Il est certain, que quoi qu'on fasse, on est toujours le fantoche de quelqu'un. C'est un malheur dont on ne meurt pas.
L'euro, c'est ultrasimple, c'est comme quand on voyage à l'étranger, en trois jours, on s'habitue à compter dans la monnaie locale. Sauf que là, on reviendra jamais de vacances.
Avons-nous une destinée ? Sommes-nous libres ? Quel ennui de ne pas savoir ! Quels ennuis si l'on savait !
Jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe, et c'est alors seulement qu'il paraît vouloir ce qui est mal.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
On m'a demandé si cela m'intéressait de jouer pour la Belgique et j'ai répondu positivement, sans trop réfléchir. Je ne l'ai jamais regretté...
Toute ma vie on m'a reproché d'être chiant, aujourd'hui vous me traitez de chieur, je considère ça comme une promotion.
On est des sous-produits d'un mode de vie devenu une obsession.
Le grand processus auquel on est soumis, c'est le processus de la désagrégation, de l'oubli et du tri.
Il suffit parfois d'aimer un peu moins ce qu'on aime pour éviter de le haïr.
Il n'y a pas d'amour malheureux : on ne possède que ce qu'on ne possède pas. Il n'y a pas d'amour heureux : ce qu'on possède, on ne le possède plus.
Ne jamais trouver toutes les qualités que l'on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D'un côté, l'abîme béant du compromis. De l'autre, l'existence survoltée et répréhensible de l'homme infidèle.
Trop d'occasions d'acquérir semblent diminuer la valeur de ce qu'on possède.
Un message ne vaut jamais l'information personnelle qu'on va prendre soi-même.
C'est facile d'avoir des principes quand on est riche. L'important, c'est d'avoir des principes quand on est pauvre.
On est si bien la tète appuyée sur l'épaule de la femme que l'on aime.
La fortune que l'on acquiert est en raison des besoins que l'on se crée.
L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte.
Grandissez aussi vite que vous pouvez. Cela paie. Le seul moment où l'on vit pleinement est de trente à soixante ans.
On ne donne rien si libéralement que ses conseils.
Si on criait sur la place publique les fautes de tout le monde, on ne pourrait plus fréquenter personne !
Quand le présent finit, ménageons l'avenir : Du roi qu'on a vu prince on peut tout obtenir.
On se défend mal que contre ce qu'on aime.
Quand on est vide d'amour on n'a qu'à se remplir de haine, comme ça tout va mieux.
Par l'amour, il peut arriver qu'on livre et reçoive quelque chose d'essentiel, qu'on sente s'épanouir ce qui pouvait sommeiller de meilleur au fond de soi...
Trois choses sont indispensables pour bien prêcher, quand on est curé : avoir quelque chose à dire, le dire, se taire.
On devrait bien enseigner aux enfants l'art d'être heureux quand les circonstances sont passables et que toute l'amertume de la vie se réduit à de petits ennuis et à de petits malaises.
On peut séduire n'importe qui avec des mots tracés pour lui sur une feuille de papier. C'est un pouvoir extraordinaire, phénoménal, monstrueux, quoique peu usité : la lettre d'amour est d'une efficacité redoutable, mais méconnue.
En politique, on peut connaître les pas, mais ne pas savoir danser.
Le théâtre est l'endroit où on embrasse le plus et où on s'aime le moins.
Ainsi, l'un sur l'autre on déteint, Et souvent, pas pour notre bien, Sachons donc choisir nos voisins...
On comprend les gens qui nous ressemblent.
On ne brise pas sa coquille de l'extérieur en la projetant avec force contre les parois de ce monde. Lui seul peut la briser qui, reprenant vigueur et vérité, peut la faire éclater de l'intérieur.
Dans la déchéance des autres, on n'entre pas sans s'abaisser.
On hait les autres parce qu'on se hait soi-même.
La certitude qu'on vous parle uniquement dans votre intérêt dans tous les domaines de la vie. C'est un trésor que je n'ai jamais retrouvé.
Quand on a une réputation de lève-tôt, on peut au moins dormir tranquillement jusqu'à midi.
Il n'est point d'amitié que l'on doive rompre.
Je ne veux pas qu'on se rappelle de moi comme «le fils de Bruce Lee».
On ne travaille désormais dans chaque mandat que trois ans et demi, le reste du temps étant consacré soit à l'apprentissage du pouvoir, soit à la préparation de la nouvelle élection.
On ne peut offenser ou faire la guerre, ou tuer au nom de sa propre religion.
On aime mieux son égal que son maître.
Le fait est, on dirait, que tout ce qu'on peut espérer c'est d'être un peu moins, à la fin, celui qu'on était au commencement.
Etre prêt à mourir pour le peuple ça ne signifie pas qu'on est prêt à vivre avec.
On n'est pas seul dans sa peau.
On veut se faire consoler, on ne veut pas se comprendre. On demande de la compassion, on ne demande pas de la tendresse.
Aurait-on inventé l'amour pour faire durer l'exaltation du désir ?
On n'écrit pas ce qu'on veut mais bien ce qu'on peut.
Le merveilleux, on s'y habitue plus vite qu'à des godasses trop courtes.
La richesse c'est comme le bonheur, ça doit se gagner. Autrement, on regrette qu'elle nous enlève ce qu'on ne lui a pas disputé.