Enseigner, c'est uniquement donner des leçons ; apprendre, c'est donner des leçons dont on profite.
Quand on l'ignore, ce n'est rien ; quand on le sait, c'est peu de chose.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est. On pense que c'est s'asseoir à son bureau, donner des ordres, ne jamais être contrarié.On imagine que c'est une facilité. Au contraire, plus on s'approche du [...] ► Lire la suite
On te frappe sur la joue droite, tu tends la joue gauche. On te botte la fesse gauche, tu tends la fesse droite; comme ça, pas de jaloux.
La Reine avait une seule méthode pour résoudre toutes les difficultés, petites ou grosses.- Qu'on lui coupe la tête ! dit-elle sans même lever les yeux.
Toute éducation est élévation, contrainte, épanouissement et promesse de joies. Tous les sens y contribuent ; on s'éduque autant par la bouche que par l'oeil ou l'oreille. Est-ce un hasard si ce même terme, goût, désigne le sens de la bouche et une manière de vivre ?
Le plus offensant n'est pas leur mensonge - on peut toujours pardonner le mensonge - le mensonge est une chose délicieuse, car cela conduit à la vérité - ce qui est offensant, c'est qu'ils mentent et vénèrent leur propre mensonge.
Aux jeunes, généralement on pardonne. Et s'ils rougissent, on sait que c'est par innocence.
A un sourire on ne peut répondre que par un sourire.
Les têtes d'assassin, on ne les reconnaît qu'une fois dans le panier. Et encore pas toujours !
On se fatigue de tout, même d'être aimé.
On ne vit point assez pour profiter de ses fautes.
Les plus grandes difficultés sont là où on ne les attend pas.
Peut-on assurer le bonheur de tous au détriment de chacun ?
Un écrivain n'existe pas tant qu'il n'a pas écrit, et à la limite on ne sait jamais si c'est vraiment un écrivain.
Ne dis pas à quelqu'un que tu l'aimes pour changer d'avis par la suite. L'amour, ça n'est pas comme choisir le film que l'on a envie de voir.
Il est impossible d'être totalement libre si on n'est pas seul.
Il semble que l'on soit moins jaloux par amour que par haine.
On a toujours tort de se suicider trop tôt. C'est manquer de mémoire. Ou d'imagination.
Chaque fois qu'on a voulu changer le monde, il y a eu plus de problèmes qu'avant.
C'est peut-être au dehors que l'on guette, mais c'est toujours au fond de soi que l'on attend.
Là où l'on brûle des livres, on finira par brûler des hommes.
On ne déshonore point un homme qui sait mourir.
Sans adresse on ne peut même pas attraper une puce.
On ne choisit pas l'amour. C'est lui qui nous prend, nous subjugue, nous arrache à nous-mêmes. A-t-on du mérite à se donner quand on ne peut pas faire autrement.
Le talent que l'on a profusion ne console pas de celui que l'on préférerait.
J'oublie que le temps ne fait que passer, il ne s'arrête pas, on le reconnaît seulement après, aux traces qu'il laisse.
Approcher Autrui, c'est encore poursuivre ce qui déjà est présent, chercher encore ce que l'on a trouvé, ne pas pouvoir être quitte envers le prochain. Comme caresser. La caresse est l'unité de l'approche et de la proximité.
Toute cause semble attrayante à un coeur juvénile, aucune n'est claire si l'on prend le moindre recul.
Le pays a besoin d'une autre voie, qu'on apaise les choses.
Tu veux te sentir en sécurité chérie, tu veux qu'on te fasse des pancakes.
Quand on écoute un parti, on est ignorant ; quand on écoute deux partis, l'esprit s'éclaircit.
Je suis ce qu'on appelle en anglais un care taker [« celui qui prend soin », ndlr].
- Où étais tu, et avec qui ? - Mais pas en Sicile papa... - Eh oh, s'il te plaît ! En Sicile, on serait déjà au cimetière ou à l'église ! Comme aucune de ces deux solutions simples n'est envisageable, qu'est ce [...] ► Lire la suite
Dans toute visite, on devrait toujours amener un enfant pour fournir un sujet de conversation.
Les gens difficiles à aimer représentent un défi, et c'est ce défi qui les rend plus faciles à aimer. On y est poussé. Ceux qui veulent d'un amour facile n'ont pas vraiment envie d'amour.
Les sorciers, lorsqu'ils font de terrifiantes conneries, on accuse toujours l'apprenti.
Il n'y a nul héroïsme à exécuter ce qu'on ne peut refuser. Surtout si c'est une tâche facile.
On ne voit jamais les personnes comme elles sont vraiment, on essaie de les deviner.
En parcourant un livre de médecine, on s'imagine avoir toutes les maladies qu'il décrit, de même, en lisant l'ouvrage d'un moraliste, on découvre tous les travers qu'il signale... mais chez les autres !
On se souvient toujours des dates importantes... le lendemain.
On ne sait pas ce que c'est, la béatitude. Mais il est tout de même réconfortant de penser que le paradis existe et que nous sommes tous faits pour y aller.
C'est lorsque l'on donne du peu que l'on a, que l'on donne vraiment.
On ne décide pas de faire un livre, c'est lui qui commande.
On ne voit pas l'utilité de faire tomber les feuilles des arbres pour faire repousser les mêmes quelques mois plus tard.
Y a des silences qui disent beaucoupPlus que tous les mots qu'on avoueEt toutes ces questions qui ne tiennent pas debout.
Quand on se sent voyeur c'est qu'on n'est pas assez proche des gens.
Avec la télévision en couleur, quand le ministre des Finances vient vous assurer que les impôts ne seront pas augmentés, on a au moins la satisfaction de le voir rougir.
Ce que l'on appelle échec n'est pas la chute, mais le fait de rester à terre.
Les hommes nous enseignent à penser comme des poules, bien que nous soyons des aigles. Etendez vos ailes et envolez-vous ! Et ne vous contentez jamais des grains que l'on vous jette.