On ne voit pas l'utilité de faire tomber les feuilles des arbres pour faire repousser les mêmes quelques mois plus tard.
Il me semble qu'il y a là, depuis la souveraineté infâme jusqu'à l'autorité ridicule, tous les degrés de ce que l'on pourrait appeler l'indignité du pouvoir.
Quand on est si passionné de cinéma, l'idée de réaliser son propre film est vraiment attirante.
On peut faire changer les coeurs les plus constants, Et celui d'une femme est toujours variable.
Si tu deviens homme d'Etat, n'oublie pas que le grand secret de la politique est dans ces deux mots : savoir attendre. Si tu es ministre, souviens-toi qu'on se tire de tout avec ces deux mots : savoir agir.
L'ennui est un avertissement, qu'on n'écoute jamais trop.
Faut-il que le libéralisme aille jusqu'à interdire d'interdire qu'on interdise ?
On n'est jamais ruiné quand on a bien à soi toute sa vie et tout son amour. Nous marcherions dans l'or que nous n'aurions aucun bonheur, si nous ne nous aimions pas.
La sécurité a du bon... la lutte aussi, surtout quand on en sort vainqueur.
Par le silence on atteint ses demeures. Mais celui qui prend, celui qui donne perd ses demeures.
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
Quand on se replie sur soi-même, on risque fort de ne plus voir où l'on va.
On ne se résigne jamais. On décide de se taire, c'est tout.
Toutes les routes sont bonnes pourvu qu'on les suive jusqu'au bout.
Quand on est vieux, chaque jour a valeur d'éternité.
C'était ça une interprète, juste un instrument... "Interprètre" ? Merveilleuse faculté de pouvoir donner ce qu'on ne possède pas.
Il arrive parfois que ce soit en tirant les conséquences des évidences les plus évidentes que l'on découvre les vérités les moins évidentes.
Je crois pas en Dieu, mais je fais quand même des prières, on sait jamais...
Toutes les vérités seraient bonnes à dire si on les disait ensemble.
On qualifie volontiers de "déplacés" des jeux de mains qui sont pourtant bien placées !
On nous a habitués à ça depuis qu'on est petits, sinon on pourrait très bien dire maman à son père et papa à sa mère.
On peut mourir tout doucementD'un petit baiser qu'on attendD'une voix froide au téléphoneD'un mot qu'on lance à bout portantD'une confiance qu'on reprendD'un amour qui vous abandonne.
L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
Il 15 jours je l'ai fait au cinéma.On a le droit de baiser bordel.
Je crois que parfois j'intimide les gens. On m'a dit ça. Mais je sens que je suis la personne la moins intimidante possible.
Comment pourrait-on mesurer le travail, le bonheur, la vie, si l'on pouvait ramasser l'or à la pelle, comme de l'argile?
On peut tout quitter sauf ses obsessions.
Le cimetière est un jardin où l'on vient apporter des fleurs une fois par an.
On se fatigue de tout, même d'être aimé.
Il en est du mérite comme de l'innocence : il se perd dès qu'on s'en repaît.
On fait tout ce qu'on veut. Cela se dit quand on l'a fait et qu'on vous a laissé faire.
On conduit les enfants par la raison de l'autorité et les hommes par l'autorité de la raison : c'est au fond, la même chose, car la raison est la première autorité, et l'autorité la dernière raison.
On croit qu'on sait tout de l'amour, alors qu'on ne cesse d'apprendre.
En gagnant du temps, avec une femme, on finit par gagner tout court.
L'instinct de survie, on le sait, est dispensateur de talent.
En parcourant un livre de médecine, on s'imagine avoir toutes les maladies qu'il décrit, de même, en lisant l'ouvrage d'un moraliste, on découvre tous les travers qu'il signale... mais chez les autres !
Partout on s'emmène soi-même. Alors partir sans vouloir un ailleurs. Partir pour se trouver. Dans le silence, dans l'espace. Juste au dessus du temps, juste au-delà des peines. Partir sans oublier. Pour regarder plus haut, faire semblant de se laisser aller au vent. Pour inventer le sens du fil qui nous attache.
Le style personnel consiste à se sentir soi-même, à savoir ce en quoi on croit et à porter ce qu'on aime.
Je suis ce qu'on appelle en anglais un care taker [« celui qui prend soin », ndlr].
À l'époque, on se réunissait le soir pour regarder « Le Grand Échiquier » ou « Apostrophes ». Aujourd'hui, on file dans sa chambre ou devant son ordinateur.
Il n'y a pas de plus belle pensée, que celle que l'on fait partager.
Avec la télévision en couleur, quand le ministre des Finances vient vous assurer que les impôts ne seront pas augmentés, on a au moins la satisfaction de le voir rougir.
Rien ne sert de haïr lorsque l'on peut aimer, Mais rien ne sert de rire lorsque l'on veut pleurer.
L'envie qui parle et qui crie est toujours maladroite ; c'est l'envie qui se tait qu'on doit craindre.
Il en est des bêtes comme des hommes, on ne peut pas en aimer plusieurs.
On ne connaît vraiment l'amitié qu'à l'usure.
C'est dans la vertu qu'on rencontre les pires excès.
On entend par "chef d'oeuvre", en matière littéraire, un ensemble de vers ou de lignes dont on ne conçoit pas qu'un seul mot puisse être remplacé par un autre.
La gloire, c'est d'abord une belle plage. On se roule dans son sable fin, puis, bientôt, on sent une odeur mauvaise, celle des poissons que les femmes viennent vider sur le bord.
On ne doit pas pratiquer la vivisection sur la poésie, sous peine de tuer l'émotion.