Il est impossible d'être heureux quand on n'est pas libre.
Si on gagne sa vie, on doit prendre des risques. C'est la loi du métier.
Au fond, le vrai critère pour connaître un niveau de vie, ce serait de mesurer le degré de vrai luxe auquel on a accès.
Ma femme ne s'arrête pas aux feux rouges. Elle prétend que quand on en a vu un, on les a tous vus.
Rien n'est plus important que l'empathie pour un autre être humain qui est en train de souffrir. Rien. Pas une carrière, et non pas la richesse, l'intelligence, certainement pas de statut. Nous devons nous sentir l'un pour l'autre si on va survivre avec dignité.
De tous les rochers sur lesquels nous bâtissons nos vies, on nous rappelle aujourd'hui que la famille est le plus important.
On est déjà beaucoup à pas voir le soleil comme des photos dans une pièce rouge, alors on s'associe comme des pièces rouges.
Point de santé si l'on ne se donne tous les jours suffisamment de mouvement.
La vie la plus belle est celle que l'on passe à se créer soi-même, non à procréer.
On cherche en ce monde à se dépasser pour se réaliser. Or, on ne se dépasse jamais sans un grand amour.
On dit que la liberté est la valeur suprême, et qu'elle n'a pas de prix. Mais elle s'achète, pourtant.
Est-ce que cela ne vous semble pas bizarre de ne pouvoir être autre chose que soi, jusqu'à son dernier souffle, et même au-delà, dit-on.
La fatigue est une des choses au monde les plus intéressantes à penser. Elle est comme la jalousie, comme le mensonge ou comme la peur. Elle est comme ces choses impures que l'on tient loin de ses yeux. Comme ces choses elle nous fait toucher terre.
Quand on a connu la symbiose, l'oxygène nous étouffe.
Le temps et l'obsession et l'amour qu'on met dans l'écriture vous éloignent de la vie.
La vie est humiliante de simplicité : on fait tout pour échapper à ses parents, et puis on devient eux.
Les funérailles sont, relativement au degré des civilisations des Gaulois, magnifiques et somptueuses. Tout ce qu'on pense que la mort chérissait est porté au bûcher, même des êtres vivants, et, il n'y a pas longtemps encore, la règle d'une cérémonie [...] ► Lire la suite
On ne peut détourner l'attaque d'une bête sauvage les mains nues.
On ne révèle jamais le fond de soi-même, sauf quand on pleure ses parents.
Les gens gueulent : « j'ai voté pour celui-là, et au lieu de mettre de l'argent dans les écoles, il met de l'argent dans les prisons ». Si y'a une chose de sûre, quand on est ministre, c'est qu'on retournera pas à l'école, tandis qu'en prison, faut voir...
Parfois on a besoin de faire une grosse bêtise pour se rendre compte qu'on était sur le mauvais chemin.
- Comment t'appelle-t-on jeune fille ? - Alice ! - LA Alice ? - Il y a un débat plutôt vif à ce sujet... - Désolé je ne fais pas de politique.
On ne guérit d'une souffrance qu'à condition de l'éprouver pleinement.
Le bac, c'est comme la lessive : on mouille, on sèche... et on repasse.
L'ennui avec nos hommes politiques, c'est qu'on croit faire leur caricature, alors qu'on fait leur portrait.
Je crois qu'on devient adulte à travers un objet d'amour : un être humain, Dieu, les autres, en fait tout ce qui vous sort de vous-mêmes.
D'une vieille poule, on fait un meilleur bouillon.
La vie serait beaucoup plus simple si l'on ne retenait que l'essentiel des choses.
Les femmes sont décevantes. Ce sont des jouets dont on se lasse et qui, à l'inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent.
Quand un économiste vous répond, on ne comprend plus ce qu'on lui avait demandé.
On tarde à grandir, on ne tarde pas à mourir.
L'horticulture, c'est simple : on l'apprend en cent leçons - une leçon par an.
On doit posséder la science d'une manière qu'on puisse la faire paraître quand on veut.
Il est bon d'avoir appris à ses dépends ce qu'on a besoin de savoir.
Il est très rare qu'on veuille délibérément être mauvais, mais il est très fréquent qu'on ne veuille pas être meilleur.
Une fois qu'on est en route, on ne connaît ni adieu ni regret, il devient chaque jour un peu moins possible de faire demi-tour, on ne le souhaite d'ailleurs plus.
C'est tellement sale chez eux qu'ils ont mis un paillasson à l'intérieur pour qu'on s'essuie les pieds avant de sortir...
Les manteaux de duc traînent dans leur fourrure - Pendant que des grandeurs on monte les degrés - Un bruit d'illusions sèches et de regrets - Comme, quand vous montez lentement vers ces portes - Votre robe de deuil traîne des feuilles mortes.
On ne tue pas les vivants !Plutôt marrant venant d'un type qui pointe un flingue sur ma gueule.
Gagner sa vie ne vaut pas le coup attendu qu'on l'a déjà.
On cesse toujours d'être le numéro 1 mais on ne cesse jamais d'avoir été le premier.
Il n'y a pas une seule personne à qui on puisse confier ses peines sans lui donner une maligne joie et sans s'avilir à ses yeux.
L'école : une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.
Est-ce qu'on finit un jour par oublier, par ne plus souffrir ? - Rien ne s'efface jamais entièrement. Ce sont les impressions qui s'estompent.
On peut aimer ou ne pas aimer une publicité ; on ne peut pas la réfuter.
On peut facilement tirer tant de livres de la vie et l'on peut tirer si peu, si peu des livres.
Il n'y a qu'en France où l'on est épaté de voir les gens vivre d'une façon un peu singulière.
Peu importe de faire des fautes de français quand on ne sait pas la langue ; mais, quand on la sait, pourquoi s'entêter ? Les fautes voulues n'ont pas de valeur.
L'idée de justice est au fond une idée de théâtre, de dénouement, de retour à l'équilibre ; après quoi, il n'y a plus rien. On s'en va. Fini le drame.
On reconnaît le tueur de la gazelle grâce à ses pattes.