Attaquer quand on n'est pas sûr de vaincre, c'est de l'aventurisme.
Avec trop, on se perd. Avec moins, on se trouve.
Comme se serait amusant si l'on n'était pas obligé de songer au bonheur !
Il est bien rare qu'avec un corps débile on conserve la plénitude de son intelligence.
La guerre est un instrument politique ; dès qu'on s'aperçoit qu'on la gagne, les considérations politiques doivent décider de son déroulement ultérieur.
Pourquoi ne fait-on l'effort de comprendre les autres que lorsqu'ils ne nous gênent plus ? Elle avait tout pour me fournir l'amour qui remplit une vie et nourrit une oeuvre. Mais j'ai cherché ailleurs pour me croire libre.
Plus on est de fous, moins on baise en missionnaire.
Les invités sont comme les gâteaux, si on les garde trop longtemps, ils deviennent immangeables.
Pour moi, ce n'est pas du travail. Quand je joue, j'ai l'impression de retourner dans la cour de récréation où, avec mes copains, on s'amusait aux gendarmes et aux voleurs, aux cowboys et aux indiens. Par la suite, j'ai été empereur, chef de la police, dentiste...
Est-ce qu'on se connaît trop ? Non, jamais. On tente de se reconnaître et on finit avec un inconnu.
Affronter Kylian Mbappé c'est plus spécial parce qu'on s'aime bien, parce que plein de choses...
Notre imagination crée notre réalité, alors autant qu'on l'utilise à bon escient.
Les principes sont des choses dont on use pour se dispenser de faire ce qui déplaît.
Ce n'est pas parce qu'on prêche dans les églises que les paratonnerres y sont inutiles.
On est toujours l'enfant de quelqu'un.
L'impact affectif que l'on a sur le public est énorme, on rentre dans leur vie.
L'adolescente nubile ne devient matrone que si on lui fait violence. Elle accède à sa vie de femme par une violence brutale. Jeune vierge hier, femme amphore le lendemain, s'opposant à la minceur de l'éphèbe.
Il l'a inscrite au catéchisme. On ne peut pas demander aux enfants de ne croire que dans la spiritualité de Samsung.
C'est terminé, le vieux monde. Qu'est-ce qu'on a besoin d'éduquer des gens dont on a plus besoin sur le marché de l'emploi ?
La politesse est d'abord un cadeau qu'on se fait à soi-même.
Depuis longtemps, on a dit : omne vivum ex ovo et on a assimilé la graine des végétaux à l'oeuf des animaux. Cette assimilation n'est pas tout à exacte ; en réalité, pour trouver l'équivalent de l'oeuf, il faut remonter jusqu'à l'ovule.
Le silence était si épais qu'on eût pu le découper en cubes.
C'est toujours le problème quand on est dans la lune, on peut toujours en tomber sur le dos et se casser le nez.
Si la justice était bien observée, on se passerait de protection.
L'espérance aura encore beau nous décevoir, on lui accordera toujours la même confiance.
On s'imagine que Rabelais blasphème, alors qu'il ridiculise les superstitieux et les crédules,non la vraie foi.
Quand on met le vêtement d'académicien, il se passe quelque chose...
Dans le monde d'autrefois, on s'efforçait de comprendre ; dans le nôtre, on veut savoir.
Aussi infailliblement que le chat se met à ronronner quand on lui caresse le dos, aussi sûrement on voit une douce extase se peindre sur la figure de l'homme qu'on loue.
Quand on ne sait rien faire, il faut avoir de l'ambition.
La mort vient assez tôt sans qu'on aille la chercher.
Jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.
On ne choisit pas, on est choisi.
On ne peut être indépendant de Dieu que pendant qu'on a la jeunesse et la prospérité.
On ne donne jamais assez d'amour aux enfants.
On ne vit qu'en dévorant la vie.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant voudrait dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Au zoo. Toutes ces bêtes ont un tenue décente, hormis les singes. On sent que l'homme n'est pas loin.
On croit que c'est autre chose qui sauve les gens : le devoir, l'honnêteté, être bon, être juste. Non. Ce sont les désirs qui vous sauvent. Ils sont la seule chose vraie.
Les hommes ne vous trouvent sage que lorsque l'on partage ou qu'on approuve leur folie.
Faut qu'on s'rattrape, qu'on enlève nos fringues et ensuite on avise.
Peu de gens sans rire ont été ; on ne sait nul qui n'ait pleuré.
Si l'on connaît des riches bien pensants, on en voit rarement de bien-dépensants.
Il y a des ruptures fécondes, à condition qu'on les soutienne.
Il est des trahisons dont on ne se remet pas. Des blessures morales dont on ne guérit jamais, celles qu'une mère inflige à son enfant, par exemple, ou un homme à une femme.
L'horizon était peuplé de tant de canons qu'on percevait un gargouillement continu, semblable à celui d'une immense bouilloire tourmentée par un brasier.
On ne conçoit pas mieux la propriété lumineuse des corps, après l'avoir attribuée à leur faculté incompréhensible de lancer un fluide fictif, ou de faire vibrer un éther imaginaire.
On ne devrait jamais confondre sentiment et raisonnement.
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition ; c'est par la vigilance du magistrat et par cette sévérité inflexible, qui n'est une vertu dans le juge qu'autant que la législation est douce.
L'amitié, c'est comme la fraternité : Quelque chose de commun dont on se passe aisément.