C'est une espèce de coquetterie de faire remarquer qu'on n'en fait jamais.
Ce n'est pas ce qu'on a eu qui compte, c'est ce qu'on n'a pas.
On ne fait l'amour... On aime
A la trogne connaît-on l'ivrogne ?
Si j'ai fait la carrière que l'on sait, tout a commencé par hasard.
On se connaissait à la voix plus qu'à la figure.
C'est déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient.
Ils diront sans pudeur du mal d'un chef-d'oeuvre parce qu'ils croient qu'on a l'air de s'y connaître quand on dit du mal d'un ouvrage - mais dire du bien, s'enthousiasmer, attention ! Ils ne veulent pas être ridicules.
Il est impossible de devenir très instruit si on ne lit que ce qui plaît.
Qui veut trop est plus riche qu'on ne pense.
En ce monde, on vit mieux en disant la bonne aventure qu'en disant la vérité.
Souvenez-vous de la conduite de votre père, c'est le plus bel exemple qu'on puisse suivre.
On veut de la norme, des calibres, des modèles. Et quand on épouse tous la même norme, on finit par être tous les mêmes. Tout le monde va voir les mêmes films, achète les mêmes livres. Tout le monde mange la même chose, et tout est fait pour ça.
J'ai fait la connaissance de l'oeuvre de Maurras au tout début de l'année 1960. J'avais alors à peine plus de seize ans. A cet âge-là, on a surtout les convictions de ses curiosités.
On dit aussi qu'il fut professeur dans un lycée et qu'on n'a pas pu le garder à cause de cette manie terrible de se branler par sa poche percée derrière son bureau, en pleine classe... que les enfants n'apprenaient plus rien.
Ton Souvenir est comme un livre bien aimé,Qu'on lit sans cesse, et qui jamais n'est refermé,Un livre où l'on vit mieux sa vie, et qui vous hanteD'un rêve nostalgique, où l'âme se tourmente.
Si on aime, on prend le paquet, sans juger !
Le plus grand malheur des guerres civiles est que l'on y est responsable du mal même que l'on ne fait pas.
On croit agir, et l'on est entraîné.
Dans quelques années, vous saurez à quel point on peut souffrir quand on aime. Une souffrance à mourir. Il vaut mieux être jeune, être insensible, ne pas aimer surtout. J'avais déjà souffert, mais jamais de cette façon-là, si inattendue, alors que tout allait si bien.
On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l'industrie cosmétique sont responsables : faire croire à une nation de boudins qu'elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l'air d'autre chose que de ce qu'elles sont.
Quand on joue un personnage, il y a toujours un moment où il faut revenir à la réalité, sinon c'est elle qui nous rattrape. Et c'est souvent de façon violente. Plus on masque sa propre saloperie, plus elle risque de nous revenir en pleine gueule.
Tout a un sens, pour peu qu'on ait un but.
On croit d'abord qu'on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu'on travaille pour sa femme ; on est persuadé plus tard qu'on travaille pour ses enfants ; on s'aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.
Un des aspects les plus pernicieux du système soviétique, c'est qu'à moins d'être martyr on ne pouvait pas être honnête.
C'est un extrême malheur d'être sujet à un maître, duquel on ne se peut jamais assurer qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.
Avec Nulle Part Ailleurs, j'éatais le conducteur du train, on m'a demandé de mettre des rails et le probléme c'était d'aller de plus en plus loin avec ces rails.
Je suis très jeune de caractère, mais ce que je trouve formidable quand même c'est de vieillir en même temps, parce qu'on connaît beaucoup plus de gens, on a vu beaucoup plus de choses.
On ne songe jamais à la voix des portraits.
On se fait une idée précise de l'ordre, mais non pas du désordre.
Bon Dieu! que de peine à prouver, en économie politique, que deux et deux font quatre; et, si vous y parvenez, on s'écrie : « c'est si clair, que c'en est ennuyeux. » - Puis on vote comme si vous n'aviez rien prouvé du tout.
Le Coryphée : C'est ton courage, sache-le, qui fait ton malheur. Cassandre : C'est là une chose qu'on ne dit jamais aux gens heureux.
L'air qu'on voit dans les tableaux de maîtres n'est pas de l'air respirable.
Il me parle de l'alumine. En la broyant avec tous les tons possibles, on obtient un transparent qui en fait une laque.
La mathématique est la science la plus ancienne et la plus parfaite ; cependant l'idée qu'on doit s'en former n'est pas encore bien déterminée: le nom multiple, par lequel on la désigne, indique le défaut d'unité de son caractère philosophique.
Mais il te faudrait une chemise propre. On pourrait planter des navets dans le col de celle-ci.
On peut changer d'amant, mais non changer d'époux.
Quand on a aucun avenir, la haine vient d'instinct.
C'est simple, si vous donnez un peu, on vous réclame beaucoup.
L'ennuyeux, quand on a décidé de vivre dans une maison de campagne, c'est qu'on est obligé de passer les trois quarts de ses journées à la ville, pour gagner de quoi la payer.
Rien de fastidieux comme des larmes qu'on n'a pas fait couler à dessein.
On tient d'autant plus aux honneurs qu'on en est moins digne.
Il est des pensées qu'on sent qui se cachent derrière toutes les autres.
On n'échappe à rien, pas même à ses fuites.
Si l'on ôtait les chimères aux hommes, quel plaisir leur resterait -il ?
Mais les dangers n'acquièrent une valeur que lorsqu'on a appris à les affronter.
Il me paraît normal que les avant-gardes littéraires apparaissent à des époques où l'on croit plus globalement au progrès.
Beaucoup de gens sans parti pris, c'est-à-dire qui ne sont pas musiciens, se demandent pourquoi l'Opéra s'obstine à jouer Faust. Il y a à cela plusieurs raisons dont la meilleure est que l'art de Gounod représente un moment de la sensibilité française. Qu'on le veuille ou non, ces choses-là ne s'oublient pas.
C'est le problème, quand les meufs s'enferment dans un dialogue privé avec d'autres meufs, elles arrivent à des conclusions qui échappent à tout bon sens, et qu'on aille pas prétendre qu'il n'y a pas là, au fond, une profonde hostilité envers la libido masculine.
On m'a vu dans le VercorsSauter à l'élastiqueVoleur d'amphoresAu fond des criquesJ'ai fait la cour à des murènesJ'ai fait l'amour.