Je suis très jeune de caractère, mais ce que je trouve formidable quand même c'est de vieillir en même temps, parce qu'on connaît beaucoup plus de gens, on a vu beaucoup plus de choses.
La maille, je l'ai commencée par hasard, parce que je voulais à tout prix quelque chose de très petit. Et c'est vrai que l'on a tous quelque chose qui nous touche. Moi, c'était le tricot, pour la tendresse, la douceur.
Beaucoup de publicitaires ont investi sur Internet à cause de l'hystérie générale. Maintenant ils se demandent comment on peut faire des bénéfices en vendant une bouteille de liquide vaisselle à 10 francs sur le World Wide Web.
Tout le monde s'amuserait, les riches surtout, si l'on pouvait préparer le plaisir, le salarier et lui assigner rendez-vous.
L'amour comme la guerre, on le fait avec des chansons.
Ce qui se fait au ciel, nous l'ignorons ; ce qui ne s'y fait pas, on nous le dit expressément : on ne s'y marie pas et l'on est pas donné en mariage.
Le péril passé, l'on ne se souvient guère de ce qu'on a promis aux cieux.
Ce qu'on dit à l'être à qui on dit tout, n'est pas la moitié de ce qu'on lui cache.
On se sait jamais rien, sauf ce qui est sans importance.
J'ai fait la connaissance de l'oeuvre de Maurras au tout début de l'année 1960. J'avais alors à peine plus de seize ans. A cet âge-là, on a surtout les convictions de ses curiosités.
Avec Nulle Part Ailleurs, j'éatais le conducteur du train, on m'a demandé de mettre des rails et le probléme c'était d'aller de plus en plus loin avec ces rails.
Les pensées que l'on garde pour soi se perdent.
On tient d'autant plus aux honneurs qu'on en est moins digne.
On se ruine l'esprit à trop écrire. On le rouille à n'écrire pas.
On confond trop souvent vivre et faire des expériences.
Comme pour un créateur de mode, vous avez des délais très précis à respecter donc vous devez vous renouveler constamment tous les trois ou six mois. Quand on y pense, c'est tellement intense.
Avec la civilisation, on passe du problème de l'homme des cavernes au problème des cavernes de l'homme.
Vous connaissez certainement un écrivain. On les lit de moins en moins, mais il y en a de plus en plus. Vous en dénicherez facilement un dans votre entourage. On se sent si bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur Terre.
On ne se repent bien des fautes que l'on n'est plus en état de commettre.
On flatte pour être flatté.
Le Mal, c'est ce qu'on ne peut se pardonner.
L'on vit de ce que à quoi l'on renonce.
Je ne rêvais pas du tout de ça, non, pas du tout. Je rêvais d'être tranquille, autonome, de voyager. Être dans la lumière, être celle qu'on regarde, ce n'est pas dans ma nature.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
On ne songe jamais à la voix des portraits.
Quand on est aimé, on s'aime plus.
Ce que l'on aime, on le trouve partout et l'on voit partout des ressemblances.
En France, la réussite, c'est louche, on trouve ça dégueulasse.
Les maris sont comme le feu, ils s'éteignent si on ne s'en occupe pas.
La pire insulte qu'il pouvait proférer était « amateur » : un tel mot faisait l'effet d'un coup de massue. Après avoir été ainsi méprisé par Jelly, on ne se montrait plus jamais un amateur.
On ne peut corriger les hommes qu'en les faisant voir tels qu'ils sont.
On ne croit qu'en ceux qui s'en croient.
Je veux qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui a essayé de respecter son intégrité en tant qu'artiste et en tant que personne. Et je ne veux pas être dans une boîte. Je ne veux pas être une chose.
La vraie fête, c'est faire ce dont on a envie, indépendamment de ce que font les autres, sans tenir compte du calendrier, en se moquant des usages et en faisant fi du qu'en-dira-t-on. Rare et difficile.
Tant qu'on entend gémir la liberté, c'est qu'on n'a pas trop à s'alarmer pour elle.
C'est une espèce de coquetterie de faire remarquer qu'on n'en fait jamais.
Si l'on ôtait les chimères aux hommes, quel plaisir leur resterait -il ?
Mais il te faudrait une chemise propre. On pourrait planter des navets dans le col de celle-ci.
On oublie les mots comme on oublie les noms. Le vocabulaire a besoin d'être constamment fertilisé ou il mourra.
En faisant de la conformité au politiquement correct la valeur numéro un, on tue la littérature.
La plupart des éditeurs persistent à considérer que l'auteur est un individu auquel on rend suffisamment service en publiant son bouquin, pour qu'on n'ait pas besoin de lui verser un peu d'argent.
Il est des pensées qu'on sent qui se cachent derrière toutes les autres.
Le Coryphée : C'est ton courage, sache-le, qui fait ton malheur. Cassandre : C'est là une chose qu'on ne dit jamais aux gens heureux.
Dans le fond des tiroirs y'a des chansons qui dorment,Et des mots que jamais on n'a dits à personne,Qui auraient pu changer le cours d'une existence,Mais qui ont préféré rester dans le silence.
On change d'optique quand on devient chef du gouvernement.
Les plus grands progrès accomplis ces dernières décennies l'ont tous été grâce à l'audacieuse déconstruction du concept de nature. Non pour la nier, comme on l'a souvent dit, mais pour la remettre à sa juste place.
J'ai grandi à une époque où, si on n'avait pas d'enfant, on n'était pas une vraie femme. Donc, on fait des gosses. Et on se rend compte qu'on s'est fait bananer et qu'on aurait été mieux sans.
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
Certaines gens sont si contrariants qu'il suffit qu'on les admire pour qu'ils ne s'admirent plus.
On ne se rassasie pas des plaisirs du monde, pareils au miel sur le tranchant d'un rasoir.