On n'aime plus lorsque les sacrifices coûtent ; on aime peu lorsqu'on s'aperçoit qu'on en fait.
On ne veut pas mourir. Chaque homme est proprement une suite d'idées qu'on ne veut pas interrompre.
C'est effrayant ce qu'on vieillit entre deux Expositions Universelles, surtout lorsqu'elles sont séparées par un laps considérable.
L'Angleterre, c'est un pays extraordinaire. Tandis qu'en France nous donnons à nos rues des noms de victoires : Wagram, Austerlitz..., là-bas on leur colle des noms de défaites : Trafalgar Square, Waterloo Place.
D'une pensée géniale on peut supprimer tous les mots.
On croit qu'on sait tout de l'amour, alors qu'on ne cesse d'apprendre.
A trente ans, on n'a pas de peines infinies, parce qu'on a encore trop d'espérance, et l'on n'a pas non plus de désirs exagérés, parce qu'on a déjà trop d'expérience.
Quand on met le pied dans les idées générales, on glisse.
On tue les autres, tous, un petit peu. Sur terre, c'est ce qu'on fait ; on tue le coeur des autres...
Lorsqu'on vit pleinement, on n'a pas besoin de qualifier sa vie.
Comment pourrait-on vivre sans le parfum de l'amour ?
On ne doit pas pratiquer la vivisection sur la poésie, sous peine de tuer l'émotion.
Beefteak caché : Quand on réussit à le retrouver, un beefteak caché est très bon à manger.
On ne peut échapper au malheur et à la solitude qu'en sachant qu'il y a un homme plus malheureux et plus seul que soi.
Pour celui qui bosse sur un chantier, le troquet est un havre, une gourmandise, un endroit où l'on se réchauffe et où l'on discute.
Puisque l'on connaît le passé et que l'on vit au présent, pourquoi ne pourrait-on pas croiser l'avenir en rêve ?
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
Qu'est-ce que c'est quoi la différence qu'il y a entre moi et le pape ? c'est que je raconte aussi des histoires mais moi je ne demande pas qu'on y croie !
J'ai peur de tout. Mais peut-être que quand tu as peur de tout, on dirait que tu as peur de rien.
Plus on change, plus on a de chance de se tromper.
- Ton prix inclut les baffles ? - Pas question d'inclure les baffles, pas question d'inclure l'ampli et il n'est pas non plus inclus dans le prix que tu me gonfles avec tes questions à la con. Tu la veux, tu [...] ► Lire la suite
Dédaigner ce qu'on n'a pas est du dépit ; ce qu'on a, de l'orgueil.
Souvent un homme croit à ce qu'on lui apprend parce qu'il a envie d'y croire.
On souffre moins quand on ne voit pas celui qu'on aime.
Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant... parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme tant qu'un baiser ne les appelle.
On ne chemine jamais qu'entraîné par la force de son naturel.
On ne se hait point soi-même ; mais on ne peut pas s'aimer.
Se marier c'est être aussi bien avec elle que si on était tout seul.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
On ne peut pas être écrivain tant qu'on est un personnage.
On fait des promesses quand on sent le besoin d'affirmer, de solidifier des sentiments que l'on craint de perdre.
Il faut avoir de grosses illusions bien grasses : on a moins de peine à les nourrir.
Eviter par dessous tout la platitude, les combinaisons de mots que l'on a déjà vues des milliers de fois.
Les heures de bonheur, on les a pour la vie, mais les heures perdues ne se rattrapent jamais.
Si l'on n'épouse pas les questions, les doutes et les délires de la société, pas la peine d'être acteur.
On ne voit pas l'utilité de faire tomber les feuilles des arbres pour faire repousser les mêmes quelques mois plus tard.
Ce vent léger que font les pages lorsqu'on les feuillette pour s'en faire une idée et s'en donner envie.
Le peuple américain comprend parfaitement que, pour assurer sa protection et mener notre politique étrangère, nous dirigeons des opérations complexes, que l'on ne peut dévoiler au grand public. Pas par goût du secret, mais par devoir. C'est la prérogative du pouvoir exécutif.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
Personne ne vous oblige à voir ce que vous ne voulez pas voir, on filtre suffisamment de choses comme ça, de nos jours.
De la provocation je crois qu'on en a besoin pour sortir un peu de la masse.
Dans une épidémie que par définition on ne connaît pas : il ne peut y avoir qu'une seule stratégie, celle de la protection maximum.
Du mal à s'accorder, on joue pas les mêmes partitions. On marche seuls ensemble, chacun campé sur sa vision.
Il n'y a pas de plus belle pensée, que celle que l'on fait partager.
La vie se prête, ne se rend pas. Elle se perd comme un livre que l'on confie et que l'on ne revoit jamais.
Comme on connaît ses seins, on met un soutien-gorge.
Le pape est une idole à qui on lie les mains et à qui on baise les pieds.
Plus on a médité, plus on est en état d'affirmer qu'on ne sait rien.
Les sorciers, lorsqu'ils font de terrifiantes conneries, on accuse toujours l'apprenti.
Lorsque l'on se défait d'un vice, on s'éprend d'un autre.