On n'espère pas en l'amour ; on s'en empare et on le vit.
Dans ma vie au cinéma j'ai toujours observé deux principes : ne jamais faire devant la caméra ce qu'on ne ferait pas chez soi, et ne jamais faire chez soi ce qu'on ne ferait pas devant la caméra.
On a découvert que les enfants à deux têtes sont loin d'avoir autant d'esprit que ceux qui n'en ont qu'une.
Quand on aime on est davantage.
Quelque vanité qu'on nous reproche, nous avons besoin quelquefois qu'on nous assure de notre mérite.
On produit les situations qui nous correspondent.
Il n'y a que ce qu'on fait qui n'est jamais étonnant.
On ne peut tout simplement pas couper un pays en deux, pas plus qu'on ne peut couper un être humain en deux. Si vous le faites, vous n'avez pas deux êtres humains ; vous avez un cadavre.
C'est incroyable comme les choses communes deviennent belles, si seulement on sait les regarder.
Lorsqu'on me demande ce que j'ai à dire aux proches des victimes du 13 novembre, je dis d'abord que le chagrin est infini, ensuite qu'il faut se méfier des promesses énoncées dans l'émotion du lendemain. Elles ne sont jamais tenues.
On cesse de s'étonner devant un miracle constant.
La vie ne représente une richesse que si on la dilapide.
On ne surmonte jamais l'envie d'écrire.
Il y a des brutes qu'on n'apprivoise pas. On les dompte.
Il ne faut pas se laisser aveugler par l'orgueil, quand on est en réputation ou en honneur ; car tout ce qui s'acquiert nous est étranger.
Les grands comédiens ne meurent ni de maladie ni de vieillesse ; ils cessent d'exister quand on ne les applaudit plus.
C'était des conquérants, et, pour cela, on n'a besoin que de la force brute - il n'y a pas de quoi se vanter quand on l'a, puisque votre force n'est qu'un accident produit par la faiblesse d'autrui.
On ne sait pas ce que les âmes peuvent souffrir.
À l'apprenti, on ne montre pas les ébauches.
Si vous faites la brebis, on vous tondra.
Vieillir n'est pas une grosse affaire pour moi, malgré les peurs que les actrices plus âgées ont à Hollywood. Lorsque j'ai atteint 40 ans, par exemple, je ne me sentais pas à 40 ans - ou peu importe ce qu'on est supposé ressentir.
Le niveau de vie de tout homme et de toute classe ne peut être jugé correctement que si on l'apprécie par rapport à la situation de l'époque donnée et des autres couches de la même société.
On ne va pas se réveiller avec le Front national !
Kevin Sandusky : C'est le Triangle d'Or. Jeff Portnoy : Oh putain on est grillés ! J'ai vu ça un jour à la télé, que ce soient des bateaux, des hélicoptères ou des ovnis, tout ce qui entre se volatilise ! Alpa Chino : C'est des Bermudes dont tu causes abruti.
On ne communiquait pas mieux dans la mort qu'on ne l'avait fait dans la vie.
Les mots ne viennent au monde que si l'on a absolument besoin d'eux.
On n'est jamais trompé par celles qu'on voudrait.
Si l'on songe à la stupidité des gens dans leurs agissements et à l'agrément de leur conversation, on se dit que tout le monde irait peut-être mieux s'ils parlaient davantage et s'ils agissaient moins.
Bout de la langue - Sert à mettre les mots que l'on ne trouve pas.
Le guilledou est un oiseau. C'est un vulgaire petit moineau des champs qu'on trouve du côté de la Saintonge. Il faut dire qu'il est particulièrement malin et que peu d'oiseaux au monde lui en remontreraient en matière d'astuce et de roublardise.
C'est une infamie de naître pour mourir, on ne sait ni quand ni où !
J'ai vu se dévoiler le visage hideux de cette ferveur athée, la terreur psychologique, l'absence de tout complexe avec laquelle on sacrifiait toute réflexion morale, comme un relent bourgeois, alors qu'il s'agissait d'objectif idéologique.
On dirait que pour Bachelard les écrivains n'ont jamais écrit: par une coupure bizarre, ils sont seulement lus.
André Gortz avait compris dès les années cinquante que les fléaux du capitalisme sont la publicité, qui pousse à la consommation inutile, et l'obsolescence programmée qui limite la durée de vie des appareils. On peut y ajouter le crédit, qui permet d'acheter sans cesse.
Une société qui invente le jardin zoologique est une société prête pour la télévision. Dès qu'on pense qu'il est intéressant de regarder des animaux hors de leur contexte naturel, il devient pensable de contempler le monde entier depuis son salon.
Qu'a-t-on à faire de la fourmi alors que l'éléphant se trouve à notre portée.
S'il y a la moindre vie après la mort, nous le saurons bien assez tôt. S'il n'y en a pas, nous n'existerons plus pour nous plaindre et dire qu'on nous a menti.
On s'aperçoit qu'on est devenu un spécialiste quand les choses dont on parle avec plaisir ennuient les autres.
La veillesse, c'est quand on va dans des restaurants où il y a des sommeliers, et non plus dans ceux où il y a des serveuses.
Moins on aime, moins on souffre.
On se donne comme on peut une existence, une durée, une sorte de gloire, une garantie contre la mort.
Le pays est peuplé d'exaltés convaincus que les morts sont parmi nous, que dans la forêt gambadent des créatures invisibles ou qu'en s'exposant aux ondes sonores adéquates on peut rétablir son champ magnétique... Il suffit de leur donner l'occasion de déballer leurs théories, et on part sur de drôles de routes.
Par les richesses on corrompt la justice et on désunit les parents.
On ne raisonne pas avec la folie.
C'est un peu une nouvelle porte qui s'ouvre: quand ce dont on a besoin n'existe pas, on peut le fabriquer.
On peut trouver des choses obscènes dans tous les livres sauf dans l'annuaire du téléphone.
Les occasions sont indifférentes, l'usage qu'on en fait ne l'est pas.
Répéter "Je sais, je sais..." signifie qu'on ne sait pas et que d'ailleurs on s'en moque.
On retire souvent le bras pour mieux frapper.
Chaque fois qu'on rit, on réveille le diable.