A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ?
C'est après dîner que l'homme a le plus d'idées. L'estomac rempli semble dégager la pensée, comme ces plantes qui suent instantanément par leurs feuilles l'eau dont on a arrosé leur terreau.
Plus on serre un mot de près, et plus il le prend de haut.
Le mariage, dans certain pays, c'est le châtiment qu'on inflige aux voleurs à l'étalage.
Si on trouve de l'argent et des potes, et bien, on peut se lancer dans l'aventure. Rozier (réalisateur), c'est le côté artisanal du cinéma français et ce n'est pas un défaut.
Écrire une chanson dans la solitude, puis finalement elle arrive sur scène avec le public, on touche le rêve.
Naturellement, à la guerre, on cherche toujours à mettre de son côté les chances de succès en misant sur certains avantages physiques ou moraux. Mais ce n'est pas toujours possible et on doit souvent entreprendre quelque chose contre la probabilité, et c'est à vrai dire le cas lorsqu'on ne peut rien faire de mieux.
En fait, c'est facile de tout gâcher quand on est bien avec quelqu'un, il suffit de lui dire : Je t'aime.
On n'enterre pas un oiseau dans le ciel.
- Ce soir, on tue Katerine. - Tu ne la tueras pas. - Eh oh, le modèle de vertu, tu la ferme ! - C'est moi qui le ferai.
L'amour n'a pas à se parer de grandes déclarations, de gestes et de postures emphatiques, il n'a à s'encombrer de rien, il a juste à être, et à agir là et quand il faut, sans se soucier si on le voit à l'oeuvre.
Comment ne pas répondre d'une voix mourante, quand on vous parle avec une extrême onction !
On peut violer les lois sans qu'elles crient.
C'est toujours ceux qu'on aime qui sont pris pour endurer les malheurs qu'on enferme et les défauts qu'on ne peut plus cacher.
On connaît encore mieux la valeur des biens par la privation que par la jouissance.
Un travers que l'on possède seul fait plus d'honneur qu'un mérite que l'on partage avec quelqu'un.
Il y a de quoi hésiter avant de commettre le crime de bigamie ! Parce que, dans la bigamie, on a deux belles-mères !
On dit que les Corses sont paresseux ; c'est pas vrai... Ils sont vite abattus, c'est tout !
Quand on ne croit pas en Dieu, il ne faut pas s'en servir pour dire qu'on n'y croit pas.
Un vieillard endormi, on dirait la répétition générale de l'attaque qui l'emportera.
En disent plus long sur une époque les mots dont on n'use pas que ceux dont on abuse.
Le lit, c'est là où commence et finit l'humanité, c'est là où l'on s'aime, où l'on souffre, où l'on refait sa force et où l'on meurt.
Peut-être sommes-nous solidaires de ceux qui nous aiment ? L'admiration qu'ils ont pour nous grandit. Qu'on les déprécie, nous sommes dépréciés un peu.
Quand on a épuisé tous les possibles, que reste-t-il ? L'impossible.
J'entends rire les morts quand on parle de dieux.
On ne fait rien d'utile pour le prochain, sauf les livres.
On n'aime pas les défauts de ses amis, mais on y tient.
L'amour est une drôle d'arithmétique où l'on poursuit le rêve de ne faire qu'un en étant deux, et où c'est en étant deux qu'on est le plus seul...
On ne devient pas actrice, on naît actrice.
Religions et dieux ne vont pas forcément ensemble. Les bouddhistes ne croient pas nécessairement à un être suprême ; on peut avoir une religion indépendante de tout dieu.
La vie vaut la peine qu'on y entre sérieusement, mais gaiement.
J'ai gagné le gros lot donc je pense devoir donner aux autres. Mais on n'a jamais assez d'argent !
Je pense que nous sommes des marchands de bonheur, des marchands de plaisir. Je pense qu' une sorte de générosité est indispensable quand on est cuisinier, il faut être généreux. Il faut donner, partager et aimer donner et faire plaisirr.
J'veux qu'tu te souviennes de tout, d'accord ? J'veux qu'tu te souviennes de tous les trucs chouettes qu'on fait ensemble.
Et c'est à ce moment précis qu'on voit que ça valait le coup d'attendre. Mais pour certain d'entre nous le temps n'arrange rien à l'affaire. Au lieu de guérir les vielles blessures, il ne fait que en créer des nouvelles, jour après jour.
On n'est pas des porteurs de messages. On est simplement des clowns, des saltimbanques (...). L'humour est un langage que j'ai toujours aimé. Notre ressort est de dénoncer la bêtise en faisant rire.
Les chambres intérieures de l'âme sont comme la chambre noire du photographe. On ne peut y séjourner longtemps, sinon cela devient la cellule du névrosé.
Les petites annonces contiennent toute la vérité que l'on puisse trouver dans un journal.
Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables et qu'on n'a pas remplacés.
C'est encore dans les cimetières que l'on fréquente le plus fort pourcentage d'êtres complètement inoffensifs.
La peur n'a de fin que quand on l'assume.
Tout ce qu'on est capable de réaliser devrait conduire à vénérer des êtres meilleurs que soi.
Là où on ne voit rien d'autre, où on n'entend rien d'autre, où on ne connaît rien d'autre, c'est l'infini. Là où on voit autre chose, où on entend autre chose, où on connaît autre chose, c'est tout petit. Seul l'infini est immortel. Le fini est mortel.
L'ennui avec les interviews, c'est qu'il faut répondre du tac au tac à un journaliste tout ce qu'on n'a pas su se répondre à soi-même toute sa vie.
Les vers ajoutent de l'esprit à la pensée de l'homme qui en a quelquefois assez peu ; et c'est ce qu'on appelle talent.
Il ne faut jamais s'attaquer à ceux qu'on n'est pas sûr d'achever.
Les choses ont la valeur qu'on leur donne, je ne trahis pas la mère de ma fille, ni la femme que j'ai épousée. C'est une bonne mère. Elle est droite, régulière, responsable. Je peux crever demain, la petite est entre de bonnes mains.
Quand un vivant plie bagageEt que les gentils héritiersOnt les yeux trop secs, on m'engageA venir faire mon métier.Car je suis pleureuse à gages,La plus capable du quartier.
On n'apprend pas son chemin au vieux gorille.
En temps normal, cinq jours sur cinq de télétravail, ce n'est pas une bonne formule (...) Il faut faire attention à l'isolement des salariés. Mais dans la période qui vient, on demande le télétravail cinq jour sur cinq.