la cinquantaine, je le dis comme je le pense, on n'est plus qu'un vieux cabot.
Ma femme est si maigre que quand elle avale une olive, on dirait qu'elle est enceinte.
Ecrire, ce n'est pas commenter ce que l'on croit savoir, mais chercher ce qu'on ne sait pas encore et ce que parler veut dire.
On ne construit pas une société forte sur des choix mous.
On aime s'endormir et non dormir ; on voudrait être mort, mais pas mourir.
La liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté.
Lorsque l'ivresse de l'amour est passée, on rit souvent des comparaisons qu'elle nous a fait faire.
Quand on a le ventre à terre, on n'est pas loin d'avoir les pieds au mur.
Compas. On voit juste quand on l'a dans l'oeil.
Chaque matin songer aux gens qu'on va cultiver, aux pots qu'il faut arroser.
Moins on est intelligent, plus on a de chance d'être romancier. Sinon, on écrit des thèses.
T'es différent des autres, on en a rien à foutre, alors tu te sens seul, seul, même dans la foule. Je sais que t'attend que quelque chose tombe du ciel mais y'a plus de chance que ce soit d'la foudre.