Tous les jours on couche avec des femmes qu'on n'aime pas, et l'on ne couche pas avec des femmes qu'on aime.
Il y a des lumières que l'on éteint en les plaçant sur le chandelier.
La salle à manger sera aussi accueillante que la maîtresse de maison. On doit être heureux d'y pénétrer et n'en sortir qu'à regret.
A qui se fiera-t-on désormais puisque l'envie et les autres passions sont si fortes qu'elles font violer les lois que la nature a empreintes dans la consanguinité ?
L'éloignement dans le futur de la date de péremption d'un produit est inversement proportionnel à l'envie que l'on a de le consommer.
La femme est un danger quand on n'en aime qu'une.
Reste devant la porte si tu veux qu'on te l'ouvre. Rien n'est fermé jamais, sinon à tes propres yeux.
Il y a de ces hasards cachés de par le monde qui font des signes étoilés au bout de notre espoir. Et la plupart du temps, à l'heure où l'on s'y attend le moins.
On n'a pas besoin de gravir une montagne pour savoir si elle est élevée.
Entre 18 et 20 ans, la vie est comme un marché où l'on achète des valeurs non avec de l'argent, mais avec des actes. La plupart des hommes n'achètent rien.
On se contente d'une vie sans bonheur par ce qu'on a peur du changement.
Dommage qu'on ne connaisse ses parents que lorsqu'ils commencent à vieillir, à perdre ce qui faisait d'eux des êtres humains.
On n'est jamais un ami très sûr quand on a beaucoup d'esprit. Car la tentation de faire un mot est toujours plus forte que toutes les considérations d'amitié.
Ne prêtez pas vos livres : personne ne les rend jamais. Les seuls livres que j'ai dans ma bibliothèque sont des livres qu'on m'a prêtés.
On ne peut apprendre au crabe à marcher droit.
Si on gagne sa vie, on doit prendre des risques. C'est la loi du métier.
On meurt seul. On vit seul. On rêve à une vie partagée. Le rêve est bon à cela. Lui seul.
N'habite pas là où l'on manque de temple, d'école, d'astrologue ou de médecin.
Croire à ses propres mensonges, c'est cela qu'on appelle la sincérité.
Il faut du courage pour faire accepter sa différence. Aujourd'hui, j'ai l'impression que l'on tend vers une uniformité de genre, où tout le monde se ressemble.
Près d'un grand arbre on échappe au givre.
Etrange maladie que celle de la paternité. On se refuse à voir grandir et vieillir ses enfants, car on les voudrait, tant on les aime pour soi, toujours sous sa tutelle.
La paix avec les autres, avec soi, est une victoire qu'on ne gagne qu'après s'être vaincu soi-même.
Quelque affection qu'on ait pour un ami, jamais il ne faut lui donner un avantage à pouvoir s'en prévaloir s'il devenait un ennemi.
Il n'y a d'intérêt à vivre que si on se dévoue pour des choses qui vous dépassent. Ne se consacrer qu'à sa propre personne serait terriblement décevant.
On dit : "La critique est aisée...", parfois on aimerait pouvoir dire : "Si la critique se taisait...".
Le secret est un lait sur le feu, il finit par se répandre si on n'y prend pas garde.
On ne réfléchit à sa vie que quand on fait des erreurs.
Un homme honnête, par le temps qui court, on en rencontre un sur dix mille.
Ici-bas, on ne peut jamais vivre son rêve, la vie est si petite et le rêve si grand.
Quand on est né le plus pauvre parmi les pauvres, il est bon d'avoir quelque hautesse dans le coeur.
Chaque personne est une armoire pleine d'histoires, il suffit d'ouvrir les tiroirs, c'est comme un chapelet qu'on égrène.
La connaissance est à la fois un désir et la découverte de ce qu'on a cherché.
Plus on a plus on veut avoir.
On n'est pas complètement homme tant qu'on ignore la femme.
- Mais c'est du délire ! - Non, le délire c'est quand on se balade avec un demi melon sur la tête en criant « j'aime les hamsters » !
Autrefois on rêvait de posséder le coeur de la femme dont on était amoureux ; plus tard, sentir qu'on possède le coeur d'une femme peut suffire à vous en rendre amoureux.
Si on donne, on ne vous remercie pas ou à peine. Si on ne donne rien, on vous adresse un merci très appuyé : c'est tout bénéfice.
On ne ferre pas un cheval qui court.
La fierté a rarement un juste milieu, on en a trop ou pas assez.
On a toujours assez de temps quand on en fait un bon usage.
Aussitôt qu'on sort du domaine des mots tout s'écroule et lorsqu'on y demeure tout est sans vie.
On parle du harcèlement sexuel, mais tout est devenu harcèlement - le politique, les médias, la société, cette information lancinante. Ça parle trop. Trop de mots pour être honnête.
L'intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c'est avec ça qu'on juge.
Un bienfait n'est jamais perdu. C'est peut-être pour ça qu'on n'en trouve jamais !
Lorsqu'on s'est fait peindre par un peintre célèbre, il ne reste qu'une ressource : ressembler à son portrait.
Pour reconnaître Que l'on n'est pas intelligent, Il faudrait l'être.
J'aime énormément la liberté et je déteste qu'on me donne des ordres.
Je pense qu'on devient adulte quand on perd ses parents.
On ne risque pas d'échouer dans la vie, si on ne tente rien.