Dans une civilisation démocratique, il est inconcevable que l'on règle ses différends idéologiques à coups de pistolet-mitrailleur.
On peut dire tout ce qu'on voudra sur la vieillesse. Ca vaut mieux que d'être mort.
On ne ferait pas le métier d'actrice si on ne ressentait pas une véritable jouissance à être regardée.
Ce qui flatte réellement un homme, c'est qu'on le juge digne d'être flatté.
Si l'on appelle écrivain un homme qui écrit, on appelle aujourd'hui jeune écrivain un homme qui a l'intention d'écrire.
Malheur aux souverains vivants à qui on rend l'hommage dû aux morts.
La patrie est aussi là où l'on est très mal.
Si on croit au paradis, les bêtes y auraient droit.
On commence à mourir dans la tête des autres.
On dirait que nos gestes nous cherchent lentement, partout.
Combien de foisdire ton nompour qu'il ne soitplus ton nom à toi ?Il me faudravivre sans toitoute ma viemais qu'est-ce qu'une viepour oublierqu'on s'est aimé ?
L'homme ne se nourrit pas seulement de pain ; il faut donner à ceux qu'on emploie un salaire et un idéal. Mais l'homme se nourrit d'abord de pain ; il ne faut pas oublier le salaire sous le prétexte qu'on fournit l'idéal.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Dans le siècle où nous sommes, on ne donne rien pour rien.
C'est affreux n'est-ce pas qu'à la longue on puisse souffrir moins du départ d'un être que l'on a profondément aimé.
Non, les Dujarmy n'ont pas vu les Brangelina pendant les vacances. On se verra aux prochains Oscars...
On peut être drogué à blanc avec l'attente, et le temps.
"Calme-toi" est la pire chose qu'on puisse dire à quelqu'un d'énervé.
Pas une femme ne vaut un billet de cinq lires à moins qu'on en soit épris. Elle vaut alors tout ce qu'elle nous coûte.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
Certaines questions ne sont difficiles que parce qu'on les pose.
Quand quelqu'un dit qu'il nous aime bien, on a envie qu'il comprenne tout.
On ne peut connaître un homme avant qu'il n'ait subi l'épreuve de l'adversité, c'est ce qui met au jour sa bassesse d'âme ou la force de son esprit.
Il est con comme un iceberg, trois fois plus con que ce qu'on voit !
Tant qu'on continue à chercher, les réponses viendront.
Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut s'élargir.
On ne fait pas la sauce avant de pêcher le poisson.
Le pire poison qui puisse exister dans la société c'est l'inceste car quand tu voudras te sauver de cette vérité eh bien on voudra te tuer, te donner des pathologies pour dire que c'est faux et te détruire continuellement même des années et des années après.
En Inde, l'homme est roi ; en France, on vit dans une société libre où des femmes peuvent sortir, fumer... Dans mon pays, même actrice et même à Bombay, tout cela ne m'est pas permis.
La justice est un principe abstrait, qui implique chaque homme et permet de condamner ou d'innocenter en fonction du sens qu'on lui donne.
Il suffirait que l'on vive simplement, pour que d'autres puissent tout simplement vivre.
Médiocre et rampant on arrive à tout.
Un secret qu'on est vraiment seul à détenir, un tel secret rendrait malades les plus robustes, et on peut même se demander s'il existe une conscience assez intrépide pour supporter ce tête-à-tête, sans en mourir.
On jouit moins de tout ce qu'on obtient que de ce qu'on espère.
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
Le bonheur, c'est toujours ce qu'on voit de l'extérieur.
L'entêtement, quand on raisonne mal, n'a pas par lui-même plus de force que rien.
La pire des souffrances, c'est celle qu'on ne peut pas partager.
Les intérêts qu'on blesse se souviennent mieux que ceux qu'on défend.
Toutes les émotions positives, joie, bonheur, surviennent quand on se sent en lien harmonieux avec le monde, alors que les émotions négatives sont toujours des marqueurs de rupture entre le monde et nous, que ce soit la colère, la tristesse ou la peur.
Ceux qui ont fréquenté l'université savent qu'on y raconte beaucoup de sottises; et le dire tout haut suscitera des protestations qui ne viendront que confirmer l'affirmation.
Le fil qui unit deux amis est tellement ténu qu'on ne peut jamais le rafistoler lorsqu'il est coupé.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
- Qu'est-ce qui se passe là-bas ? On dirait qu'on est chez le dentiste ?! Qu'est ce que vous en pensez ? - Je ne sais pas si je peux... - Allez dites-le : c'est merdique ! - Non monsieur, je ne dirais pas ça... [...] ► Lire la suite
Quand on n'a pas su vivre, on doit encore moins savoir mourir.
On peut feindre d'avoir du coeur, pas d'avoir de l'esprit.
On se donne en donnant.
Quand on emprunte, on ne choisit pas.
On se protège instinctivement. On ne voit et n'entend que ce qu'on peut supporter.
On n'est jamais que des locataires, quand on est heureux quelque part. Toujours sous le coup d'une expulsion.