Arriver dans une prison que l'on connaît, c'est comme si l'on rentrait chez soi...
Peut-on survivre à la passion ? Quelle question ! Il faut se demander si on peut s'achever soi-même sans elle.
On ne peut traverser à gué un fleuve aux courants dangereux. Mais il est toujours possible d'y puiser pour étancher la soif.
Pendant longtemps, on n'a pas payé les députés. Depuis qu'on les paye, il ne paraît pas, tant s'en faut, qu'on obtienne une qualité supérieure.
Quand on est couronné, On a toujours le nez bien fait.
En art ce qui est important ce n'est pas les matériaux mais ce que l'on veut dire.
La vraie lecture commence quand on ne lit plus pour se distraire et se fuir, mais pour se trouver.
Au printemps de quoi rêvais-tu ?Vieux monde clos comme une orangeFaites que quelque chose changeEt l'on croisait des inconnusRiant aux anges, au printemps de quoi rêvais-tu ?
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
ll pleut des jours le jour en pleure,L'avril périt de ses parfums,Et comme lui les regrets meurent,Sait-on d'un mort s'il fut quelqu'un.
L'amour est un grand maître, ce qu'on ne fut jamais, il nous enseigne à l'être.
Dans la vie, ma chérie, on n'arrive à rien sans relations, et il n'y a rien de plus commode que les cocktails pour se faire des relations.
J'ai le meilleur cul que l'on puisse avoir à l'âge de 39 ans.
On est des sous-produits d'un mode de vie devenu une obsession.
Enfants de banlieue, on grandit dans la peur, celle qu'on inspire et celle qu'on éprouve.
En général, on apprend beaucoup des animaux avec lesquels on vit, même les poissons. Ils sont comme un miroir qui reflète les émotions et les comportements latents que nous n'osons voir.
Aucun cheval de course n'est capable de filer aussi vite que l'argent qu'on a mis sur lui.
Je voudrais qu'on rayât "politique", ce sale mot, du dictionnaire et que jamais plus on n'osât parler d'autre chose que de Vie publique.
L'amour, le bonheur, la justice... On essaie de donner des noms à des réalités qui nous échappent. L'amour, si ça existe, ça doit être simplement se trouver avec quelqu'un et se sentir bien.
Tous les pays se ressemblent quand on les regarde, avec les yeux de l'amour puisque tous les pays portent en eux, maintenant, la marque des hommes et du temps.
Les plaisirs s'épuisent à mesure qu'on les vit, et ils renaissent autrement sous une forme dont on n'aurait jamais pu soupçonner la douceur non plus que la richesse.
On ne fait pas d'élection avec des prières.
La crainte est utile quand elle est modérée et Dieu la permet afin qu'on ait recours à lui.
A-t-on jamais vu deux caïmans dans la même mare ? Deux hippopotames mâles dans la même rivière ?
L'Académie française a un grand avantage. Grâce à elle, quand on n'est plus quelqu'un, on est encore quelque chose.
Dis quelquefois la vérité, afin qu'on te croie quand tu mentiras.
- Je ne sais pas me servir d'une arme ! - Même principe qu'un appareil photo : on vise, on appuie.
Et jamais on n'a vu la timide innocence Passer subitement à l'extrême licence.
Que peut-on m'ordonner que mon bras n'accomplisse ?
Oui, on meurt tous de manière différente. Mais on naît tous de la même manière, nuance, étrange, non ?
Le beau geste, c'est celui qui est si absolument juste, si précis, si parfait, qu'on le croit facile, oubliant la somme de pratique, de connaissance et d'intuition dont il est le signe.
Dans décolonisation, il y a donc exigence d'une remise en cause intégrale de la question coloniale. Sa définition peut, si on veut la décrire avec précision, tenir dans la phrase bien connue: "les derniers seront les premiers." La décolonisation est [...] ► Lire la suite
L'enfant devant la télé donne dos à tout. C'est à son dos qu'on parle, et c'est son dos qui nous répond.
On m'a si souvent ramené à la raison, on m'a si souvent prévenu contre ma fantaisie que j'ai gardé rancune à la logique.
Toute morale est morte ! La crise est de morale aussi bien que d'argent. On décampe en hurlant du bateau qui naufrage. Il n'y a plus d'amis.
- Je voudrais que tout s'arrête maintenant et que ça reste comme ça pour toujours. - On dit que si on arrive a ralentir sa respiration, le temps se met à ralentir. C'est les hindous qui disent ça.
C'est carrément un psychopathe ! Mais... c'est un ami ! Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Parole d'homme riche : les pauvres, on a beau ne rien leur donner, ils n'arrêtent pas de demander.
Je pourrais faire un bon végétarien si l'on décrétait un jour que le bacon est un légume.
La carrière des lettres et des arts est plus que décevante ; le moment où l'on arrive est souvent celui où on ferait bien mieux de s'en aller.
On ne devrait jamais condamner un homme à mort parce que nous ne savons pas ce qu'est la mort.
C'est un très grand talent que de vendre des livres quand on n'a pas de talent.
On a l'impression quand on a atteint la quarantaine, qu'on n'a pas fait ce que l'on devait faire et qu'on n'a plus le temps de faire ce qu'on a à faire.
Comme la vie paraît simple quand on s'adapte à des modes prescrites sans chercher l'absolu qui ravage !
On doit apporter à ses enfants quelque chose qu'on est allé trouver seule et qu'on leur rapporte d'un monde dans lequel ils ne sont pas.
Le cocu, d'ordinaire, on le choie, on le gâte.
Remède. Agent thérapeutique qui guérit rarement le mal qu'on a mais donne à chaque instant un mal qu'on n'avait pas.
On dit qu'il n'y a rien de si rapide qu'un sentiment d'antipathie.
La guerre transforme chaque bonheur en brûlure parce qu'on se dit toujours que ce sera le dernier.
Je n'ai pas peur d'être oubliée. J'ai même envie qu'on m'oublie !