On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. Ils pourraient venir les chercher.
Lorsqu'on désire plaire à quelqu'un, il faudrait toujours être ignorant.
On ne jette pas une ampoule quand elle éclaire encore.
On ne peut pas sortir de l'ombre, même un peu, sans exciter la haine de beaucoup.
Un état chancelle quand on en ménage les mécontents. Il touche à sa ruine quand on les élève aux premières dignités.
Le sommeil est encore plus parfait, quoi qu'en disent les hygiénistes, quand on le partage avec un être aimé.
Et dire que les vieux arbres sont si beaux ! Hélas, on n'est pas de bois.
Il faut que les hommes fassent du bruit, à quelque prix que ce soit - peu importe le danger d'une opinion, si elle rend son auteur célèbre ; et l'on aime mieux passer pour un fripon que pour un sot.
L'ivresse n'est jamais qu'une substitution du bonheur. C'est l'acquisition du rêve d'une chose quand on n'a pas l'argent que réclame l'acquisition matérielle de la chose rêvée.
Les savants sont des êtres humains. C'est une vérité qu'on oublie souvent, mais qu'on peut vérifier par l'expérience.
Le temps est démesuré quand on est petit et qu'on attend.
La meilleure anthologie est celle que l'on fait pour soi-même.
Ce qui marque le pop, c'est avant tout l'usage qu'il fait de ce qui est méprisé et on insiste sur les moyens les plus pratiques, les moins esthétiques, les plus beuglants des aspects de la publicité.
Vous serez toujours irrésistibles, vous autres femmes : d'abord raisonnables, et l'on ne peut vous contredire, gracieuses, et l'on se rend volontiers, sensibles et l'on ne veut pas vous faire de peine, mystérieuses et l'on s'effraie.
On ne peut pas décréter la fin des choses.
Les gens ne s'embrassent guère, de nos jours. On veut le corps tout de suite, on le veut tout entier et, quand on l'a eu, on n'a plus que faire d'un baiser.
Il est facile de faire comme si la pluie n'existe pas quand on porte un imperméable.
Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.
Toute éducation est élévation, contrainte, épanouissement et promesse de joies. Tous les sens y contribuent ; on s'éduque autant par la bouche que par l'oeil ou l'oreille. Est-ce un hasard si ce même terme, goût, désigne le sens de la bouche et une manière de vivre ?
Chez nous, on ne se prend pas trop au sérieux, et le rire est la meilleure forme d'unité, je pense, dans un couple.
Si on ne peut pas passer par-dessus, il faut passer par-dessous.
Lutter avec une personne qu'on a beaucoup aimé et qu'on aime toujours, c'est lutter avec soi-même.
Du vivant de son père, observez les intentions d'un homme. Après la mort de son père, observez son comportement : si, pendant trois ans, il ne s'écarte pas de la voie que lui a tracée son père, on peut dire que c'est un bon fils.
Pour surmonter les interdictions, on a dû inventer des mots « masques », cacher les faits derrière des euphémismes.
Ce qu'on aime dans un autre, c'est soi, c'est son plaisir, c'est le plaisir qu'on lui donne et qui est encore une forme du nôtre.
Les femmes savent bien que les hommes ne sont pas si bêtes qu'on croit - qu'ils le sont davantage.
Il est mal de violer sa parole sans raison ; mais on trouve toujours une raison.
Les acteurs rateraient très souvent, presque toujours, leurs entrées en scène, s'ils n'avaient pas, étant en coulisse, cette pensée constante : Il me semble qu'il y a bien longtemps qu'on ne m'a vu !
On n'est jamais aussi bien battu que par soi-même.
On se réconcilie avec un ennemi qui nous est inférieur pour les qualités du coeur ou de l'esprit ; on ne pardonne jamais à celui qui nous surpasse par l'âme et le génie.
Il n'y a nul héroïsme à exécuter ce qu'on ne peut refuser. Surtout si c'est une tâche facile.
On ne triomphe bien que de ce que l'on assimile.
La mort est la chose la plus simple qui soit si on évite de philosopher à son sujet.
Les mots... des tourbillons, voilà ce qu'ils sont, à travers eux, on atteint le vide.
On promet comme on veut et l'on tient comme on peut.
L'important, ce n'est pas le lieu où l'on se trouve, c'est l'état d'esprit dans lequel on est.
Le temps presse de savoir avant d'apprendre, de commenter sans délai ni recul, de surfer sur l'émotion. On tend désormais le micro au trottoir, qui a opinion sur rue.
Quiconque n'a pas habité la campagne ne peut se faire une idée de l'ennui qu'on y éprouve.
Il n'y a pas de vieillesse, on n'est vieux qu'à partir du moment où on prend son parti d'être vieux.
Je bazarde les enfants à l'école neuf jours sur dix. Je n'ai à les supporter que trois jours par mois à la maison ; ce n'est pas la mer à boire. On les fourre dans le salon et on appuie [...] ► Lire la suite
Plus on remue le fumier, plus il sent mauvais.
Plus on étudie, plus on sait. Plus on sait, plus on oublie. Plus on oublie, moins on sait. Moins on sait, moins on oublie. Moins on oublie, plus on sait. Alors, à quoi bon étudier ?
La Saint Valentin est un jour pour masochiste. Si l'on est avec quelqu'un il faut lui dire "je t'aime" avec un cadeau, pour que cela ait plus de valeur que les 364 autres jours de l'année ; si l'on est seul, on déprime !
S'il n'y avait pas de nuages, on ne serait pas si heureux de voir le soleil.
On peut comparer la société à une salle de spectacle ; on n'y est aux loges que parce qu'on paie davantage.
Avec ce mot devoir, on fait danser le citoyen comme un ours avec une musette.
Sur cent maris aveugles, on en trouverait bien quatre ou cinq qui sont en effet aveugles. Les autres trichent.
Dans les dîners en ville, on parle à bâtons rompus. Sur le dos des autres.
On cloue les cercueils comme si on avait peur que les morts s'envolent.
Une femme, on la comprend mieux à la regarder qu'à l'écouter parler.