Ici on vit d'injustice et d'eau fraîche.
On répète plutôt des choses entendues la veille et qu'on croit drôles, originales. On s'affirme, on essaye, à la gueulante en groupe, on gesticule désordonné. C'est pas tellement plus facile d'être jeune que vieux.
On peut assassiner les corps mais pas l'âme, voilà ce que nous avons appris dans les camps.
Avec Nulle Part Ailleurs, j'éatais le conducteur du train, on m'a demandé de mettre des rails et le probléme c'était d'aller de plus en plus loin avec ces rails.
L'intelligence est la faculté qui fait que l'on s'abstient.
On ne se rassasie pas des plaisirs du monde, pareils au miel sur le tranchant d'un rasoir.
Les biens qu'on espère toujours sont les seuls qui ne trompent jamais.
Ce qu'on dit à l'être à qui on dit tout, n'est pas la moitié de ce qu'on lui cache.
On se sait jamais rien, sauf ce qui est sans importance.
Comme pour un créateur de mode, vous avez des délais très précis à respecter donc vous devez vous renouveler constamment tous les trois ou six mois. Quand on y pense, c'est tellement intense.
On ne croit qu'en ceux qui s'en croient.
Avec François Hollande, on ne peut pas discuter donc on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles.
Vous connaissez certainement un écrivain. On les lit de moins en moins, mais il y en a de plus en plus. Vous en dénicherez facilement un dans votre entourage. On se sent si bien en écoutant les dernières personnes intelligentes sur Terre.
Quand on se résigne à être agressé, ça ne vous mène nulle part.
Quand on est aimé, on s'aime plus.
Le matin, on est jeune, et le soir, on est vieux.
Si j'ai fait la carrière que l'on sait, tout a commencé par hasard.
On verra qu'il faudra, à la fin du XVIIIe siècle, déployer beaucoup d'arguments pour rappeler la mère à son activité « instinctive ». Faire appel à son sens du devoir, la culpabiliser et même la menacer pour la ramener à sa fonction nourricière et maternante, dite naturelle et spontanée.
Certaines gens sont si contrariants qu'il suffit qu'on les admire pour qu'ils ne s'admirent plus.
On confond trop souvent vivre et faire des expériences.
Milieux - Ceux dont on parle sont toujours autorisés, ou généralement bien informés.
Dans le fond des tiroirs y'a des chansons qui dorment,Et des mots que jamais on n'a dits à personne,Qui auraient pu changer le cours d'une existence,Mais qui ont préféré rester dans le silence.
La pire insulte qu'il pouvait proférer était « amateur » : un tel mot faisait l'effet d'un coup de massue. Après avoir été ainsi méprisé par Jelly, on ne se montrait plus jamais un amateur.
J'ai fait la connaissance de l'oeuvre de Maurras au tout début de l'année 1960. J'avais alors à peine plus de seize ans. A cet âge-là, on a surtout les convictions de ses curiosités.
Avec la civilisation, on passe du problème de l'homme des cavernes au problème des cavernes de l'homme.
On reproche souvent aux grands de n'avoir pas fait tout le bien qu'ils eussent pu dispenser. Ils pourraient bien répondre : songez seulement à tout le mal que nous eussions pu faire et dont nous nous sommes abstenus.
On se ruine l'esprit à trop écrire. On le rouille à n'écrire pas.
Ce qui se fait au ciel, nous l'ignorons ; ce qui ne s'y fait pas, on nous le dit expressément : on ne s'y marie pas et l'on est pas donné en mariage.
Ce que l'on aime, on le trouve partout et l'on voit partout des ressemblances.
On change d'optique quand on devient chef du gouvernement.
On tient d'autant plus aux honneurs qu'on en est moins digne.
Le Mal, c'est ce qu'on ne peut se pardonner.
En France, la réussite, c'est louche, on trouve ça dégueulasse.
Il est vrai aussi qu'on doit s'habituer, comme les médecins avec la souffrance, les magistrats avec le crime... l'accoutumance, tout s'aplanit, même les agréments on les trouve trop naturels, on ne se méfie plus des retours de trique... les peuples aussi bien que les individus !
Si on ne leur fournit rien, si on ne leur obéit pas, sans les combattre, sans les frapper, ils restent nus et défaits et ne sont plus rien.
La télévision n'est pas faite pour être regardée mais pour qu'on y passe.
Répéter "Je sais, je sais..." signifie qu'on ne sait pas et que d'ailleurs on s'en moque.
Il y a toujours eu des choses qu'on n'apprend pas dans les livres.
On trouve dans le monde plus souvent matière à s'instruire qu'à se consoler.
Souvenez-vous de la conduite de votre père, c'est le plus bel exemple qu'on puisse suivre.
Vous savez bien que l'on n'y peut rienMême Paris crève d'ennuiToutes ses rues me tuent.
Certaines femmes rougissent quand on les embrasse ; certaines appellent la police, d'autres jurent, d'autres mordent. Mais les pires sont celles qui rient.
Le Coryphée : C'est ton courage, sache-le, qui fait ton malheur. Cassandre : C'est là une chose qu'on ne dit jamais aux gens heureux.
Un des aspects les plus pernicieux du système soviétique, c'est qu'à moins d'être martyr on ne pouvait pas être honnête.
Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par des bijoux de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir.
On ne se lasse pas des amitiés que l'on noue avec les livres.
J'ai grandi à une époque où, si on n'avait pas d'enfant, on n'était pas une vraie femme. Donc, on fait des gosses. Et on se rend compte qu'on s'est fait bananer et qu'on aurait été mieux sans.
En faisant de la conformité au politiquement correct la valeur numéro un, on tue la littérature.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
C'est une espèce de coquetterie de faire remarquer qu'on n'en fait jamais.