Quand on est sorti de l'enfance, il n'y a pas moyen d'aller quelque part sans s'écoeurer.
J'veux pas travaillerJuste pour travaillerPour gagner ma vieComme on dit !J'voudrais seul'ment faireQuelque chose que j'aimeJ'sais pas c'que j'aimeC'est mon problème.
Mais quels privilèges, quels avantages matériels méritent que l'on perde son âme ?
Le morceau fait avec Massive Attack est sur le thème de la surveillance. Celui avec Cindy Lauper est sur l'amour à l'âge de Tinder et des sites de rencontres. Avec Laurie Anderson, on est parti de l'idée qu'aujourd'hui beaucoup de gens passent plus de temps à toucher leur smartphone que leur propre partenaire.
Si l'on m'affirmait preuve en main, que Dieu n'existe pas, j'en prendrais parti. Si Victor Hugo n'existait plus, le monde où se meut la beauté qui m'enivre deviendrait tout noir.
Si on dit quelque chose à un homme, ça entre par une oreille et ça sort par l'autre. Si on le dit à une femme, ça entre par les deux oreilles et ça sort par la bouche.
Quand on aime trop quelque chose, il faut s'en priver.
La comédie, si l'on veut, c'est la société qui se protège - d'un sourire.
Il n'y a de sacrifices valables que ceux sur lesquels on se tait.
On ne connaît qu'une apparence de soi ; on se trompe sur soi.
Nous employons des mots qui ne servent à rien, - et qui sont très gênants... et dangereux! On pose! - On dit: mon Coeur, ton Coeur, notre Coeur... On y tient! - Je te jure que l'on s'en passerait très bien, - et que cela simplifierait beaucoup les choses.
Ces journalistes venimeux qui vous insultent, vous diffament - il ne suffit pas qu'on les lise. Il convient encore qu'on ait vu les gueules dont ils sont pourvus. Ca renseigne et ça tranquillise.
Sur canal on était tous complétement allumés.
On ne sait bien quoi que ce soit, que longtemps après l'avoir appris.
Quand on aime, on n'échappe pas.
L'ennui, ce fâcheux qu'on ne peut renvoyer !
On a guéri la peste et maintenant on a le cancer ! Moi je dis, on aurait pas guéri la peste, on aurait pas le cancer ! Qui c'est le con qui a guéri la peste ?
On n'a pas besoin de faire. Etre, c'est déjà faire.
On se regarda. On flairait que l'insulte était grave ; mais personne n'en mesurait exactement la portée. Quelqu'un murmura, pour le principe.
On fait l'amour par désir. On le fait par vice. On le fait aussi par amour-propre.
Tout l'art d'écrire des lettres est dans l'emploi de ces finesses opportunes, de ces nuances par l'effet desquelles on donne aux gens l'impression que l'on parle d'eux, tout en ne parlant que de soi.
On n'a qu'à rassembler sur la tombe d'un homme de génie les pierres qu'on lui a jetées de son vivant, et il aura une pyramide qui dépassera celle de Kéops.
On ne peut rien aimer que par rapport à soi.
Dans la conversation, on dit quantité de choses, en deux mots.
Les tyrans, plus ils pillent, plus ils exigent, plus ils ruinent et détruisent plus on leur baille, plus on les sert, de tant plus ils se fortifient et deviennent toujours plus forts et plus frais pour anéantir et détruire tout.
Il est dur de parler de la peur et de la faim. Ce sont des choses que l'on ressent très fort, mais que l'on ne peut pas décrire.
Il est faux qu'on ait fait fortune lorsqu'on ne sait pas en jouir.
On demande conseil, on cherche une approbation.
Par une étrange contradiction, la première chose qu'on fait, quand on crée une Société Anonyme, c'est de lui chercher un nom. Mais par une singulière fatalité, on ne lui trouve le plus souvent que des initiales.
On a toujours besoin de plus d'argent que l'on n'en gagne.
On peut tous avoir des problèmes et nos solutions sont des avocats.
Il n'est pas vrai que plus on pense, moins on sent ; mais il est vrai que plus on juge, moins on aime. Peu d'hommes vous mettent dans le cas de faire exception à cette règle.
Dans la prospérité, on n'est jamais sûr d'être aimé pour soi-même.
On n'est point un homme d'esprit pour avoir beaucoup d'idées, comme on n'est pas un bon général pour avoir beaucoup de soldats.
En général, on exige trop de talents pour les petits emplois, trop peu pour les grands.
On ne peut même pas se plagier soi-même.
L'amour propre et l'amour, ça ne va pas ensemble. Si même il y en a un qu'on appelle propre, c'est pour le distinguer de l'autre, qui ne l'est pas.
On est des impasses, nous les hommes.
On vante les morts parce qu'on est sûr qu'ils n'en démentiront rien.
Le troisième empereur de la vingt et unième dynastie, à qui on apporta des pierres précieuses trouvées dans une mine, la fit fermer, ne voulant pas fatiguer son peuple à travailler pour une chose qui ne pouvait ni le nourrir ni le vêtir.
Toutes choses précieuses quand on est au noir du trou, les burnes en gelée sur le bat-flanc. Un homme qui vous assiste dans ces circonstances, on a pas le droit de l'oublier.
Je déteste qu'on dise : « Un couple, ça se travaille », non, il faut avoir envie d'être là. Et moi, j'ai envie d'être là où je suis en ce moment.
On est un dès que l'on s'aime.
Plus on va dans l'infime, plus on a de chances de trouver l'universel.
Au fond, les arts sont des ascèses et ne valent que par l'infini qu'on y met.
Quand on est dans une chose, on ne sait plus la voir.
On dit peu de choses solides lorsqu'on cherche à en dire d'extraordinaires.
On ne réussit dans le monde que par ses défauts.
Elle avait tout, comme on dit. Comme les imbéciles disent.
Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.