C'est cela l'amour, une élection : lorsque l'on se choisit l'un l'autre, sans autre raison que l'amour.
Qui n'a pas rêvé, à un moment donné, d'effacer la vie ? L'embêtant c'est que la vie, il faut la vivre à la file. Ça commence et, à partir de là, ça tire du long jusqu'à la fin. On ne peut pas choisir.
Sans contredit, ce n'est pas une des moindres supériorités de Chopin d'avoir consécutivement embrassé tous les jours sous lesquels pouvait se présenter ce thème, d'en avoir fait jaillir tout ce qu'il a d'étincelant, comme tout ce qu'on peut lui prêter de pathétique.
C'est terminé, le vieux monde. Qu'est-ce qu'on a besoin d'éduquer des gens dont on a plus besoin sur le marché de l'emploi ?
La mémoire est un don précieux. Quand on le possède, le passé n'existe pas.
Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes ; oui, il doit y avoir quelque chose. On n'agit pas comme ça pour rien.
Du temps qu'on l'aimait, lasse d'elle-même,Elle avait juré d'être cet amour,Elle en fut le charme et lui le poème,La terre est légère aux serments d'un jour.
Faire à tout prix quelque chose qu'on doit faire est un voeu.
A l'heure où l'on cherche des méthodes électroniques pour stocker les films, il faut garder à l'esprit le rôle joué par le papier dans la préservation du cinéma.
Dans les milieux littéraires, quand on parle des poètes morts jeunes, ce sont les poètes morts vieux qui se mouchent.
On trouve innocent de désirer et atroce ce que l'autre désire.
Il est difficile, dit-on, de se faire au bâton ; mais à la liberté, c'est beaucoup plus facile.
On récompense des écrivains parfois pour leur oeuvre. Pourquoi n'en punit-on jamais ?
On n'est pas un homme quand on n'aime que soi.
Naguère les concierges étaient en vogue, Désormais on les a remplacées par des digicodes.
Les conquêtes sont faciles à faire parce qu'on les fait avec toutes ses forces : elles sont difficiles à conserver parce qu'on ne les défend qu'avec une partie de ses forces.
Il faut mettre le bébé au courant de tout ce qui le concerne, de ce qu'on fait et de ce qu'on fera pour lui dans l'immédiat ou dans un proche avenir. Pendant qu'on fait couler son bain, il faut lui dire : "Je fais couler ton bain". Cela, toutes les mères le savent.
Quand on n'a pas eu de chance, il faut avoir le physique de l'emploi, prendre l'air malheureux, c'est une question de savoir-vivre.
Il n'est soin que quand on a faimNe service que d'ennemi,Ne mâcher qu'un botel de fain,Ne fort guet que d'homme endormi,Ne clémence que félonie,N'assurance que de peureux,Ne foi que d'homme qui renie,Ne bien conseillé qu'amoureux.
Qui suis-je ? A 98 ans, je cherche encore. Je sais que j'ai fait des erreurs et j'ai ma part de regrets. Mais dans l'ensemble, la vie a été bonne pour moi. Comme on dit en yiddish, Ce pourrait être un verset.
Le monde est rempli de personnes aux croyances abracadabrantes, dont on pourrait croire en les rencontrant qu'elles sont censées.
Elle n'avait pas de tête, elle n'avait pas,L'esprit beaucoup plus grand qu'un dé à coudre,Mais pour l'amour on ne demande pas,Aux filles d'avoir inventer la poudre.
La vérité réside dans chaque coeur humain, et on doit la chercher là-bas, et être guidé par la vérité telle qu'on la voit. Mais personne n'a le droit de contraindre les autres à agir selon sa propre vision de la vérité.
C'est toujours le problème quand on est dans la lune, on peut toujours en tomber sur le dos et se casser le nez.
On se construit sur ce qu'on a vécu, en reproduisant ou en exorcisant.
Il y a un aspect qu'on ne veut jamais dire dans le journalisme: on utilise les faiblesses des uns et des autres.
Je n'ai pas l'habitude de tendre l'autre joue quand on m'envoie une baffe.
Quand on perd quelque chose de vieux, on gagne quelque chose de nouveau.
On s'imagine que Rabelais blasphème, alors qu'il ridiculise les superstitieux et les crédules,non la vraie foi.
La plupart des affections ne sont que des habitudes ou des devoirs qu'on n'a pas le courage de briser.
Il y a une dignité à vieillir comme on a vécu.
On ne lit presque rien qui vaille la peine d'être retenu ; on ne dit presque rien qui mérite d'être écouté.
J'ai été amputé de toi sans anesthésie. On m'a retiré ma moitié, ce que j'avais de mieux.
L'on peut dire, s'il m'est permis de m'exprimer ainsi, que M. de Voltaire valait seul toute une Académie.
On est des animaux, même dans ce qui nous donne la plus haute idée de notre humanité.
On oublie qu'une frontière est toujours une frontière et qu'on ne sait jamais.
Apprendre l'amour, c'est d'abord apprendre à parler d'amour et on ne l'apprend jamais aussi bien que chez les poètes, les romanciers, les philosophes.
Je sais que si j'étais fou, et depuis quelques jours interné, je profiterais d'une rémission que me laisserait mon délire pour assassiner avec froideur un de ceux, le médecin de préférence, qui me tomberaient sous la main. J'y gagnerais au [...] ► Lire la suite
On rit peu de la gaieté d'autrui, quand on a de l'humeur pour son propre compte.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
La flatterie est une arme précieuse quand on a affaire à des jeunes...
L'espérance aura encore beau nous décevoir, on lui accordera toujours la même confiance.
J'ai l'impression de ressembler à un rocher qu'on vient de dynamiter
La France de tous les jours, on n'en parle plus, car elle n'est plus intéressante
L'animal, c'est de l'ombre errant dans les ténèbres ; On ne sait s'il écoute, on ne sait s'il entend ; Il a des cris hagards, il a des yeux funèbres ; Une affirmation sublime en sort pourtant.
N'est-ce pas une chose remarquable que plus un objet est simple, moins on puisse le définir ?
Si ton coeur ne peut contenir les secrets qu'on t'a confiés, comment celui d'autrui les contiendrait-il ?
Dès que l'on fait un pas hors de la médiocrité, l'on est sauvé.
Poursuivre le bonheur, au lieu de le laisser venir, n'est-ce pas courir après le reflet d'un mot ? En fait, les hommes seraient plus heureux si on leur parlait moins de bonheur !
Une fois qu'on a donné son opinion, il serait logique qu'on ne l'ait plus.