Une des manières les plus profondes de connaître se révèle par la manière dont on répond à ce que l'on voit.
Passé quarante ans, on porte son âme sur son visage.
C'est un chanteur, dont on ne dira pas le nom, qui sort de scène après avoir été sifflé copieusement et qui dit : « Ah, si on les écoutait on chanterait jamais ! »
On ne peut pas être précis, et être toujours vrai.
- On va faire une petit interview. Question 1 : as-tu déjà couché avec un fruit ? - Rends moi mon téléphone ! - Question 2... Est-ce que c'était un melon ?
Ça y est, j'ai survécu à ma première garde. On a tous survécu. Les autres internes sont tous des gens bien. Ils te plairaient, je crois, j'en sais rien, peut-être. En tout cas moi ils me plaisent.
Les spectateurs ne dépensent pas 10 dollars pour qu'on leur donne matière à réflexion. Ils le font pour qu'on leur procure une émotion.
Les crimes deviennent vraiment abominables quand on en est réduit à plaindre l'assassin.
On se consacre pas à la poésie ; on s'y sacrifie.
Le bonheur c'est aussi souvent de ne plus faire certaines choses qu'on croyait indispensables.
Si on écoutait les opposants à l'avortement on tricoterait des brassières aux spermatozoïdes.
Il y a des vertus qu'on ne peut exercer que quand on est riche.
On embaume les hommes, pas les régimes. On ne peut pas les conserver sous des mausolées.
Le monde doit être romantisé. C'est ainsi que l'on retrouvera le sens originel. Cette opération est encore totalement inconnue. Lorsque je donne à l'ordinaire un sens élevé, au commun un aspect mystérieux, au connu la dignité de l'inconnu, au fini l'apparence de l'infini, alors je les romantise.
Il ne suffit pas que les formules soient bonnes ; ce qu'on en fait devrait aussi être bon.
Les injures, les calomnies, les colères extérieures, on peut les multiplier, les entasser tant qu'on voudra, on ne les élèvera jamais au-dessus de mon dédain.
Le suicide est une mort qu'on ne donne pas à l'ennemi !
On ne vit qu'en dévorant la vie.
Ce n'est pas parce que l'on a mangé une fois du caviar que l'on a traversé la Volga à la nage.
On dirait que l'idée de plaisir ne flatte plus personne. Notre société paraît à la fois rassise et violente ; de toute manière : frigide.
De nos jours la moitié des mères sont célibataires. On n'y attache plus grande importance. Pour bien me suivre il faut se replonger plus d'un demi-siècle en arrière. Un enfant sans père, sans nom c'était celui par qui le scandale arrive.
L'intelligence, on l'obtient du voisin comme du feu.
Ainsi dans toutes les affaires humaines on s'aperçoit, si on les examine de près, qu'il est impossible de supprimer un inconvénient sans qu'un autre n'apparaisse.
Centime après centime, on obtient un dollar.
Il est difficile d'avoir de la lucidité sur ce qu'on écrit. La répétition vient peut-être du fait que je suis travaillé par une période de ma vie qui revient sans arrêt dans ma tête..
L'avarice est un calcul dont on retrouve la racine à l'origine de maintes vertus.
On a de l'humour dans la mesure où l'autre ne s'aperçoit de rien.
On ne vit qu'en laissant vivre.
L'on ne joue qu'avec le feu.
La jeunesse, on peut en dire ce que les riches disent de la fortune : elle est plus facile à gagner qu'à conserver.
On a l'âge, après tout, qu'on porte sur son front.
Le bonheur, c'est peut-être ça : l'imagination. Quand on en manque, il ne reste que les platitudes de la vie.
Dans toutes les existences, on note une date où bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers le succès.
On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ?
Quand la souffrance devient assez aiguë, on avance.
On est libre ou esclave à la mesure de son âme.
D'un pays à l'autre, d'une province à l'autre, voire d'un endroit à l'autre, il y aura toujours une certaine inégalité dans les conditions d'existence, inégalité que l'on pourra bien réduire au minimum, mais non faire disparaître complètement
Et la jeune femme parlait, soulageant sa peine dans la certitude de ma sympathie : elle parlait comme on boit quand on a soif.
J'en ai assez de ces calvaires ambulants, de ces Christ et de ces Vierges, ces Maria de las angustias, ces Señora de los dolores, ces Christs de la Expiracion, de la Exaltacion, de la Coronacion, de la Converzion del buen [...] ► Lire la suite
Si l'on se forme soi-même suivant les conseils qu'on donne aux autres, alors, bien dirigé, on peut diriger autrui. En effet, il est difficile de se maîtriser.
On s'épuise à aménager des erreurs au lieu de leur apporter des solutions radicales à la mesure du danger qu'elles représentent.
On ne fait pas ce que l'on veut et pourtant on est responsable de ce que l'on fait.
La liberté de s'exprimer totalement devient sans objet quand on n'a plus d'interlocuteurs.
On n'est pas homme si on n'est pas libre et pas libre si on ne jouit pas de sa liberté, si on ne s'en sert pas, pour décider, se constituer, puis lutter pour se garder et pour grandir.
Moins on a de richesse et moins on a de peine ; C'est posséder les biens que de savoir s'en passer.
On dessine toujours les éléphants plus petits que nature, mais les puces sont toujours plus grandes.
Se noyer est une mort affreuse car on meurt à petit feu.
On admire toujours l'ouvrage où l'on retrouve ses pensées.
On doit se consoler de ses fautes quand on a la force de les avouer.
Il est certain qu'en France on n'aime plus du tout l'orgue de Barbarie !... Ce n'est plus guère qu'à d'annuels et tricolores « Quatorze Juillet », ou dans des terrains vagues plus propices à des chuchotements d'apaches qu'à la passagère rêverie des mélomanes qu'ils osent encore moudre la mélancolie de leurs tuyaux enroués.