On s'aimera tant qu'on s'aimera avec cette délicieuse sensation du provisoire qui s'installe dans la durée sans qu'on en ait conscience.
On ne pèse pas ses paroles avec ceux qu'on aime.
Ce qu'on nomme bénéfice d'un exercice social est un chiffre arbitraire à l'intérieur d'un domaine limité inférieurement par la crainte de l'Assemblée Générale et supérieurement par la crainte de la correctionnelle.
La science fait les esprits clairs, lui répondait-on, et les livres ouvrent l'intelligence de l'homme au ciel et à la terre.
Quand on a plus d'argent qu'il ne nous en faut, on ne sait pas ce qu'il peut coûter aux autres...
Quant aux injures, aux calomnies, aux colères extérieures, on peut les multiplier, les entasser tant qu'on voudra, on ne les élèvera jamais au-dessus de mon dédain.
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous possédons
L'arbre va tomberLes branches salissaient les mursRien ne doit resterLe monsieur veut garer sa voitureNous on l'avait grifféJuste pour mettre des flèches et des coeursMais l'arbre va tomberLe monde regarde ailleurs.
Dans les démocraties modernes, on ne vote plus pour un candidat de choix, mais pour éliminer les scélérats qui sont au pouvoir.
La veillée autour du feu de la cuisine. Tout en écossant les légumes pour l'hiver, on causait des menus événements du jour, et Bibi Cholion faisait des plaisanteries dont les soeurs s'amusaient. C'était le couarail ordinaire des villages lorrains.
Il est difficile, quand on a vu une chose agréable, de ne pas la désirer.
En tant qu'animateur, on est très exposé. Je ne sors pas seul dans la rue, c'est vrai. Je ne suis pas rassuré, je ne vais pas sur les Champs-Elysées tout seul.
On a tort d'introduire des questions d'argent dans les relations avec les patrons d'hôtel.
L'amour, il faut l'avoir vu chez les autres pour le comprendre vraiment. On ne s'aperçoit que de son absence.
On irrite celui qu'on aime à vouloir être aimé.
On se demande ce qu'il y a de nouveau. Il y a de nouveau que c'est toujours la même chose.
J'ai tendance à penser qu'on fait toujours oeuvre utile et bienfaisante en faisant état de sa propre misère, parce que nous avons tous en commun d'être absolument misérables. On boîte tous.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Fuyez de ces auteurs l'abondance stérileEt ne vous chargez point d'un détail inutile.Tout ce qu'on dit de trop est fade et rebutant,L'esprit rassasié le rejette à l'instant.
On peut avancer que l'ère de la consommation étant l'aboutissement historique de tout le processus de productivité accélérée sous le signe du capital, elle est aussi l'ère de l'aliénation radicale.
L'amour est comme les maladies épidémiques. Plus on le craint, plus on risque de le contracter.
J'aime bien les artistes, mais du côté production, on se fade un paquet de crétins.
La plus commune des inconséquences est de ne pas vouloir les moyens de ce que l'on veut.
La vie ne rend jamais ce qu'on lui a cédé.
S'il existe plusieurs manières de faire quelque chose et que l'une de ces manières est susceptible de se solder par une catastrophe, on peut être certain que quelqu'un se débrouillera pour la choisir.
Tout est détourné de son propre cours. Dieu soit loué, moi, en ces temps-là, j'acquis de mon maître l'envie d'apprendre et le sentiment du droit chemin, qu'on garde quand bien même la sente serait tortueuse.
Un journal intime a des pouvoirs, quand on le relit, quand on le retrouve, c'est incroyable ce que ça ramène comme images, comme souvenirs d'une précision inouïe pour celui qui l'a écrit.
C'est un extrême malheur d'être sujet à un maître, duquel on ne se peut jamais assurer qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.
Avant je pensais qu'acteur c'était un métier de paresseux. Mais en fait on bosse !
J'ai toujours cru que les femmes ne sont pas des victimes. Nous sommes des agents du changement. Nous sommes les moteurs du progrès. Nous faisons la paix. Mais nous avons besoin qu'on nous donne une chance [de le prouver].
Si vulgariser, c'est porter à d'autres ce qu'on aime, je suis d'accord.
Essayer de prouver à un sot sa sottise, c'est lui supposer ce qu'on entreprend de lui contester.
On ne peut lire si on ne connaît les lettres, seulement les lettres sont effacées par le sens.
Ne pourrait-on même soutenir que c'est parce que les hommes sont inégaux qu'ils ont d'autant plus besoin d'être frères ?
Le péché que l'on cache est demi pardonné.
On ne sait bien que ce que l'on n'a point appris.
On avait, en le regardant, la sensation de manger de la moelle de veau. Ses modestes mains déversaient toutes les clémences disponibles et son menu pas lui donnait l'air d'un bonhomme en sucre qui marcherait sur des entrailles de lapin.
Enfin, en ce qui nous concerne, nous les professionnels, je considère que l'on jongle un peu avec les libertés individuelles. Je suis profondément choqué par le fait que n'importe où, n'importe quand, on puisse nous faire ouvrir notre valise comme au temps de l'occupation.
Les gens bavardent. Les gens ne sont pas sûrs d'eux, alors ils parlent des autres pour qu'on ne parle pas d'eux. Ils soulignent les défauts des autres pour les faire se sentir bien dans leur peau.
La jargonophasie de plus d'un psychologue ou psychiatre du front national me fait vraiment rire, nous sommes dans un monde d'expertise ou le temps et bien plus qu'une expérimentation à ces crimes de tout jour dont on connait les coupables.
On devrait être assez vain pour goûter la louange, assez orgueilleux pour s'en passer.
Le taxi est comme le prêt bancaire, rare quand on a besoin de lui.
Avec une volonté forte, on peut passer à travers la pierre grise.
L'esprit, c'est comme l'argent : on en a en général aux dépens d'autrui.
Quand on rit, c'est toujours de soi. Seulement on ne s'en aperçoit qu'après.
Avant de partir il faut que je laisse mon poids de souvenirs comme en dépôt ; comme quand on cache son baluchon sous les broussailles avant de monter à une ferme haute et loin.
Les blessures dont on a honte ne se guérissent pas.
C'est peut-être que plus on vieillit et que moins on arrive à transformer la pensée en action, plus on referme tout ça dans sa tête jusqu'à ce que ça devienne une obsession.
En France, on compterait entre 1 et 2 millions de végétariens, soit entre 1,5 et 3% de la population. Les végétariens seraient donc aussi nombreux, sinon plus, que les chasseurs (1,2 millions environ). Pourtant, ils intéressent beaucoup moins les hommes politiques, car leur pouvoir de lobbying est bien moins fort.
Nul ne doit te dire que tu dises ce qu'on te dit de dire ! Sinon on dira que tu aies dit ce qu'on t'a dit de dire. Cela dit, ne dis rien que ce que tu as à dire !