En ultime analyse, toute chose n'est connue que parce que l'on veut croire la connaître.
On ne doit pas accorder sa confiance à quelqu'un qui ne sourit jamais.
Tout tient à un fil, on est toujours en péril.
On appelle gens de bien ceux qui font comme les autres.
Sous le couvert d'un langage qu'on prend soin d'épurer de manière qu'il n'y soit plus nommé directement, le sexe est pris en charge, et comme traqué, par un discours qui prétend ne lui laisser ni obscurité ni répit.
L'inaccessible, on le fabrique soi-même.
On devient l'homme de son uniforme.
Le mal seul fait remarquer et apprendre et permet de décomposer les mécanismes que sans cela on ne connaîtrait pas.
Celui qui prétend que dans la vie professionnelle, on s'occupe de faits et non de fiction n'a jamais vu de vieilles projections à cinq ans.
La chasse aux femmes est un sport passionnant. Les ennuis commencent dès qu'on en a attrapé une.
On ne demande pas à quelqu'un qui se noie s'il a envie d'être secouru : on se jette à l'eau.
Le péché c'est vouloir ne plus dépendre de Dieu, affirmer que notre destinée se réalise par nos seuls efforts, sans l'aide divine. C'est prétendre discerner seul ce qui est bien de ce qui est mal, et que l'on peut accéder au salut par soi-même.
Si ce n'est par l'union de deux corps, comment ferait-on l'homme ?
L'ironie consiste à dire, par une raillerie, ou plaisante, ou sérieuse, le contraire de ce qu'on pense, ou de ce qu'on veut faire penser.
Aucun bonheur n'est aussi parfait qu'on ne le pense, alors qu'un malheur peut être bien pire que ce que l'on imagine.
A quoi ça sert d'être connecté à la terre entière si on n'a rien à se dire ?
Ce qu'on aime dans la bonté, ce n'est pas le prix qu'elle coûte, c'est le bien qu'elle fait.
C'est drôle, on parle souvent du Pôle Nord, plus rarement du Pôle Sud, et jamais du Pôle Ouest ni du Pôle Est. Pourquoi cette injustice ? ...ou cet oubli ?
Ce qu'on peut expliquer de plusieurs manières ne mérite d'être expliqué d'aucune.
Le voyage s'allonge et par moment il semble qu'il ne prendra fin qu'avec la vie ; on se sent une chose passive emportée sans pouvoir.
C'est pas parce qu'on tue Jessy James qu'on devient Jessy James !
Le bonheur est une cible mouvante qui s'éloigne lorsque l'on s'en approche.
Ce n'est pas à toute oreille percée que l'on met des anneaux d'or.
Quand on prend du galon, on n'en saurait trop prendre.
L'eau, si on sait l'entendre, si on en apprend la langue, ouvrira toute la connaissance des êtres et des choses.
L'un des avantages du naturisme, c'est qu'on n'a pas besoin de tendre le bras pour savoir s'il pleut.
On écrit pour rendre justice à la vérité.
On ne fait rien d'extraordinaire sans hommes extraordinaires et les hommes ne sont extraordinaires que s'ils sont déterminés à l'être.
Le non de quelques-uns plaît davantage que le oui des autres. Le refus accompagné de douceur et de civilité satisfait davantage un bon coeur qu'une grâce qu'on accorde sèchement.
Si on perd l'espoir, on est sans défense devant la vie.
A trop serrer son bonheur, on le broie.
Au premier coup son, on ne prend la caille.
On marche plus vite seul ; mais le temps, on le retient ensemble.
On ne parvient à la sérénité que lorsqu'on a banni l'espoir de sa vie.
Contrairement à ce que l'on imagine, l'idée de la modernité n'est pas liée au tricotage de la prose. Fond et forme sont inséparables, écrire plat, c'est écrire faux.
Il y a des journées où le temps passe si vite que l'on a peine à tout faire, et d'autres où l'on regarde sa montre sans cesse, à croire qu'elle s'est arrêtée.
Attendez qu'on dise à Will que Jennifer Hayes a pleuré à son enterrement.
On nous apprend à vivre quand la vie est passée.
L'on voit des hommes tomber d'une haute fortune par les mêmes défauts qui les y avaient fait monter.
L'avarice est comme le feu, plus on y met de bois, plus il brûle.
À force de lire on finit par comprendre qu'à force de lire on finit par comprendre.
De quelle adresse une femme n'a-t-elle pas besoin pour faire qu'on lui dérobe ce qu'elle brûle d'accorder !
Il s'en faut d'un rien pour que la raison s'égare quand on a perdu ses repères.
"Je veux t'aimer comme l'on aime Du printemps le premier beau jour." Les natures simples ont le privilèges d'être émues par de semblables inepties.
C'est vraiment difficile à dire aux gens qu'on les aime... quand on les aime vraiment...
Il y a deux manières d'être malheureux : ou désirer ce que l'on a pas, ou posséder ce que l'on désirait.
On meurt jeune quand on se fait trop de soucis ; l'inquiétude est la mère de toutes les rides.
En France on parle quelquefois de l'agriculture, mais on n'y pense jamais.
Du temps que les femmes ne votaient pas, on faisait la guerre pour elles. Maintenant qu'elles votent, on la fait pour le pétrole. Est-ce un progrès ?
Parce que meurt un peu tous les jours ce qui fait notre joie de vivre, on ne doit pas en détacher d'avance son coeur.