La pensée fait mal aux reins. On ne peut à la fois porter des fardeaux et des idées.
Tenir un journal. Une manière comme une autre de récapituler, de savoir où on en est rendu. Ça aide des fois à trouver la solution plus vite.
L'amour est une lutte contre la partie de soi-même que l'on voit réfléchie dans l'autre.
Ce n'est pas le hasard d'une bataille qui décide qu'on est vainqueur ou battu, mais une obscure prédestination.
On est toujours maladroit quand on a pitié des autres.
Il faut éviter le paradoxe, comme une fille publique qu'il est, avec laquelle on couche à l'occasion, pour rire, mais qu'un fou, seul, épouserait.
Quand on parle de cul, on parle rarement du sien.
On a beaucoup écrit sur le rire, mais on n'a pas déterminé d'une façon absolue ce qui fait rire.
D'un enfant, d'un amourL'absence est la mêmeQuand on a dit je t'aimeUn jourLe silence est le même...
Blâmez-le ou louez-le, on ne peut nier le cheval sauvage en nous.
On perd tout quand on perd un ami fidèle.
Mais ça s'est su assez vite, quand même. Les premières années, les journalistes ne me parlaient que de ça. C'était un peu vexant. Et puis, au fur et à mesure, comme ils ont vu que je produisais une musique originale, [...] ► Lire la suite
Écrire est une souffrance, car l'on est confronté sans cesse à soi.
On n'éprouve aucun plaisir à avoir raison si on ne peut pas démontrer aux autres qu'ils ont tort.
Tout ce qu'on ne connaît pas paraît magnifique.
La vérité que l'on trouve dans le vin redevient mensonge dans l'eau claire.
C'est un préjugé de croire qu'on ne peut partager les préjugés que par préjugé.
Cette vie qu'on ne peut pas prendre au sérieux et qu'il faut parfois prendre au tragique.
Il faut être bien féroce, ou bien loyal envers soi, pour n'être pas égalitaire quand on est riche.
La création ne peut être qu'un jeu ou l'on s'oublie. Le bon outil, le maître l'oublie lorsqu'il crée. Il n'y pense plus, et pourtant il ne l'abîme pas, parce qu'il sert.
Et si on créait une fabrique d'enfants en peluche pour les ours ?
La culture est plus orgueilleuse et plus modeste que tout ce que l'on pourrait imaginer.
On ne peut concevoir le ciel sans la terre, ni la terre sans le ciel. Peut-on concevoir un homme sans épouse, une femme sans mari ?
L'amitié peut être muette, et le doit être presque toujours. L'amour au contraire doit être éloquent et l'on ne peut jamais trop dire qu'on aime.
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
L'aube interrompt souvent les rêves les plus beaux qu'on fait à son sujet.
On reconnaît l'homme libre à ce qu'il est attaqué simultanément ou successivement par les partis opposés.
Seule la douleur qu'on ressent et qui nous affole explique parfois celle que l'on cause.
Un sexagénaire, c'est un homme qui se souvient encore du temps où l'on dansait avec ses pieds.
Quand on aime la vie, c'est alors qu'elle même nous aime le plus, comme par un prodige d'entente.
Quand on sort d'un pénitencier on se réfugie plus volontiers dans un bordel que dans une cathédrale.
On se demande, si en matière de bonté, le Diable n'est pas plus généreux que le bon Dieu.
Délire laborieux et appauvrissant que de composer de vastes livres, de développer en cinq cent pages une idée que l'on peut très bien exposer oralement en quelques minutes.
Il faut être cohérent. Surtout quand on invente.
"Le mot "con" mérite de considérer au préalable son caractère machiste : la sublime ouverture du sexe féminin est ravalée à un organe stupide. On ne dit pas : "c'est une pinnerie"...
Elle est allée à New York. Elle voulait qu'on s'installe là-bas mais ça tombait mal avec mon film. Mais après la mort de sa soeur, elle avait besoin de partir et je lui donne totalement raison. A l'étranger, quand on [...] ► Lire la suite
C'est quand, la dernière fois qu'on a battu la Chine lors d'un accord commercial ? Moi je bats la Chine tout le temps. Tout le temps.
Le temps de « faire l'amour »... d'ailleurs « faire l'amour », - ce n'est pas du tout l'Amour. On ne fait pas une étonnante fleur.
On a toujours assez vécu, quand on a le temps d'acquérir l'amour des femmes et l'estime des hommes.
On voyagera tellement vite qu'il vaudra mieux rester chez soi.
Le prix d'Amour, c'est seulement Amour, Il faut aimer si l'on veut être aimé.
De ce qui occupe le plus, c'est de quoi l'on parle le moins. Ce qui est toujours dans l'esprit, n'est presque jamais sur les lèvres.
Ce qui fait que la plupart des femmes sont peu touchées de l'amitié, c'est qu'elle est fade quand on a senti l'amour.
Dans tous les arts, le plaisir croît avec la connaissance que l'on a d'eux.
Combien de femmes a-t-on désirées, qu'on n'a pas eues et qui, huit jours après, vous ennuyaient autant que si on avait couché avec elles !
L'être stoïque sait que la vie moderne n'est qu'une série de moments pendant lesquels on attend de passer à la caisse.
Si l'on veut qu'une chose soit vite connue, il faut l'entourer de mystère et prier ceux qui la connaissent de n'en jamais parler.
On peut très bien éprouver le sentiment de l'absolu en se faisant la barbe ou en mangeant des gaufres.
C'est uniquement à travers le roman qu'on peut réellement découvrir les véritables aspirations d'un peuple en devenir. C'est en même temps la seule façon de comprendre ses réactions.
Le pouvoir se perd vite : quand on en possède un, il faut en user le plus vite possible, faute de quoi, il s'envole.