La morale, c'est peut-être ringard, mais ça reste encore ce qu'on a trouvé de mieux pour distinguer le bien du mal.
Quand on aime la vie, c'est alors qu'elle même nous aime le plus, comme par un prodige d'entente.
Quand on tient à ses souvenirs, on devrait fuir comme la peste les endroits où l'on a été heureux.
On ne peut rien dire on ne peut que décrire notre façon de vivre et encore c'est trop les imbéciles pourraient croire qu'on la propose en modèle.
C'est en nous contant nos victoires qu'on nous enseignera à en remporter d'autres.
Une carte routière, c'est un voyage qu'on ne fait pas.
On ne peut vivre qu'en dominant ses peurs, pas en refusant le risque d'avoir peur.
Je savais que la vie n'est pas un chemin facile, mais je savais aussi que le bonheur existe, qu'on peut le créer, et que l'espoir n'est pas seulement une illusion.
Si bien qu'en attaquant le philosophe on se donne la honte d'attaquer une enveloppe modeste, pauvre et chaste; ce qui décuple la rage impuissante; et le philosophe n'offre aucune prise, bien qu'il prenne tous les coups. Là prend tout son [...] ► Lire la suite
Elle essaya d'imaginer à quoi ressemble la flamme d'une bougie après qu'on l'a soufflée.
Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérables, intouchables. Cela conduit à négliger des choses que l'on juge à tort subalternes.
Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus place pour le mal.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. D'ailleurs ils pourraient les prendre, mais ils n'viennent pas les chercher... J'sais pas c'qu'ils foutent.
On ne se rend jamais compte de son bonheur avant qu'il ne se soit évanoui.
Quand on fait trop le grand, on paraît bien petit.
Qu'importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu'on écoute les coeurs se répondre.
Le secret est comme la modestie : il cesse d'exister à l'instant précis où on l'évoque.
Lorsqu'on les vit, ce sont les instants les plus doux qui paraissent les plus longs. Le souvenir diminue leur durée.
Le monde est devenu invivable ; on n'a même plus le droit de ne pas être informé.
Les gens veulent qu'on fasse leur bonheur ou leur malheur, mais surtout pas qu'on se désintéresse de leur sort.
Quand on ne sait pas, on ne se pose pas trop de questions, mais quand on commence à disposer d'un début d'explication, on veut à tout prix tout savoir, tout comprendre.
La grâce n'est pas cette petite prière que l'on récite avant le dîner. C'est une façon de vivre.
Les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons Ce sont les généraux des p'tits soldats de plomb.
On ne suit pas toujours ses aïeux ni son père.
L'enfant c'est de l'argile, il prend toujours la forme qu'on lui donne.
La campagne c'est cette musique, cette agitation de branches, de feuilles et de cris qui s'enfle et s'architecture quand on ferme les yeux.
En voyant le dimanche matin les gens jouer au tiercé on se met à penser que l'homme est la moins noble conquête du cheval.
On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres.
Ce qu'on appelle une oeuvre sincère, est celle qui est douée d'assez de force pour donner de la réalité à une illusion.
Je lis dans chaque épitaphe cette règle de conduite : voulez-vous qu'on dise du bien de vous ? Faites le mort.
A vingt ans, la rupture entre le plein et le vide est brutale. On ne sait pas se prévenir de la souffrance. Le bonheur qui nous arrive, on le croit éternel. Puis un jour on s'aperçoit que l'un et l'autre se remplace : la souffrance, le bonheur.
L'égalité a détruit le charme d'être grand. Tous les hommes ont voulu être grands ensemble, et dans ce nivellement universel, on nous a rapetissés.
Devenir père, lorsqu'on a épousé une femme de qui a déjà des enfants, c'est de la communauté réduite aux acquêts.
La fidélité, c'est une idée creuse, une vanité aveugle, comme si on tenait quelque chose, comme si on se croyait immortel, comme on l'était.
Pour parvenir à pardonner à la raison le mal qu'elle fait à la plupart des hommes, on a besoin de considérer ce que serait l'homme sans sa raison.
Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous.
Quand on écrit à la première personne, au moins c'est clair : tout est subjectif.
On a beau chercher, on ne trouve jamais que soi-même.
Dans un même appartement, on peut toujours cohabiter sans être obligé au concubinage.
On mettra pas nos refrains dans les musées. Les paroles, on les écrit pour qu'elles s'envolent. Les musiques, on les écrit pour s'amuser.
On ne vit pas quand on a vingt ans, on se prépare à vivre, on apprend à aimer.
En cultivant l'amour, on aide chaque âme dans l'univers.
Si Dieu n'est pas marié, pourquoi parle-t-on de sa grande Clémence ?
On commande au valet et le valet au chat et le chat commande à sa queue.
Autrefois, quand on manquait la diligence, on patientait une semaine. Aujourd'hui, on enrage quand on rate l'ascenseur.
On reconnaît un mari bien dressé à ce qu'il comprend à demi-mot ce que sa femme ne dit pas.
Il faut définir l'orgueil : une passion qui fait que, de tout ce qui existe au monde, l'on estime que soi.
Ce qui vaut la peine d'être fait vaut la peine qu'on demande à quelqu'un d'autre de le faire.
A quoi ça sert de vivre une aventure si on ne sait pas ce qu'elle signifie ?
Personne n'a aucune raison de m'aimer. Donc, si on m'aime, ce sera vraiment pour moi-même.