L'appel du sang est assurément irrésistible, et on ne fait jamais d'une hyène un mouton.
Louable de surveiller la circulation de drogue dans les HLM, mais ne devrait-on pas également se préoccuper de la consommation de pastis dans les commissariats ?
A travers la fente d'une porte, on ne voit l'homme qu'en petit.
Parfois, on croit perdre quelque chose et, en fait, on ne sait pas qu'on est en train de gagner infiniment plus...
L'intelligence, on croit toujours en avoir assez, vu que c'est avec ça qu'on juge.
La fête des mères est une occasion de plus de lui rappeler à quel point elle est géniale, même si on lui dit déjà toute l'année.
Il est gentil, mais on a du mal à se concentrer quand il est dans la pièce.
Il n'y a pas de révolution où on aime l'ennemi, où on supplie le système qui nous exploite de nous intégrer.
On n'aspire pas à être normal, c'est plutôt quelque chose dont on veut sortir.
Le monde est si corrompu que l'on acquiert la réputation d'homme de bien seulement en ne faisant point le mal.
L'amitié est une chose merveilleuse à partir du moment où l'on peut se taire ensemble sans malaise.
Dormir seule, on arrive à s'y faire. Mais seule devant une assiette, c'est toujours un mauvais moment à passer.
Les gens que l'on aime devraient mourir avec toutes leurs affaires.
On devient son pire ennemi en essayant de donner du sens à ce qui n'en a pas.
Marcello Mastroianni et Jean-Louis Barrault vont faire pipi. Mastroianni a des difficultés, et Barrault lui dit : "On est puni par où on a péché."
Ne pas s'incliner devant ce qu'on appelle le destin. Prendre dans l'événement qui nous frappe ce qui est une poussée de force pour nous, pour les autres.
A soixante ans on a franchi depuis longtemps le solstice d'été. Plus les jours passent et plus j'ai envie de guetter la lumière, à plus forte raison si elle s'amenuise. Rester du côté du soleil.
On n'envisage pas l'avenir et la postérité sans jeter un regard en arrière à ses ancêtres.
La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas.
On meurt comme on a vécu.
La chance existe. Sans cela, comment expliquerait-on la réussite des autres.
Moins on parle plus on se sent insignifiant. Le silence confronte l'être à sa nullité.
Vous avez trois âges dans la vie : la jeunesse, l'âge mûr et celui où on vous dit que vous avez bonne mine.
On n'aime pas son voisin par un simple élan du coeur, on l'aime bien souvent pour avoir une excuse plus tard lorsque fatalement on devra le détester.
Tous les poissons mangent les gens, C'est le requin seul qu'on blâme.
Si l'on est différent, il est fatal qu'on soit seul.
La vraie patrie est celle où l'on rencontre le plus de gens qui vous ressemblent.
La science ne saurait être rendue responsable de l'illusion des imbéciles qui prétendent, on ne sait pourquoi, qu'elle doit assurer leur bonheur.
C'est au moment où l'on se sait aimé que l'on se sait aimable, et c'est folie de se croire désirable avant d'avoir été désiré.
Quand on essaye de raconter ses souvenirs d'enfance, il ne reste plus que des phrases bien ordonnées, quelques fragments passés au crible des structures du langage.
Aussi longtemps que nous pourrons vivre en recherchant la bonne affaire,Aussi longtemps que l'on dira "toi ou moi"Aussi longtemps qu'il s'agira non de progresser mais de devancer l'autre,Aussi longtemps il y aura la guerre.Aussi longtemps que le capitalisme existera,Aussi longtemps la guerre existera.
N'ayons pas peur de diminuer. C'est comme la lune, on voit la lune grandir et décroître, mais c'est toujours la lune.
Quand on est intelligent, il est plus facile de faire l'imbécile que l'inverse.
Tout le monde est de gauche... sauf quand on vote.
Moins on peut penser à soi-même, plus on devient intéressant et attirant..
La vie sans poésie et la vie sans infini, c'est comme un paysage sans ciel : on y étouffe.
Dire des idioties, de nos jours où tout le monde réfléchit profondément, c'est le seul moyen de prouver qu'on a une pensée libre et indépendante.
Ce qui peut-être dit, peut être dit clairement ; et ce dont on ne peut parler, il faut le passer sous silence.
On ne peut pas faire les hot-dogs et servir le client.
On est une pipe qui s'allume, fume, puis s'éteint. Derrière elle ? De la fumée. Rien de plus.
On peut se découvrir comme on trouve un objet perdu.
Achetez de la terre, on n'en fabrique plus.
Je voudrais travailler dans un magasin de rêve où l'on ne vendrait que des choses imaginaires.
On a besoin de plats chaud et réconfortant... Une terrine de poisson n'a jamais consolé personne !
J'pensais à la mort, à tout ça. Au fait de comment on va mourir. J'me disais d'un côté si on fait que penser à sa mort ça peut nous rendre maboul, mais ça peut aussi nous aider, non ? Parce que [...] ► Lire la suite
Quand on n'est pas intelligible, c'est qu'on n'est pas intelligent.
On ne peut pas tout avoir, je l'ai souvent remarqué.
On devrait essayer les femmes comme les chaussures. Si cela va, on les garde. Si elles vous cassent les pieds, on les rend le lendemain matin.
On a beau être un client, l'attente nous rabaisse au rang de simple pion, insignifiant interchangeable, dont la valeur ne tient qu'au numéro qu'il a pris.
L'art culinaire est plus important que l'art littéraire. Et on peut très bien vivre sans savoir lire tandis qu'il faut manger.