Ne pas s'incliner devant ce qu'on appelle le destin. Prendre dans l'événement qui nous frappe ce qui est une poussée de force pour nous, pour les autres.
On ne peut pas vivre sans respirer. Or l'âme aussi a besoin de respirer et de manger. Sa respiration, c'est la prière, et sa nourriture, c'est la sainte eucharistie.
C'est ça la vie, penser à rien avec des copains qu'on aime bien.
L'important n'est pas la richesse que l'on possède entre les doigts mais le bonheur et l'amour que l'on porte dans notre coeur.
On ne peut espérer tout avoir. Le succès a un prix qu'il faut payer.
On tient pour suspectes l'induction et l'intuition ; l'induction, le grand organe de la logique ; l'intuition, le grand organe de la conscience.
C'est dans le regard des gens de droite qu'on s'aperçoit qu'on est de gauche.
On ne sait pas précisément où les anges se tiennent, si c'est dans l'air, dans le vide, dans les planètes : Dieu n'a pas voulu que nous fussions instruits.
Il y a des gens qui retirent volontiers ce qu'ils ont dit, comme on retire une épée du ventre de son adversaire.
Chaque fois que l'on pose un acte de tendresse, d'affection, d'amour, on modifie un tout petit peu l'avenir de l'humanité dans le bon sens.
C'est à cela qu'on reconnaît les communistes : ils sont fous, possédés par le diable, ils mangent les enfants et, en plus, ils manquent d'objectivité.
Avec la couleur on obtient une énergie qui semble provenir de la sorcellerie.
Ça fait mal de faire des erreurs. Mais ça permet de savoir qui on est réellement.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous font espérer.
Je vous assure que de ne pas avoir son permis de conduire, c'est une preuve de courage : on vous donne toujours la place du mort.
On ne peut vaincre la nature qu'en lui obéissant.
La mode même et les pays règlent ce que l'on appelle beauté.
On ne se moque pas de qui rit de lui-même.
On ne saurait manier le beurre qu'on ne s'en graisse les doigts.
C'est un mystère qu'on n'explique jamais Pourquoi sur la terre d'Afrique Le Bon Dieu est-il blanc ?
On a un peu vécu dans l'illusion que la liberté d'expression, sinon la liberté sexuelle, était acquise une bonne fois pour toutes.
Arrêtez de nous bassiner avec le modèle père et mère quand on sait que la plupart des enfants grandissent autrement, et que ça a toujours été comme ça.
Faire tout ce qu'on est capable de faire, c'est être un homme ; faire tout ce qu'on voudrait faire, c'est être un dieu.
Apprendre, c'est vivre dans la hantise de ne jamais atteindre son but et de perdre ce que l'on a déjà gagné.
On ne peut pas comprendre ce qui se passe dans le monde en étant manichéen, «pour» ou «contre».
On voit qu'un ami est sûr quand notre situation ne l'est pas.
On ne rassasie pas un chameau en le nourrissant à la cuillère.
En fait, un journal intime, c'est fait pour être lu : on le cache mal en espérant que quelqu'un le trouvera.
On n'est jamais aussi bon qu'on le craint ni aussi méchant qu'on l'espère.
Il faut plus de lumière pour libérer un coeur que pour faire une aube, plus d'amour que de mots pour écrire à celles qu'on blesse...
C'est bien quand on ne fait rien qu'on se fatigue le plus.
Il est si vrai qu'à tout on s'habitue que celui qui change ses habitudes se tue.
On fait beaucoup de bruit pour obtenir le silence.
Les personnes âgées portent une attention toute particulière à leur anniversaire ; elles sont comme les calendriers : chaque fois que l'on en arrache une page, c'est encore une page de moins alors qu'il n'en reste déjà plus beaucoup.
Tout au long du XVIIIe siècle, à l'intérieur et à l'extérieur de l'appareil judiciaire, dans la pratique pénale quotidienne comme dans la critique des institutions, on voit se former une nouvelle stratégie pour l'exercice du pouvoir de châtier. Et la [...] ► Lire la suite
On a dit que la révolution n'avait pas besoin de l'art mais que l'art avait besoin de la révolution. Ce n'est pas exact. Oui, la révolution a besoin d'un art révolutionnaire. L'art n'est pas pour le révolutionnaire ce qu'il était [...] ► Lire la suite
Quand on a envie de faire quelque chose, il faut plonger, quitte à se tromper.
D'abord je suis pour decrédibiliser, un peu, l'idée de nation. Je trouve que cette idée a fait tant de mal, qu'elle a nourri tant de guerres, qu'elle a alimenté tant de haines, ce fétiche national, cette façon qu'ont les gens [...] ► Lire la suite
Quand vous êtes dans la surface et que vous ne savez pas quoi faire, mettez le ballon dans les filets. On parlera des autres possibilités après.
Le plus probable, c'est qu'on va plutôt où on ne veut pas, et que l'on fait plutôt ce que l'on ne voudrait pas faire.
Ma femme est sans défense : heureusement pour elle, on la confondrait avec un éléphant.
S'il fallait tolérer aux autres tout ce qu'on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable.
Quand on pédale dans le yaourt, on fait son beurre.
C'est peut-être ça qu'on cherche à travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-même avant de mourir.
On devient intelligent en se posant des questions et on commence à devenir idiot quand on a les réponses.
Une fois que vous êtes vraiment mis au défi, vous trouvez quelque chose en vous. L'homme ne sait pas de quoi il est capable jusqu'à ce qu'on lui demande.
Je suis si peu compris qu'on ne comprend même pas mes plaintes de ne pas être.
On ne lutte pas contre l'amour, on se laisse envahir. Avant qu'il ne soit trop tard. Tout de suite.
On ne peut pas manger des fraises à l'année.
La souffrance ne se partage pas, encore moins l'oubli que, par ténacité, on trouve parfois dedans.