Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
C'était une bête étrange. Mais les femmes, peut-être, aiment cela. Vu sous ce jour, il valait bien la peine qu'on l'apprivoisât, et je suppose que chaque femme au fond de son coeur se considère comme une dompteuse de bêtes étranges.
J'en ai assez de ces calvaires ambulants, de ces Christ et de ces Vierges, ces Maria de las angustias, ces Señora de los dolores, ces Christs de la Expiracion, de la Exaltacion, de la Coronacion, de la Converzion del buen [...] ► Lire la suite
On ne gouverne pas contre le peuple.
Qui va se souvenir d'elle sinon moi... le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants... des quelques survivants...
Ce n'est point ce que l'on a appris qui est utile, mais ce que l'on a retenu.
Je suis convaincu que si, demain, il n'y a plus d'antisémitisme, il n'y aura plus besoin de se dire Juif. Seulement, on vit dans le pays où les actes antisémites s'accumulent.
Aujourd'hui il n'y a rien de plus drôle que l'Élysée, il n'y a plus besoin de faire de caricatures (...) on attend maintenant que Carla Bruni se barre avec son fils.
Quand on dispose d'une fortune suffisante pour faire de fréquents voyages, la distance compte peu.
On écrit ce qui devrait se faire et on ne fait pas ce qui devrait s'écrire.
À mesure qu'on vit, on prête moins d'importance aux choses, mais aussi moins d'importance à l'importance.
Il n'y a jamais eu de mort à crédit. La mort, on la paie en espèces.
On n'estime guère quelqu'un lorsqu'on ne l'aime pas, et l'on aime médiocrement lorsqu'on estime peu.
Ce n'est que dans les romans que l'on sait comment les choses arrivent, et c'est bien pour ça qu'on donne des prix à ceux qui les écrivent.
Un danger cesse d'être épouvantable, si l'on en connaît les causes.
On ne ferait pas le métier d'actrice si on ne ressentait pas une véritable jouissance à être regardée.
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
La politique est l'art d'arriver par n'importe quel moyen à une fin dont on ne se vante pas.
Ce qu'on ne conçoit pas n'attise pas la curiosité.
Seules importent les vérités qu'on (re)découvre soi-même.
On aime ou on n'aime pas. Aimer, c'est désirer. Désirer, c'est agir déjà.
Une révélation est la compréhension de ce que l'on sait déjà.
Il n'y a que trois choses que l'on puisse faire avec une femme, dit un jour Clea. On peut l'aimer, souffrir pour elle ou en faire de la littérature.
La musique de Mozart est si intéressante par elle-même, qu'on s'était habitué à l'admirer pour sa forme et pour son charme, sans penser à autre chose; Gounod sut y voir l'union intime du mot et de la note, la concordance absolue des moindres détails du style avec les nuances les plus délicates du sentiment.
On oublie qu'une frontière est toujours une frontière et qu'on ne sait jamais.
Tous les pouvoirs coalisés, c'est le principe même de légitimité et de représentation qui est mis à mal, et on se retrouve devant une situation de fin de la souveraineté, puisque les pouvoirs sont tous d'un côté.
Vivre, c'est souvent lutter vers des buts qu'on n'a aucun désir d'atteindre.
Les objectifs individuels c'est bien mais si tu ne gagnes pas, tu n'apprécies qu'à moitié. Je veux gagner des titres, la Ligue des champions, le Championnat et la coupe (de France). Pour le moment on est sur le bon chemin, les grosses échéances vont arriver et c'est à cela qu'on doit se préparer.
Ce qui compte dans le temps qui vient, c'est pas le travail, c'est la paresse. Tout le monde s'accorde pour dire que le travail n'est qu'un moyen. On parle d'une civilisation du loisir. Quand on y arrivera on aura perdu tout sens du loisir.
- On va faire une petit interview. Question 1 : as-tu déjà couché avec un fruit ? - Rends moi mon téléphone ! - Question 2... Est-ce que c'était un melon ?
Ce genre de bienséance et cette vérité qu'on ne peut plus dire dans plein de domaines, cela me gêne.
On a divers sujets de mépriser la vie, mais on n'a jamais raison de mépriser la mort.
Les conséquences de ce qu'on ne fait pas sont les plus graves.
On gâte des sentiments si tendres à les raconter en détail.
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
On ne rencontre guère, pour se déclarer satisfaits du pouvoir, que ceux qui y participent.
Si le metteur en scène vous aime et que vous aimez travailler avec lui, alors il n'est plus question de « diriger ». On devient un instrument entre les mains de quelqu'un à qui on fait entièrement confiance.
Quiconque croit qu'une forme ancienne a été subitement transformée par une force ou une tendance interne en une autre forme pourvue d'ailes par exemple, est presque forcé d'admettre, contrairement à toute analogie, que beaucoup d'individus ont dû varier simultanément. Or, [...] ► Lire la suite
Il l'a inscrite au catéchisme. On ne peut pas demander aux enfants de ne croire que dans la spiritualité de Samsung.
Un rude animal qui, par l'élémentaire exercice de sa vitalité, répand le sang et sème la mort, on se souvient qu'historiquement, c'est sous cette forme d'archétype féroce que se manifesta, à la conscience et à l'esprit des meilleurs, la révélation de la société capitaliste.
Quand on aime vraiment,on veut la liberté de l'être aimé
On ne vous apprend pas à être actrice. Du moins, on ne vous apprend pas à être célèbre.
On peut tout ce qui ne dépende que de notre volonté.
La véritable modestie consiste toujours à ne jamais se prendre pour moins ni plus que ce qu'on estime qu'on croit qu'on vaut ni pour plus ni moins que ce qu'on évalue qu'on vaut qu'on croit.
Gouverne qui peut ; et quand on est parvenu à être le maître, on gouverne comme on peut.
C'est toujours quand on est pour une équipe que c'est l'autre qui gagne.
Etre athée, c'est croire qu'on ne croit pas.
La liberté c'est de ne jamais avoir à dire qu'on est désolé.
Nous n'avons ni privilège sur terre, ni droits, ni plaisirs, ni libertés, qui ne soient rares faveurs sur lesquelles on ne peut pas compter.
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.