On a modernisé l'Algérie. [...] Les résultats satisferaient les plus difficiles. On n'a omis qu'une chose essentielle : moderniser ses habitants. Et on est arrivé ainsi à un anachronisme frappant. Sur une terre européenne, aux cadres européens, vivent six millions d'orientaux.
On n'aime véritablement qu'en devenant meilleur ; et devenir meilleur, c'est devenir plus sage.
Les femmes, toutes les femmes ont fait leurs valises pour rien une fois dans leur vie. On le fait pour qu'on vous retienne.
Mais, dans la vie, hélas ! on ne fait pas tomber le rideau quand on veut.
Ce n'est pas tellement de liberté qu'on a besoin, mais de n'être enchaîné que par ce qu'on aime.
Les hommes ne vous trouvent sages que lorsqu'on partage ou qu'on approuve leur folie.
L'espérance est le bien qu'on dépense le plus et qu'on épuise le moins.
Il en est du mérite comme de l'innocence : il se perd dès qu'on s'en repaît.
On s'ennuie presque toujours avec ceux que l'on ennuie.
On voit des avares devenir prodigues, mais on ne voit pas des prodigues devenir avares.
C'est presque toujours par erreur qu'on apprend...
Ce qu'on désapprend des autres, on le réapprend aussitôt par soi-même et l'on n'a plus à se donner de mal pour le retenir : on le possède.
On dort les uns contre les autres. On vis les uns avec les autres. On se caresse, on se cajole, On se comprend, on se console, Mais au bout du compte, on se rend compte Qu'on est toujours tout seul au monde.
Plus on a du succès, plus on devient timide.
Les hommes sont trop occupés d'eux-mêmes pour avoir le loisir de pénétrer ou de discerner les autres : de là vient qu'avec un grand mérite et une grande modestie l'on peut être longtemps ignoré.
N'est-il pas diablement aisé de se prendre pour un grand homme quand on ne soupçonne pas le moins du monde qu'un Rembrandt, un Beethoven, un Dante ou un Napoléon ont jamais existé ?
On ne plaint guère les gens qui retombent dans leurs erreurs.
Le progrès humain consiste à préserver et même à développer l'énergie vitale, mais en l'appliquant à des fins qui apportent une satisfaction de plus en plus complète aux « impératifs » de la raison et de la conscience personnelle, et, par conséquent, à ces idéaux collectifs qu'on appelle la liberté, la fraternité, la justice.
Je suis prêt à un débat public, mais dès que j'ouvre la bouche, on me coupe la parole.
Je suis ce qu'on appelle en anglais un care taker [« celui qui prend soin », ndlr].
On a depuis longtemps reconnu qu'un élément essentiel de la protection des droits de l'homme était une connaissance répandue parmi la population de leurs droits et de la manière dont ils pouvaient être défendus.
Il y a une synthèse quand, en y combinant des jugements qui nous sont connus à partir de simples rejets, on en déduit des jugements qui reviennent à des conditions plus compliquées.
On sait plus de choses sur un homme en regardant ses mains qu'en l'écoutant parler.
Dieu est la réponse quand on ne connaît pas la réponse.
Avec la télévision en couleur, quand le ministre des Finances vient vous assurer que les impôts ne seront pas augmentés, on a au moins la satisfaction de le voir rougir.
Que faire dans la confusion et l'inquiétude? C'est simple, dire ce qu'on croit.
Tous les gens sont mégalomanes. Ceux qui le montrent, on les traite de malades ; ceux qui le cachent, de modestes.
On n'a pas d'autre maître que soi-même ; il faut que ce maître soit dur.
Il n'y a que dans ces courts instants où la femme ne pense plus du tout à ce qu'elle dit, que l'on peut être sûr qu'elle dit vraiment ce qu'elle pense.
L'amour... Il n'y a que cela qui ait de l'importance. On peut aimer un homme, on peut aimer Dieu, on peut aimer ses semblables, tout cela au fond, c'est pareil.
On n'est jamais ruiné quand on a bien à soi toute sa vie et tout son amour. Nous marcherions dans l'or que nous n'aurions aucun bonheur, si nous ne nous aimions pas.
Les plus grandes difficultés sont là où on ne les attend pas.
C'est dans la vertu qu'on rencontre les pires excès.
Il n'y a que les dettes que l'on peut payer qui sont ennuyeuses.
On se croit rarement capable de mauvaises choses qu'on finit souvent par faire.
On voudrait parfois que le monde et le temps s'arrêtent pour nous permettre de les rattraper.
On fait de terribles économies au profit du néant.
Il est plaisant qu'on ait fait une loi de la pudeur aux femmes, qui n'estiment dans les hommes que l'effronterie.
La parole est un acte pour les écrivains. C'est un acte dont on parle. Et donc ça fait des choses, ça produit des effets, ça agit. Ce n'est pas un jeu, un ensemble de règles de toutes sortes.
Parmi tout ce qu'on peut essayer dans cette vie, rien n'égale ni ne surpasse l'art de mourir.
Pourquoi ne perd-on jamais le Sud ?
Une loi mauvaise, on la change !
On nous a habitués à ça depuis qu'on est petits, sinon on pourrait très bien dire maman à son père et papa à sa mère.
On ne vit pas encore si mal pour de petits ouvriers.
On n'avait pas Facebook à mon époque, on avait un annuaire mais tu perdrais pas un après-midi dessus.
Je ne sais pas qui t'a élevé, mais je vais t'acheter de nouveaux crayons parce qu'on dirait qu'il tire sur des choux.
On ne dévoile pas son équipe avant la primaire, il ne faut pas être con !
On me dit souvent que j'ai encore du gaz. C'est normal, vu la cinquantaine de matches manqués pour suspension, je peux jouer encore longtemps.
On peut compter sur la constance des femmes, quand on n'en exige pas même l'apparence de la fidélité.
Si tu deviens homme d'Etat, n'oublie pas que le grand secret de la politique est dans ces deux mots : savoir attendre. Si tu es ministre, souviens-toi qu'on se tire de tout avec ces deux mots : savoir agir.