On a beau dire du bien de nous, nous en pensons encore davantage.
On a guéri la peste et maintenant on a le cancer ! Moi je dis, on aurait pas guéri la peste, on aurait pas le cancer ! Qui c'est le con qui a guéri la peste ?
Il est dur de parler de la peur et de la faim. Ce sont des choses que l'on ressent très fort, mais que l'on ne peut pas décrire.
On ne radine pas avec l'amour.
Quand on aime trop quelque chose, il faut s'en priver.
Quand on est laid, on n'a jamais vingt ans.
Quand vous êtes malheureux, on dirait que la société souhaite que vous le restiez. Définitivement.
Pleurer est plus doux qu'on ne le peut croire.
On ne désire jamais que ce qu'un autre désire.
On ne sait bien quoi que ce soit, que longtemps après l'avoir appris.
On est ce qu'on aime. On est ce dont on se souvient.
On crée des vedettes et on tue des artistes.
En examinant la Révolution, on découvre combien la sociabilité entre les hommes est extrêmement fragile.
La comédie, si l'on veut, c'est la société qui se protège - d'un sourire.
La conversion, c'est un brutal éblouissement. Après un éblouissement, on ne voit plus clair, on est aveuglé, on se retrouve dans le noir, comme les lièvres éblouis par les phares d'une automobile.
Mais quels privilèges, quels avantages matériels méritent que l'on perde son âme ?
À 9 ans, dès qu'on me mettait sur une table, je chantais. A 14 ans, je faisais des radio-crochets. Je suis née pour ce métier, mais ça ne m'a jamais intéressée de devenir "quelqu'un".
Aimer ce qu'on a : une façon résignée de ne jamais avoir ce qu'on aime.
On a toujours plus de religion qu'on ne croit.
Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.
J'étais à terre avec des gens qui me tapaient à coups de batte de base-ball et, dès que je levais le bras pour donner une pichenette à celui qui me fracassait la tête, on me disait que je l'agressais !
On est tous des mamifrères.
Tout l'art d'écrire des lettres est dans l'emploi de ces finesses opportunes, de ces nuances par l'effet desquelles on donne aux gens l'impression que l'on parle d'eux, tout en ne parlant que de soi.
On se regarda. On flairait que l'insulte était grave ; mais personne n'en mesurait exactement la portée. Quelqu'un murmura, pour le principe.
Je lis régulièrement des trucs aberrants sur nous, par exemple que Marion habite à Los Angeles... Les gens n'imaginent pas que l'on vit comme tout le monde, qu'on fait nos courses, qu'on cuisine, qu'on emmène notre fils à l'école.
On ne réussit pas en s'en tenant aux conventions.
Ces journalistes venimeux qui vous insultent, vous diffament - il ne suffit pas qu'on les lise. Il convient encore qu'on ait vu les gueules dont ils sont pourvus. Ca renseigne et ça tranquillise.
Il y a des années où on n'est pas en forme.
Il est faux qu'on ait fait fortune lorsqu'on ne sait pas en jouir.
Il n'y a de sacrifices valables que ceux sur lesquels on se tait.
L'amour propre et l'amour, ça ne va pas ensemble. Si même il y en a un qu'on appelle propre, c'est pour le distinguer de l'autre, qui ne l'est pas.
Nous sommes comme l'herbe qui fleurit le plus lorsqu'on est piétiné.
En général, on exige trop de talents pour les petits emplois, trop peu pour les grands.
Dans la prospérité, on n'est jamais sûr d'être aimé pour soi-même.
Loin de l'empereur, on a plus de liberté.
Je déteste qu'on dise : « Un couple, ça se travaille », non, il faut avoir envie d'être là. Et moi, j'ai envie d'être là où je suis en ce moment.
On accède aux choses en y renonçant.
Ainsi, la spiritualité n'est pas entrée en moi par effraction : j'ai compris qu'elle était déjà là, qu'elle attendait le moment opportun pour me proposer son bras, comme on aide le mal-voyant à traverser la rue aux mille dangers.
L'on vit de ce que à quoi l'on renonce.
Les défenseurs des animaux non humains, dès lors qu'ils sortent du cadre strict des associations de chiens et chats abandonnés, sont considérés comme des ennemis du système car ils en remettent en cause toute la logique. L'exploitation animale est l'un des piliers sur lesquels s'est construit le monde dans lequel on évolue.
On fait l'amour par désir. On le fait par vice. On le fait aussi par amour-propre.
On demande conseil, on cherche une approbation.
L'ennui, ce fâcheux qu'on ne peut renvoyer !
Je persiste à croire et à dire que la Chambre, ou si l'on veut la bourgeoisie, ne trompe pas le peuple ; elle se trompe elle-même. La Chambre ne sait pas l'économie politique, voilà tout.
On n'a pas besoin de faire. Etre, c'est déjà faire.
Voulez-vous du public mériter les amours ?Sans cesse en écrivant variez vos discours.Un style trop égal et toujours uniformeEn vain brille à nos yeux, il faut qu'il nous endorme.On lit peu ces auteurs, nés pour nous ennuyer,Qui toujours sur un ton semblent psalmodier.
Ce que l'on sait le mieux, c'est... ce qu'on a appris non des livres mais grâce aux livres, par les réflexions qu'ils ont suscitées.
On ne réussit dans le monde que par ses défauts.
On est un dès que l'on s'aime.
J'ai reçu des coups. Et j'en ai donnés aussi. On s'est battu à coups de poings, à coups de bâtons, à coups de barres de fer. Dans les réunions (gaullistes face aux communistes, ndlr), c'était comme ça. Aujourd'hui, la politique est devenue une plaisanterie. C'est de la rigolade !