Quelle manie ont les hommes et les femmes de se donner et de se posséder. On n'a pas idée de donner son être, sa pensée, sa liberté.
Pour être quelque chose, pour être soi-même et toujours un, il faut agir comme on parle : il faut être toujours décidé sur le parti qu'on doit prendre, le prendre hautement et le suivre toujours.
Un oignon suffit à faire pleurer les gens, mais on n'a pas encore inventé le légume qui les ferait rire.
On fait les cadeaux avant les élections et on décide les impôts tout de suite après.
Chose étrange ! On apprend la tempérance aux chiens, Et l'on ne peut l'apprendre aux hommes !
Un mot qui vient bien, ça peut tuer ou humilier, sans qu'on se salisse les mains.
À mon avis, lorsque l'on est confronté à des choix, que ce soit en acte ou en pensée, gardons à l'esprit que nous sommes mortels et tâchons de vivre de manière à ce que personne n'ait à se réjouir de notre mort.
La liberté ne se donne pas, on la prend.
Le don de soi s'exprime dans l'absolu, dans la vie quotidienne, on devient mesquin, on se met à compter, à calculer.
Les bienfaits sont agréables tant qu'il semble qu'on peut s'en acquitter ; mais s'ils dépassent de beaucoup cette limite, au lieu de gratitude nous les payons de haine.
C'est en apprenant que l'on mesure son ignorance.
La gloire, c'est comme un cigare qu'on mettrait dans la bouche par le bout allumé. D'abord ça brûle, et puis, on ne sent plus que la cendre.
La plus extraordinaire femme qu'on ait jamais rencontrée est celle qu'on vient de quitter.
On nous fait croire,Que le bonheur c'est d'avoir,De l'avoir plein nos armoires.
Déploie ton jeune courage, enfant ; c'est ainsi qu'on s'élève jusqu'aux astres.
L'homme est un animal rationnel qui perd patience lorsqu'on lui demande d'agir en accord avec les diktats de la raison.
Mieux vaut être cocu que quincaillier , ça fait moins de bruit quand on déménage.
Voilà la plus belle preuve d'amour : prendre la liberté de rester alors qu'on pourrait s'en aller.
Cette nuit, en regardant le ciel, je suis arrivé à la conclusion qu'il y a beaucoup plus d'étoiles qu'on en a besoin.
L'écrivain est un homme privilégié à qui on donne le droit de traverser les barrières entre les classes sociales aussi bien que les frontières entre les pays.
On anéantit son propre caractère dans la crainte d'attirer les regards et l'attention, et on se précipite dans la nullité pour échapper au danger d'être peint.
On pardonne les crimes individuels, mais non la participation à un crime collectif.
Ce que d'autres ont réussi, on peut toujours le réussir.
Le destin est ce qui nous arrive au moment où on ne s'y attend pas.
La mode même et les pays règlent ce que l'on appelle beauté.
On ne se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant.
Contre les loups des montagnes et contre les voisins voleurs, on ne peut pas se protéger.
Tout s'efface, tout finit toujours par s'exorciser quand on prend la précaution de recouvrir les souvenirs douloureux avec d'autres, moins importants et répétitifs.
Si on avait toujours des cerises et des raisins, on pourrait se passer de médecin.
Quand l'estomac crie famine, qu'on n'a plus que la peau sur les os, l'argent est le seul dieu qui puisse répondre à nos prières.
Tout se passe plus dans la tête que dans la raquette. Ce n'est pas tennistiquement que l'on fait une différence, c'est dans la tête, dans l'envie.
Un steak surgelé, dans on emballage carton, c'est bien propret. Le sang a été nettoyé, et les cris se sont évaporés dans le secret d'un abattoir où vous ne mettrez jamais les pieds. Mais que celui qui mange un morceau [...] ► Lire la suite
On supporte facilement la réprimande morale, mais jamais la moquerie.
On dit, et je le crois volontiers, qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas non plus aisé de se peindre soi-même.
Il faut se lever, se laver, se vêtir Et ne plus chanter si l'on n'a plus rien à dire.
La vie est peut-être un mensonge, une farce qui a mal tourné parce qu'on l'a prise au sérieux.
La vie offre toujours deux pentes. On grimpe ou on se laisse glisser.
Il n'y a rien de mieux que l'argent. C'est une manière de traduire concrètement le désir qu'on a pour vous.
Quand ce peuple pourra penser et rêver on lui donnera l'art qui fait penser et rêver.
Il n'y a pas de famine réelle, ni de décès dus à la famine... Pour dire les choses brutalement, on ne peut pas faire d'omelette sans casser des oeufs.
Il faut faire le bien pour mériter son bonheur, on n'y arrive pas par la spéculation et la paresse. La paresse séduit et le travail satisfait. C'est dans une conscience tranquille qu'on puise sa force.
On s'est mis à censurer les dessins humoristiques, puis les romans policiers, et naturellement, les films, d'une façon ou d'une autre, sous la pression de tel ou tel groupe, au nom de telle orientation politique, tels préjugés religieux, telles revendications [...] ► Lire la suite
La vie c'est comme une lanière de sandale : avant qu'elle ne soit rompue, on ne peut pas savoir où cela va se produire
Cet univers ne serait pas grand-chose s'il n'abritait pas les gens qu'on aime.
Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir.
J'ai toujours été étonné qu'on laissât les femmes entrer dans les églises. Quelle conversation peuvent-elles tenir avec Dieu ?
Quand un homme ne dit rien alors que tout le monde parle, on n'entend plus que lui !
Quand on est marié, il faut rester avec son mari et ses enfants, attendre là que le reste de soi-même se soit tout évaporé.
Le théâtre, bien dirigé, devrait être une école de morale. Mais aujourd'hui, on semble y aller pour se divertir, purement et simplement.
La curiosité est souvent une qualité, mais peut être un défaut. Parfois, ce que l'on découvre ne nous apporte que des maux.