On devient stupide dès que l'on cesse d'être passionné.
J'ai toujours pensé que les salaires devaient s'établir en raison inverse de l'intérêt que l'on prend à son travail.
"On reconnaît le bonheur au bruit qu'il fait en partant." Eh bien, l'amour, c'est le contraire. L'amour, on le reconnaît au souk qu'il fout en débarquant.
Il n'y a pas une seule culture au monde où il soit permis de tout faire. ET on sait bien depuis longtemps que l'homme ne commence pas avec la liberté mais avec la limite et la ligne de l'infranchissable.
On se dit que mieux vaudrait jouer, tous les quatre ans, le sort de ce pays à pile ou face. Il y aurait plus de chances heureuses. Celles-ci sont éliminées, sauf incident des élections législatives, par la pression d'une machine [...] ► Lire la suite
On t'a jamais dit que celle sur qui tu craches peut demain être celle sur qui tu baves ?
Tu me trouves sadique ? Je parie qu'on pourrait faire frire un oeuf sur ton front, si on le voulait.
On commet l'adultère avec un tiers qui n'est pas sa moitié.
On dit que la fortune est aveugle. C'est exagéré, souvent elle est simplement louche.
On est d'abord côte à côte, puis face à face, puis dos à dos.
La fréquentations des salons m'a appris une chose : à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.
C'est là qu'est le secret du bonheur et de la vertu - aimer ce qu'on est obligé de faire.
Dans l'adolescence, on aime les autres femmes parce qu'elles ressemblent plus ou moins à la première ; plus tard, on les aime parce qu'elles diffèrent entre elles.
On peut diviser la vie des femmes en trois époques : dans la première, elles rêvent d'amour ; dans la seconde, elles le font ; dans la troisième, elles le regrettent.
Ce qu'on donne à l'amour est à jamais perdu.
On ne met rien dans son coeur ; on y prend ce qu'on y trouve.
Tout a une morale si l'on cherche bien.
On appelle cadres les gens dont la peau du ventre se tend après les repas.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?
L'amitié fait deviner des choses dont on ne parle pas.
Le coeur et l'estomac communiquent ; on réconforte celui-là en comblant celui-ci.
Le courage est un état de calme et de tranquillité en présence d'un danger, état rigoureusement pareil à celui où l'on se trouve quand il n'y a pas de danger.
Une chose que l'on ne connaît que par les journaux et les livres, on peut jurer qu'on ne la connaît pas.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
On est tous Ego.
On a souvent parlé de la couleur et de la saveur des mots. Mais on n'a jamais rien dit de leur tension, de l'état de tension de l'esprit qui les profère, dont ils sont l'indice et l'index, de leur chargement.
La plupart des histoires que l'on déclare d'amour arrivent à des gens qui se sont montrés leur derrière alors qu'ils n'en avaient pas le droit.
On ne se découvre qu'en se tournant vers ce que l'on n'est pas.
On peut ne pas aimer les carottes, les salsifis, la peau du lait cuit. Mais le vin ! Autant voudrait-on détester l'air qu'on respire, puisque l'un et l'autre sont également indispensables.
Toutes les fois qu'on a l'occasion de réaliser une métaphore, doit-on hésiter un seul instant ?
Ceux qui ont horreur de sortir des sentiers battus se demandent comment on peut rêver de passer un hiver dans le froid, le vent et l'obscurité. Que peut-on y trouver ? Je n'en sais rien - à moins que ce ne soit : des gens, de la mer, du ciel.
Le problème de réforme de l'état est "incontournable". Ce qui signifie qu'on la contourne depuis deux siècles !
On n'apprend jamais trop tôt que les corbillards ne sont pas faits seulement pour les gens d'à-côté (...).
À force de parler on se trompe ; à force de manger on fatigue son estomac.
On n'est jamais vaincu que par soi-même.
La vie est une mèche que l'on consume, les pièces d'artifices reflétant nos joies ou nos malheurs.
Le bonheur est une chose tellement fragile, de nos jours. On dirait qu'il y en a à peine assez pour tout le monde.
Puisqu'on dit que le bonheur N'existe pas sur la terre Que l'aile de mes chimères Puisse nous conduire ailleurs.
Monter à cheval enivre comme le vin. Une fois en selle, on perd la raison et on commence à se balancer comme dans un rêve héroïque.
Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette...
Le poker permet de tout oublier, y compris qu'on n'a pas les moyens d'y jouer.
On nous a donné le sommeil pour nous reposer de vivre avec nous-mêmes.
Chaque fois qu'on observe un animal, on a l'impression qu'il y a là un être humain en train de se foutre de nous.
Tout le monde ment, mais personne ne dit : "je mens" ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
Mourir, c'est long quand on choisit soi-même.
C'est quand on est jeune qu'on doit en profiter pour faire les choses sans penser. Après on passe son temps à penser aux choses qu'on n'a pas pu faire.
La vie n'est pas ce qu'on pense, mais ce qu'on dépense.
On ne réalise jamais ses rêves les plus profonds. Au mieux on, on ne fait que les effleurer, sans doute pour que cela devienne plus amer au fond de soi.
La sincérité, c'est le projecteur sous lequel on prend des poses. La franchise, c'est l'éclair de flash qui fixe la vérité d'un instant sans prétention d'en faire un tableau.