Une maîtresse est ce qu'on aime le plus ; une femme ce qu'on aime le mieux ; une mère ce qu'on aime toujours.
Vieillir est encore le seul moyen qu'on ait trouvé de vivre longtemps.
Dans la vie, on doit d'abord réaliser ses rêves les plus chers, affirmer sa personnalité. On ne peut pas se forcer à être quelqu'un d'autre. Ca ne marche jamais on finit toujours par faire souffrir quelqu'un. Je préfère ne pas prendre le risque. J'ai besoin de suivre ma voie, d'être moi-même.
Lorsque vous prenez conseil, dites la vérité, afin que le conseil qu'on vous donnera, soit aussi véritable.
On n'est jamais abouti. Il y aura toujours quelque chose à faire, une autre couleur à visiter.
L'essentiel pour le bonheur de la vie, c'est ce que l'on a en soi-même.
On ne peut s'empêcher de vieillir, mais on n'est pas obligé de vivre en vieux.
La discrétion est la première des vertus ; on lui doit bien des instants de bonheur.
Il y a toujours quelque chose à retenir d'un médiocre match de football : une talonnade, un tir... On lit un livre raté avec la conviction que le suivant sera meilleur.
Qu'on soit petit ou grand, c'est terrible d'être seul et d'avoir peur, vieux, c'est pire encore.
Avec une seule fève, on ne peut pas préparer la soupe.
A force de vivre seul on finit pas ne plus rien comprendre aux relations avec autrui.
Prenez un arbre bon : son fruit sera bon ; prenez un arbre gâté : son fruit sera gâté. Car c'est au fruit qu'on reconnaît l'arbre.
La maladie est le plus écouté des médecins : à la bonté, au savoir on ne fait que promettre ; on obéit à la souffrance.
Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse ? Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ?
La clarté ne naît de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.
La foi consiste à ne jamais renier dans les ténèbres ce qu'on a entrevu dans la lumière.
On trompe toujours sa maîtresse avec sa femme. Si votre femme est convaincue de cette vérité, vous lui serez toujours fidèle.
A vouloir balancer trop loin le crapaud, on finit par le jeter dans le bonheur d'une mare.
Pourquoi le poison, quand on peut tuer avec du miel ?
La vie est brutalement simple. La vie consiste à obtenir ce qu'on veut et à protéger ceux qu'on aime, le reste n'est que faiblesse !
Ce qui probablement fausse tout dans la vie c'est qu'on est convaincu qu'on dit la vérité parce qu'on dit ce qu'on pense.
Le doute est un hommage que l'on rend à la vérité.
Il faut commencer par éprouver ce qu'on veut exprimer.
Mentir, c'est cacher une vérité que l'on doit manifester.
On m'a trop souvent dit qu'un hymne national faisait partie de notre culture, de notre histoire et qu'il n'était pas possible de le changer. Je m'inscris en faux contre cette idée. Pourquoi ne pourrions-nous pas le faire ? [...] Aujourd'hui [...] ► Lire la suite
L'animal même sauvage, quand on le tient enfermé, oublie son courage.
A trop vouloir frapper ses ennemis, on finit par donner des coups à ses amis.
- Va chercher Mahone. - Je croyais que tu le faisais marcher. - Maintenant on va le faire courir.
La communauté seule doit décider de tout, régler tout : éducation, nourriture, salaires, plaisirs, locomotion, affections, familles, etc., etc. - Or la société s'exprime par la loi, la loi c'est le législateur. Donc voilà un troupeau et un berger, - [...] ► Lire la suite
La médecine, c'est ingrat. Quand on se fait honorer par les riches, on a l'air d'un larbin ; par les pauvres, on a tout du voleur.
C'est surtout dans la solitude qu'on sent l'avantage de vivre avec quelqu'un qui sait penser.
On voudrait parfois être cannibale, moins pour le plaisir de dévorer tel ou tel que pour celui de le vomir.
Mais, une fois pour toutes, l'Opéra devrait être un théâtre modèle, il n'est qu'un endroit où le luxe monumental n'arrive pas à cacher la pauvreté de ce qu'on y représente; car, en conscience, le spectacle purement mondain des belles dames [...] ► Lire la suite
Le pire con, c'est le vieux con. On ne peut rien contre l'expérience.
La guerre civile est moins détestable que la guerre avec l'étranger. On sait du moins pourquoi l'on s'y bat.
On se souvient de rien, et puisqu'on oublie tout, rien c'est bien mieux que tout.
L'Angleterre a contraint Napoléon à faire la guerre, exactement comme avec nous. Si on ne le comprend pas, on ne rend pas justice à Napoléon.
En politique, on ne flétrit le mensonge d'hier que pour flatter le mensonge d'aujourd'hui.
La nuit, on pense mieux, la tête est moins pleine de bruit.
On dit souvent qu'"il faut sauver les apparences". Moi je dis qu'il faut les assassiner car c'est le seul moyen d'être sauvé.
On ne peut pas aimer sans s'ouvrir, et s'ouvrir, c'est prendre le risque de souffrir. On n'a pas le contrôle.
Pas à pas, on va loin dans un jour.
Vacances : période ou l'on dépense des centaines de francs pour savoir à quoi ressemble la pluie dans les autres parties du globe.
Lire un livre sous un arbre en double le plaisir. On ne sait plus si on tourne les pages ou si on feuillette l'arbre.
Un monde sans abrutis, ce serait le chaos ! Au lieu de chômeurs comme on a aujourd'hui, il y aurait du travail en trop, et personne pour travailler !
Oui, la mort nous prend beaucoup mais elle nous donne aussi. Elle nous apprend ce qui est réellement important, par exemple : donner en retour après avoir passé sa vie à recevoir, courir après quelque chose qu'on aurait jamais dû laisser partir ou revenir sur ce qui a fait ce que nous sommes devenus.
Quand on veut, on peut. Mais parfois, quand on ne veut pas on doit quand même.
L'humour ne s'apprend pas. C'est comme le jazz, une cadence intérieure. On l'a ou on ne l'a pas.
On devrait gouverner un grand empire avec autant de simplicité que l'on fait cuire un petit poisson.