La paresse a cela de mortel que, dès qu'on en triomphe, on la sent qui renaît.
On commence par dire : "Ne fais pas de bruit quand tu rentres", et cela devient très vite : "Ne fais pas de bruit si tu rentres."
J'étais une actrice muette, un corps. J'appartenais aux rêves, à ceux que l'on ne peut briser.
Si l'on vous dit : Les terres de Crimée n'ont pas de valeur et ne paient pas de taxes. Répondez : Le profit est pour nous qui achetons du blé exempt de ces charges. - Si l'on vous dit : [...] ► Lire la suite
Le premier degré de la folie est de s'imaginer qu'on est sage.
Le moment est venu d'étudier l'art du moyen-âge comme on étudie le développement et la vie d'un être animé
En occupant les gens de leur propre intérêt, on les empêche de nuire à l'intérêt d'autrui.
J'ai parcouru le monde sans, hélas, trouver ville ni pays Où l'on vendit la chance au bazar.
Les conducteurs de taxi parfois se mettent en grève. Ce sont des moments difficiles où l'on n'en trouve pas. Comme d'habitude.
Tu es laid... sois terrible, on oubliera ta laideur. Tu es vieux... sois énergique, on oubliera ton âge.
D'être content sans vouloir davantage C'est un trésor qu'on ne peut estimer .
On peut choisir son régiment, mais partout il faut marcher au pas.
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué.
Quand un peuple refuse un progrès facile à mettre en oeuvre, quand un véhicule poussé par dix hommes reste sur place, quand un enfant s'avachit devant la télévision pendant des heures, on découvre, médusé, l'effroyable emprise de l'immobile.
Ce n'est pas ce qu'on fait sortir de soi dans la poésie des autres qui est important, mais le fait d'avoir enfin une oreille pour l'entendre.
S'il est question d'une boisson insipide, comme, par exemple, un verre d'eau, on n'a ni goût ni arrière-goût ; on n'éprouve rien, on ne pense à rien ; on a bu et voilà tout.
Si on ne sait pas vivre, comment peut-on savoir mourir ?
Il y a des femmes qui passent leur vie à rembourrer le fossé où leur vertu comptait choir, et qui, furieuses de rester sur le bord à attendre qu'on les pousse, jettent des pierres aux femmes qui passent.
On quitte d'abord la maison de ses parents, et ensuite, parfois, on quitte la maison de son premier mariage, et c'est toujours la même peine qu'on ressent, celle de se sentir, une fois pour toutes, orphelin.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir "mené la vie de garçon" ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchaînement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme.
On ne meurt pas. La mort, c'est encore de la vie couvée.
Les Tontons Flingueurs, c'est un de mes films préférés. "On n'est pas venus pour beurrer les sandwichs" : ma réplique préférée.
- Il semblerait qu'on ait lancé une nouvelle tendance. - Je crois que geek, c'est le nouveau chic.
On ne peut pas célébrer la beauté, la puissance de la langue, du sens, et oublier le monde.
Il existe toujours une «magie» en amour. Sans quoi on tombe dans la friction pure, avec ses deux aspects de jouissance à l'état brut et de location de services.
Dans un large fauteuil, près du foyer béni, Comme on peut voyager, l'hiver, à l'infini !
La jeunesse ressent un plaisir incroyable lorsqu'on commence à se lier à elle.
Il n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage.
N'est-ce pas là l'éternité ? Cette poussée soudaine d'une âme en nous et ce départ pour un monde qu'on ne possède qu'à deux.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
On n'échappe pas à la nature : les hommes s'accomplissent dans l'esprit, les faits y progressent, les images y poussent comme des plantes.
On ne marchande pas avec les rêves, les hasards et les coïncidences.
Du porc, on ne perd que le cri.
Le bonheur se distingue du plaisir : ce dernier n'est pas lié au sentiment de l'existence, on ne s'y oublie pas en tant qu'être singulier. Ici se loge la deuxième raison qui peut expliquer la rareté de ce bonheur en littérature.
On travaille pour épater, ou bien on se répète.
On peut battre une femme quand il n'y a pas d'autre moyen de la faire taire.
Quand on n'a pas souffert, on ne sait rien encore.
L'habitude veut que l'on agrège sa solitude à celle des autres.
Ce qu'on ne dit pas n'en existe pas moins, et tout ce qui est se devine.
Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça tout le monde est content.
Le processus de maturation pour devenir écrivain s'apparente à celui d'une prostituée. On le fait d'abord par amour, puis pour quelques amis, et enfin uniquement pour l'argent.
Dans les déclarations de sportifs, c'est comme dans les déclarations d'hommes politiques : la franchise ne consiste pas à dire ce qu'on pense, mais à penser ce qu'on dit.
Rappelle-toi des promesses qu'on s'était faîtes mais qu'on a foiré.
Quand j'marche dans Paris toute la nuit, j'ai mal de voir le monde dans lequel on vit, où est l'enfer, où le paradis ?
Il y a des familles où tout ce qui touche à la sexualité est considéré comme sale ou défendu. On ne sait plus alors si on est un enfant de l'amour ou un enfant de la FAUTE.
C'est le sens du toucher. Dans une vraie ville tu marches. Les gens s'effleurent, se bousculent. À Los Angeles personne ne se touche. On est toujours entourés de ce métal. Le sens du toucher nous manque tant, qu'on se rentre dedans pour sentir quelque chose.
Le temps où l'on est élève et étudiant est principalement un temps de pensée suicidaire et celui qui le nie a tout oublié.
La vraie misère est celle des gens qu'on croit riches parce qu'ils n'ont pas le courage d'être pauvres.
Les personnes qui ne connaissent pas encore ma grand-mère sont priées de se dépêcher. On ferme le cercueil à 14 heures.
On ne réalise vraiment qu'une femme contient de la dynamite que le jour où on la laisse tomber.