L'amour, cette lampe que l'on déplace pour trouver une ombre nouvelle.
Allais composa une marche funèbre ; on n'y entendait que quelques soupirs car, disait-il : les grandes douleurs sont muettes.
Expliquez-moi pourquoi on perd petit à petit l'innocence Pourquoi on triche et on laisse passer sa chance.
On apprend combien l'on s'aime, Lorsque ensemble on a pleuré !
Il y a des choses difficiles à expliquer, et, alors, on s'en prend à la destinée.
Souvent on se cherche faute de savoir aimer.
On pleure infiniment plus en son coeur que dans les yeux ou sur les joues. Les larmes du dedans rongent. Les autres, paraît-il, soulagent plutôt qu'elles ne rongent.
Tout est si simple et si facile quand on rêve. Comment ensuite continuer tout bonnement d'exister comme s'il n'y avait pas eu cette parenthèse brûlante.
Le théâtre doit représenter une histoire le plus clairement possible, avec un commencement, un milieu et une fin, telle qu'on la verrait se passer en action sous nos yeux.
Faut pas prendre de but, faut pas prendre de but... Y'a qu'à diriger un club de natation, on prendra plus de but !
En France il y a deux choses que l'on ne pardonne pas : l'échec... et le succès.
J'entreprend chaque film comme on entreprend un voyage.
Quand on se conduit mal, on ne blesse personne plus que soi-même.
Kiko, t'as encore écouté France culture ? Arrête. On te l'a déjà dit. Ça se mélange super mal avec la cocaïne.
On vit dans un monde où chaque pays a tendance à vendre son âme pour une petite place au soleil.
Il est plus facile de mourir pour la femme qu'on aime que de vivre avec elle.
Les hommes qui passent pour être durs sont de fait beaucoup plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité expansive. Ils se font durs parce que leur sensibilité, étant vraie, les fait souffrir.
Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre.
Etre vide, être nul serait tolérable si l'on n'en était pas conscient.
On se demande parfois pourquoi la mémoire s'acharne à retenir certaines histoires aussi anodines que banales.
On met la nature au supplice, on la perce, on la disloque, et pour mieux la connaître, on la tue, sans y comprendre grand chose.
Notre âme est emmaillotée dans notre corps, comme un enfant dans ses langes : on ne lui voit que la figure.
Le silence n'est un outil de terreur que pour les gens qui sont incapables de se taire parce qu'ils ont l'obsession de la parole... Ce sont d'ailleurs des gens dont on peut se passer.
Quelques perfections que vous ayez ne vous en vantez point ; parce qu'on ne vous en croira pas sur votre parole.
Bataille. Comment ne pas mourir de chagrin si on la perd, et de joie si on la gagne ?
Les hommes à barbe doivent-ils ou non porter une cravate, puisqu'on ne la voit pas ?
On ne peut pas mettre tout le monde à la porte sous peine de se retrouver seul.
Lire toujours plus haut que ce qu'on écrit.
L'affection, est-ce de l'amour qu'on s'accorde ou une maladie qui se déclare ?
Que peut on faire à la beauté qui vous crève les yeux ? On lui coupe la tête. Ainsi se venge d'une rose l'imbécile qui la cueille.
Le langage du colon, quand il parle du colonisé, est un langage zoologique. On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, aux pullulements, aux grouillements, aux gesticulations. Le [...] ► Lire la suite
On ne peut mettre la main dans l'encre sans se noircir les doigts.
Être supérieur aux autres n'a jamais représenté un grand effort si l'on n'y joint pas le beau désir d'être supérieur à soi-même.
Pour énerver les cons, on est manifestement utiles.
De tous les mots, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même.
Le critique insulte l'auteur : on appelle cela de la critique. L'auteur insulte le critique : on appelle cela de l'insulte.
A quinze ans, vingt ans tout au plus, on est déjà achevé d'imprimer.
On peut très bien éprouver le sentiment de l'absolu en se faisant la barbe ou en mangeant des gaufres.
On a reproché aux Allemands d'imiter tantôt les Français, tantôt les Anglais, mais c'est justement ce qu'ils peuvent faire de plus fin, car, réduits à leurs propres ressources, ils n'ont rien sensé à vous offrir.
Les livres que l'on écarte sont toujours ceux dont on s'aperçoit plus tard qu'on en a justement besoin.
Il ne faut pas employer ceux qu'on soupçonne, ni soupçonner ceux qu'on emploie.
Pour échapper à la souffrance, le plus souvent on se réfugie dans l'avenir. Sur la piste du temps, on imagine une ligne au-delà de laquelle la souffrance présente cessera d'exister.
Que faut-il faire lorsqu'on a vraiment tout essayé et qu'on a échoué sur tout, mais que l'on sait avoir raison ? On essaie encore.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement.
L'homme né pour la liberté, sentant qu'on cherche à l'asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
D'ailleurs, on ne prend pas un baiser à une femme à moins d'être une brute, un goujat, ou bien à moins d'être un novice.
Si l'on est convaincu de l' urgence comme de l'évidence, de changer de voie, alors, et alors seulement, se dessinera une voie. Et une espérance. On ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, le dépit ou la résignation.
Je pense que quand on a atteint un certain âge et une carrière professionnelle, c'est le rêve de tout cuisinier que de transmettre son savoir.
À la fin de sa vie, on peut évaluer sa vie à partir de six critères : le physique, la famille, l'époque, les amitiés, l'amour, la profession.
On s'est servi de la confession, de la communion et de tous les sacrements pour commettre les crimes les plus horribles.