Un homme qui joue toujours la comédie se fait parfois mal juger. On finit par ne plus le prendre au sérieux.
Quand un homme est devenu fameux, on lui compose des antécédents.
On a donc raison de dire que ce que nous faisons dépend de ce que nous sommes ; mais il faut ajouter que nous sommes, dans une certaine mesure, ce que nous faisons, et que nous nous créons continuellement nous-mêmes.
Qu'est-ce que c'est quoi la différence qu'il y a entre moi et le pape ? c'est que je raconte aussi des histoires mais moi je ne demande pas qu'on y croie !
On juge souvent de la fin par le commencement.
J'ai l'impression que le jour de la Saint-Valentin, si on assure pas, on va perdre tous les Miles qu'on a accumulé depuis le début de l'année.
Au fond, y a que dans les adieux qu'on peut être parfaits.
- Mais si vous venez tous les ans pourquoi vous achetez pas une petite maison ? - Ben parce qu'après on sera obligé de venir ici tous les ans ! - Mais puisque ça fait 30 ans que vous venez ? - Oui mais là si on veut, on peut aller ailleurs ! C'est ça le camping !
On peut tout quitter sauf ses obsessions.
Vous aimez les bêtes ? Arrêter d'en manger et on arrêtera de les tuer.
Que faire dans la confusion et l'inquiétude? C'est simple, dire ce qu'on croit.
Le pape est une idole à qui on lie les mains et à qui on baise les pieds.
Quand on fait l'andouille, on finit toujours par être mangé...
On est meilleur quand on se sent pleurer. On se trouve si bon après la compassion !
A droite, on dort A gauche, on rêve.
On est sûr d'aimer quand on est jaloux, comme on est sûr de vivre quand on se fait mal.
On n'a pas d'autre maître que soi-même ; il faut que ce maître soit dur.
C'est sur les vitres qu'on grave les mots ineffaçables.
Il y a une jouissance dans les ruptures, si on ne se laisse pas prendre par la pitié.
Un mal est moins douloureux quand on en connaît la cause.
La religion, ce n'est pas gênant mais confortable. Savoir où l'on va est quand même rassurant.
C'était ça une interprète, juste un instrument... "Interprètre" ? Merveilleuse faculté de pouvoir donner ce qu'on ne possède pas.
On ne peut dicter un aphorisme à une machine à écrire. Cela prendrait trop de temps.
On dit beaucoup qu'en politique, il ne faut pas faire de querelles de personnes. Mais alors, quoi d'autre ?
Et pour la fête, comme pour les enterrements, les commémorations, on sort les "habits du dimanche", ceux que l'on achète un peu trop grands et qui deviennent très vite un peu trop courts.
L'amour est aussi imprécis que Windows : dans les deux cas, on ne sait pas où on va.
On est toujours le fils de ses oeuvres.
L'amour est la chose qui m'est apparue comme étant la plus importante et la plus fondamentale pour ma et notre vie. Un besoin d'amour, oui ! On a envie de choses exceptionnelles. Mais ce pourrait être l'amitié, c'est la même chose ! Des choses de grande qualité.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
On te frappe sur la joue droite, tu tends la joue gauche. On te botte la fesse gauche, tu tends la fesse droite; comme ça, pas de jaloux.
Je change de club comme on transporte un chevalet d'un pays à un autre.
Peu à peu, au nom de la tolérance (ce qui est, après tout, un bon prétexte) à l'égard de religions qui ne sont pas installées depuis longtemps en France, on a accepté de mettre de côté nos principes pour faire place à autre chose, qui contestait nos principes.
Un jour ou l'autre, on le fera en haut, là haut, ce qu'on n'a pas fait en bas, tout en bas. Ton absence m'est souvent invivable, Papa. Y'a un truc qu'a déconné dans notre histoire.
Il a une fois demandé l'aumône d'une statue et, lorsqu'on lui a demandé pourquoi il l'avait fait, il a répondu: "Pour s'entraîner à être refusé."
C'est en voyant qu'on apprend.
Si tu deviens homme d'Etat, n'oublie pas que le grand secret de la politique est dans ces deux mots : savoir attendre. Si tu es ministre, souviens-toi qu'on se tire de tout avec ces deux mots : savoir agir.
Il est parfois utile de dire carrément ce qu'on pense surtout si l'on a la réputation d'être retors.
On ne chemine jamais qu'entraîné par la force de son naturel.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Les poèmes se font à peu près comme les canons : on prend un trou, et on met quelque chose autour.
Un vice est comme un amour, il n'y a rien qu'on ne lui sacrifie.
On ne veut pas mourir. Chaque homme est proprement une suite d'idées qu'on ne veut pas interrompre.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Le plus difficile en classe c'est qu'on ne peut pas dire ce que l'on sait mais seulement ce que l'on doit savoir... C'est pour ça que je préfère ne rien savoir ! Comme ça c'est plus simple, je suis sûr de ne pas me tromper !
On ne feuillette pas le temps, c'est lui qui effeuille nos vies.
On doit à chaque fois écrire comme si l'on écrivait pour la première et la dernière fois. Dire autant de choses que si l'on faisait ses adieux et les dire aussi bien que si l'on faisait ses débuts.
La vie d'un roman est le plus souvent de trois mois, tandis qu'un livre de poèmes, on le prend, on le lit, on le laisse, on le reprend, ça dure longtemps, très longtemps...
On qualifie volontiers de "déplacés" des jeux de mains qui sont pourtant bien placées !
On rêve d'un rêve.
On ne voit pas l'utilité de faire tomber les feuilles des arbres pour faire repousser les mêmes quelques mois plus tard.