Ce qui m'a un peu embêté pendant le confinement, c'est cette idée qu'on a fonctionné au ralenti.
Par exemple, la France est un pays catholique, ce n'est pas pour autant qu'on va m'obliger à aller à la messe.
En renonçant à la distinction, on se vautre dans l'approximation, car la paresse articulatoire cache une paresse intellectuelle.
Quand on cherche des excuses, on a déjà péché dans son coeur.
Contempler sa bibliothèque, c'est rêver qu'on ne saurait mourir avant d'avoir lu tous les livres qui la remplissent.
N'ayez pas peur de faire un grand pas si c'est indiqué : on ne franchit pas un abîme en deux petits sauts.
Quant on a le coeur encore agité par les restes d'une passion, on est plus près d'en prendre une nouvelle que quand on est entièrement guéri.
Ce qui fait qu'on goûte médiocrement les philosophes, c'est qu'ils ne nous parlent pas assez des choses que nous savons.
Aujourd'hui on ne sait plus lire. On parcourt en masse ce qui est imprimé.
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
La fortune, pour moi, n'est que la liberté. Elle a cela de beau, de remuer le monde, Que, dès qu'on la possède, il faut qu'on en réponde, Et que, seule, elle met à l'air la volonté.
L'enfant veut apprendre à vivre, il a besoin de connaître et d'agir ; c'est pour cela qu'il observe et qu'il compare ; ses facultés tendent naturellement à se fortifier et à s'étendre : plus on le laissera s'en servir, plus [...] ► Lire la suite
On n'est pas insomniaque si on sait lire.
Il y a en tout homme deux êtres : lui-même et l'opinion publique.Formée en lui, avec sa pensée, au temps qu'on l'éduquait, sans cesse rappelée à lui, du dehors et du dedans, elle le pénètre, au point qu'il a bien du mal à discerner ce qu'il resterait de lui, elle disparue.
On eût dit que leur point de rencontre était un bateau naviguant entre deux îles où chacun conservait sa propre vérité. En faisant un effort, il aurait pu apercevoir les rives du monde de Grady, mais son domaine à lui se perdait dans la brume.
On a jamais assez des bonnes choses.
Un rêve m'a dit une chose étrange Un secret de Dieu qu'on a jamais su Les petits bossus sont des petits anges Qui cachent leurs ailes sous leurs pardessus Voilà le secret des petits bossus
Il tombe sous le sens que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une aussi satisfaisante.
L'hippopotame est monogame. On peut penser, quand on le voit que c'est déjà beaucoup.
Cette chose est absurde et magnifique, entre haut mal et bien suprême, qu'on nomme si légèrement l'amour.
N'être pas dans le vent. A force d'être dans le vent on finit par attraper des rhumes.
On peut dire tout le mal qu'on veut d'une vie dans le péché, elle est pourtant propice à la culture générale.
On ne sait jamais ce qui serait arrivé si ce qui est arrivé n'était pas arrivé.
Toutes les passions, comme le nom l'indique, viennent de ce que l'on subit au lieu de gouverner.
Ecrire, publier, c'est comme aimer. On plonge les yeux fermés.
Qu'on ne mette pas la crainte chez l'homme, qu'on lui procure une vie au sein de la paix, et que l'on obtienne qu'il donne volontiers ce qu'on lui prenait en l'effrayant.
On n'a qu'une chose à soi, c'est son désir.
Les films appartiennent plus aux acteurs qu'on ne le croit.
On est prié de ne pas claquer l'apôtre.
La mémoire a bien ses raisons que l'on ne se souvienne plus.
Mon goût du paradoxe m'amènerait même à soupçonner qu'on trouverait aisément de l'onirisme dans toute l'histoire de la peinture avant d'en trouver trace dans la peinture surréaliste.
A tout choisir, je préférerais encore être cocu que jaloux. On souffre moins.
Il y a des jours où je me dis: "On arrête tout."
Une guerre est déclarée, en France. Quand vous avez un crayon, on vous tue.
Les films appartiennent plus aux acteurs qu'on ne le croit.
Une vie est belle, où l'on commence par se croire quelque chose, et finit par ne se croire rien.
Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels. Ceux qu'on apprend sont toujours faux.
On nous le répète à l'école : "La vanité est le plat des sots." Mais les sages aussi condescendent à y goûter de temps en temps.
On a toujours assez de force pour supporter les peines d'autrui.
On croit au sang qui coule, et l'on doute des pleurs.
Ne nous leurre-t-on pas depuis des siècles à propos des avantages et de l'utilité de l'éducation ?
Comment le jeu pourrait-il être un péché quand on peut gagner autant ?
Il n'est amis aujourd'hui que de table ; on ne prend plus pitié de son semblable.
Je rêve de grandes choses. Je travaille pour les petites choses. Si vous rêvez, vous pourriez aussi bien rêver grand. Une grande partie de cela venait de ma mère. Elle était catégorique sur l'éthique du travail - sur la façon dont on ne peut pas simplement rêver de choses.
Tout est plus clair quand on est amoureux.
Je pense que l'on devrait faire ce qui semble juste. Et si ce qui semble juste implique un danger... eh bien, il faut risquer le danger.
On ne jette pas une ampoule quand elle éclaire encore.
Le mariage tel qu'il est est une singulière chose, mais après tout, on n'a encore rien trouvé de mieux.
Les pays où l'on s'habille le mieux sont ceux où l'on se déshabille le plus.
Parler est bien, écrire est mieux ; imprimer est excellente chose. Car si votre pensée est bonne, on en profite ; mauvaise, on la corrige et l'on profite encore.