Le plus terrible, ce n'est pas le chagrin, c'est la diligence qu'on met à l'oublier.
Si vous avez des opinions, on risque de vous perdre... Si vous n'en avez pas, on vous blâme !
Le seul homme digne d'être aimé est celui qui ressemble à tous les hommes, qui a la parole, les traits de tous les hommes, qu'on ne distingue des autres que par des défauts ou des maladresses en plus...
La meilleure définition que l'on puisse donner d'un séminariste, c'est celle de future putain du temple.
On ne peut avoir le passé, le présent et l'avenir d'une femme.
L'amour n'est pas quelque chose qu'on ressent mais qu'on décide.
Le lit est encore le lieu le plus pratique quand on tient à perpétuer le genre humain.
De presque toute littérature, on peut dire que c'est trop long.
L'euro, on ne vous demande pas de comprendre, on vous demande de payer.
Quand on est petitement logé, Les femmes, c'est la seule collection qu'on puisse faire et qui ne tienne pas de place.
A vingt-six ans, on a tellement appétit du neuf et peur de se répéter qu'on ne se sert jamais de ses notes.
Une bataille gagnée, c'est une bataille dans laquelle on ne veut pas s'avouer vaincu.
Le temps presse de savoir avant d'apprendre, de commenter sans délai ni recul, de surfer sur l'émotion. On tend désormais le micro au trottoir, qui a opinion sur rue.
Quand on fait d'une passion un métier, on n'a pas envie que cela s'arrête.
Si on veut vivre, il faut prendre des risques.
Dans deux choses qu'on estime semblables, il y a toujours un sosie.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donnés l'un à l'autre entièrement.
Ce qu'on ne voit pas chez lui, c'est qu'il ne fait pas le partage entre ce qui est possible et ce qui n'est pas possible, le légal et le non-légal, le décent et le non-décent. Pourquoi cette espèce d'appât de [...] ► Lire la suite
J'ai eu la chance de tomber sur le bon agent qui m'a protégée. On les appelle 'les requins', il y a beaucoup de requins dans le métier !
On peut comparer la société à une salle de spectacle ; on n'y est aux loges que parce qu'on paie davantage.
Malheureux, on doute de tout ; heureux, l'on ne doute de rien.
Il est mal de violer sa parole sans raison ; mais on trouve toujours une raison.
Il y a de quoi hésiter avant de commettre le crime de bigamie ! Parce que, dans la bigamie, on a deux belles-mères !
Une façon rapide de faire son chemin est de monter derrière les succès. A ce métier-là, on est bien un peu crotté, on risque bien d'attraper quelques coups de fouet, mais on arrive, comme les domestiques, à l'antichambre.
Quand on ne croit pas en Dieu, il ne faut pas s'en servir pour dire qu'on n'y croit pas.
Il est évident que Dieu était une solution, et qu'on n'en trouvera jamais une autre qui soit aussi satisfaisante.
On se réconcilie avec un ennemi qui nous est inférieur pour les qualités du coeur ou de l'esprit ; on ne pardonne jamais à celui qui nous surpasse par l'âme et le génie.
On ne peut bien vaincre que ce que l'on déteste.
Que l'on gagne le coeur des femmes et le peuple tout entier suivra.
La parole est un acte pour les écrivains. C'est un acte dont on parle. Et donc ça fait des choses, ça produit des effets, ça agit. Ce n'est pas un jeu, un ensemble de règles de toutes sortes.
On dit toujours qu'on est lu en Allemagne pour se consoler de ne pas l'être en France.
Un instrument qu'on ne remplace pas et qu'on ne perfectionne guère : c'est la charrue.
Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n'engendrent pas seulement un effet, mais une série d'effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. [...] ► Lire la suite
Oser encore recourir à l'espoir.Oser encore porter l'instant et le rendre à lui-même.Répondre quel qu'il soit au baiser de la terre,vouloir ce plus loin dont on ne sait le nom.
C'est avec le temps qu'on découvre une cicatrice aux fesses.
Par sa cohérence, je pense que l'on peut apparenter mon travail à une forme d'expression artistique.
Combien de siècles faudra-t-il encore, avant qu'une nouvelle génération d'Amazones finisse par comprendre qu'un homme n'est vulnérable que si l'on touche à son orgueil ?
Je sais que je devrais être raisonnable, mais quand on raisonne en amour c'est comme si on le pesait, l'amour n'a pas de limite sinon ce n'est pas de l'amour !
Du moment qu'on rit des choses, elles ne sont plus dangereuses.
A qui peut-on faire confiance dès qu'il s'agit d'argent ?
On est sûr d'aimer quand on est jaloux, comme on est sûr de vivre quand on se fait mal.
On ne choisit pas plus son esprit que son visage. On ne s'attache pas moins à l'un qu'à l'autre.
Dans ce monde, l'on n'a que la terreur pour se défendre contre l'angoisse.
Il y a beaucoup d'hommes qui se marient, comme on devient fonctionnaire.
On peut agir sur la télé, sur le gouvernement ; on reste impuissant devant l'âme.
Ecrire pour moi, m'enfoncer dans ce qu'on appelle l'imaginaire, n'était-ce pas une façon de renverser un monde renversé, celui de l'enfant confondu à sa génitrice : pour retrouver, par la fiction, le réel ?
Tout le monde est critique littéraire, de nos jours. Si on n'aime pas un livre, on menace l'auteur. Il y a une certaine logique dans cette façon de voir. Faire payer ce salaud pour ce qu'il vous a infligé.
On n'est jamais quitte avec son passé.
A force de vous expliquer quelque chose, on n'y comprend plus rien.
On promet comme on veut et l'on tient comme on peut.