Quand on est bien lesté, on se lève, on siffle les chiens, on arme les fusils, et on se met en chasse.
Une jeune femme à sa copine :« Si on autorisait les buralistes à accepter les Tickets-resto pour les clopes, les ventes baisseraient pas autant. C'est un buraliste qui m'a dit ça. »
On ne peut pas condamner irrévocablement un système si l'on en profite.
L'amour est comme les maladies épidémiques. Plus on le craint, plus on risque de le contracter.
Hollywood est une ville dans laquelle un acteur doit trimer jour et nuit pendant des années afin d'acquérir la notoriété nécessaire pour qu'on le reconnaisse dans la rue; après quoi il est obligé de mettre des lunettes noires jour et nuit pour passer inaperçu.
On ne peut lire si on ne connaît les lettres, seulement les lettres sont effacées par le sens.
La réclusion améliore la condition humaine. Pour obtenir des hommes excellents, on les emprisonne d'ordinaire un certain temps.
Le taxi est comme le prêt bancaire, rare quand on a besoin de lui.
C'est parce qu'il croit inconsciemment en Dieu que l'athée lui crie des injures, or on n'attaque pas le néant.
On ne s'évade de sa condition qu'en se hissant à une autre.
On irrite celui qu'on aime à vouloir être aimé.
Le pire quand on vieillit ce n'est pas tant le corps qui fiche le camp, non, ce sont les remords.
Beaucoup de gens ont déjà fait l'expérience de la transcendance, mais il est possible qu'ils ne s'en soient pas rendu compte.C'est une expérience que l'on peut faire juste avant de s'endormir.
On ne pèse pas ses paroles avec ceux qu'on aime.
On tombe dans le décrit et la mésestime, quand on veut se mesurer avec plus fort que soi.
Mais la beauté de notre temps est une beauté foudroyée qu'on ne peut atteindre qu'à travers le noir, toujours plus noir.
Il faut des coupables, des coupables à tout prix; alors on trouvre des gens qui ont le profil. Alors peut être qu'on a le profil des gens qui sont responsables de cette action, mais on n'y est pour rien.
Que dire au criminel qu'on ne le peut haïr ?
Tous les deux, trois ans, il y a un film sur l'Holocauste parce qu'ils veulent que vous vous en souveniez et qu'on vous rappelle ce que c'était. À quand remonte la dernière fois que vous avez vu un film sur l'esclavage ?
Mick Jagger nous appelait le Monstre-à-Quatre-Têtes parce qu'on allait partout ensemble et qu'on s'habillait de la même façon. On avait tous des pulls à cols roulés, des costumes sombres et la même coupe de cheveux, alors c'est vrai qu'on avait un peu l'air d'un monstre à quatre têtes.
L'histoire des hommes est une mer immense d'erreurs où l'on voit surnager çà et là quelques vérités mal connues. Qu'on ne s'autorise donc point de ce que la plupart des siècles et des nations ont décerné la peine de mort contre certains crimes.
On dirait que pour Bachelard les écrivains n'ont jamais écrit: par une coupure bizarre, ils sont seulement lus.
J'aime bien les artistes, mais du côté production, on se fade un paquet de crétins.
Ceux que l'on raille valent peut-être mieux que les railleurs.
Qui dit préjugé dit une opinion qu'on a reçue sans examen, parce qu'elle ne se soutiendrait pas.
L'amour, il faut l'avoir vu chez les autres pour le comprendre vraiment. On ne s'aperçoit que de son absence.
On ne peut pas organiser des Séries passionnées sans une grande inégalité de fortune, caractères, goûts et instincts : si cette échelle d'inégalité n'existait pas, il faudrait la créer, l'établir en tous sens, avant de pouvoir associer le passionnel.
On peut me dire sans rémissionQu'en groupe en ligue en processionOn a l'intelligence bêteJe n'ai qu'une consolationC'est qu'on peut être seul et conEt que dans ce cas on le reste.
C'était une véritable religion, le silence, chez cet homme. On appelle ça de la pudeur mais cela relève plutôt de la constipation verbale.
Quand du ciel étoilé se découvre la face,Dans la clarté s'ébat l'immense flot qui passe,Quand d'un masque de nues il se couvre un instant,La nuit sur la mer tombe et l'on frissonne au vent.
Certaines personnes pensent que le design se limite à l'apparence d'un objet. Mais en creusant un peu plus, on se rend compte qu'il s'agit de la façon dont il fonctionne.
- Qu'est ce qu'il y'a t'as avalé un pitt bull ou quoi ? - Non c'est mon fils qui est en train d'avaler du cannabis ! J'te jure être mère c'est une tragédie ! - Ça c'est ce qu'on dit quand on a la chance de l'être...
A Cannes, j'ai connu la fin de l'âge d'or. On est entré dans l'âge des Assedic.
On a tort d'introduire des questions d'argent dans les relations avec les patrons d'hôtel.
On ne plaint pas un homme d'être un sot ; et peut-être qu'on a raison. Mais il est fort plaisant d'imaginer que c'est sa faute.
Nous sommes dans la voiture de son ami Chico. On doit garder ses pieds sous ses jambes, car il n'y a pas de plancher. On voit l'asphalte défiler et les trous d'eau verte. On dirait une décapotable à l'envers.
On ne peut donner aucune impression vivace d'une quelconque époque de son existence, ce qui en fait l'authenticité, la signification, l'essence subtile et pénétrante. C'est impossible.On vit comme l'on rêve - seul.
J'ai tendance à penser qu'on fait toujours oeuvre utile et bienfaisante en faisant état de sa propre misère, parce que nous avons tous en commun d'être absolument misérables. On boîte tous.
On peut avancer que l'ère de la consommation étant l'aboutissement historique de tout le processus de productivité accélérée sous le signe du capital, elle est aussi l'ère de l'aliénation radicale.
On m'a hospitalisée au début parce que j'avais eu une vision de type religieux. On m'a tout de suite soumise à un traitement à base de Sérénase, en conséquence de quoi on m'a attachée et cataloguée comme folle.
Quand on a plus d'argent qu'il ne nous en faut, on ne sait pas ce qu'il peut coûter aux autres...
J'aime bien les histoires où on dit qu'on ne te dit pas tout. Comme ça, il en reste.
L'amour est une loterie : si on veut gagner, il faut prendre un billet.
On se demande ce qu'il y a de nouveau. Il y a de nouveau que c'est toujours la même chose.
Il y a souvent très loin du mal que l'on dit d'un ouvrage à celui qu'on en pense.
Les révoltes qui se manifestent par les armes, on peut les mater. Celles qui naissent et se propagent par l'esprit sont insaisissables.
Chaque fois qu'on rit, on réveille le diable.
Les blessures dont on a honte ne se guérissent pas.
Essayant de se donner, on voit qu'on n'est rien ;Voyant qu'on n'est rien, on désire devenir.Désirant devenir, on vit.
Cinéma, radio, télévision, magazine sont une école d'inattention : on regarde sans voir, on écoute sans entendre.