Dans le journal du petit déjeuner : on y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
En politique, il faut toujours suivre le droit chemin. On est sûr de n'y rencontrer personne.
Ceux qui ont fréquenté l'université savent qu'on y raconte beaucoup de sottises; et le dire tout haut suscitera des protestations qui ne viendront que confirmer l'affirmation.
On écrit suivant l'inspiration.Tout vient sous la plume par accident.
La morale, c'est ce qui reste de la peur quand on l'a oubliée.
Le bricolage consiste essentiellement à fabriquer avec de vieux débris, et au prix d'un labeur acharné, des articles que l'on trouve tout neufs et à bon compte dans le commerce courant.
On juge du peu de cas que fait la providence des richesses de ce monde quand on voit à qui elle les donne.
Ce qu'on cherche surtout dans les livres sans s'en apercevoir, ce sont des mots propres à exprimer nos diverses pensées.
On a l'âge, après tout, qu'on porte sur son front.
Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l'on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l'ornement d'une vie d'homme. Et la femme-paysage. Celle-là on la visite, on s'y engage, on risque de s'y perdre.
Les plaisirs ne sont jamais vains, au moins pendant la minute où on les goûte.
Ce n'est pas difficile de faire de l'esprit quand on est méchant.
On lit, on lit, puis on s'aperçoit que l'on n'apprend plus rien. On cesse de lire ; mais on continue d'acheter des bouquins.
La fréquentation des salons m'a appris une chose : à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
On ne peut rien imaginer de valable sans expérience.
Elle était déjà là bien avantQue les camions ne viennent,Elle tournait comme une enfant,Une poupée derrière la scène.C'était facile de lui parler,On a échangé quelques mots,Je lui ai donné mon passePour qu'elle puisse entrer voir le show.
C'était si dégoûtant qu'on lui a shooté dedans, un coup chacun, et alors, à la place de chanson et de vomi, c'est du sang qui est sorti de sa vieille rote dégueulasse. Et puis on a continué notre chemin.
Passé quarante ans, on porte son âme sur son visage.
On dirait que l'idée de plaisir ne flatte plus personne. Notre société paraît à la fois rassise et violente ; de toute manière : frigide.
On dit forcement des conneries quand on parle de politique.
Le monde réel et celui qu'on développe dans les rêves.
On ne compte d'ordinaire la première galanterie des femmes que lorsqu'elles en ont une seconde.
La vie n'est qu'un piège où l'on finit toujours par tomber.
On n'aime qu'une fois dans la vie. Après... Après, on fait l'amour et c'est différent...
Tous les livres sont autobiographiques. Sauf qu'on ne tient pas toujours à être reconnue.
Il ne suffit pas que les formules soient bonnes ; ce qu'on en fait devrait aussi être bon.
On dit que les hommes vieillissent mieux que les femmes mais c'est faux. Leur peau perd plus vite son élasticité, surtout quand ils fument et boivent. C'est flasque, on a l'impression que ça pourrait s'effriter sous la pulpe des doigts. [...] ► Lire la suite
Il n'y avait que dans le militaire et chez les ouvriers que l'on apprécie à sa juste splendeur la jouissance de faire grasse matinée en hiver.
On rappelait. On frappait du pied. Mais c'était le succès ça ! J'avais oublié que ça pouvait m'arriver à moi, un public qui applaudisse sincèrement. Je sortis de scène comme un fou. Envie de rire, de pleurer. Redécouvrant le bonheur de réussir.
Je n'ai pas subi les effets des sixties car on faisait des opérettes avec Luis Mariano et des tours de chants avec autant de monde que Johnny.
Quand on est face à une difficulté, on est face à une découverte.
On ne peut pas zapper le cancer. Il prend en effet de plus en plus d'importance dans ma vie: plus les jours passent, plus il me prive de mon travail,et plus il devient énorme. C'est un adversaire encore trop vivant.
On en arrive à l'état de siège total contre les milliards d'invisibles passe-frontières et passe-murailles.
Quand on se dit je t'aime par amitié C'est presque la dernière page Quand on se dit je t'aime un peu par pitié C'est comme la fin d'un bon voyage.
Si l'on entre par la porte du plaisir dans la maison de la fortune, l'on en sort d'ordinaire par la porte du chagrin ; ainsi du contraire.
Guimbarde. Instrument non musical, dont on joue en le saisissant fébrilement avec les dents et en tentant de l'écarter avec le doigt.
C'est par l'esprit qu'on s'amuse ; c'est par le coeur qu'on ne s'ennuie pas.
À la mélancolie d'une dernière représentation s'ajoute la tristesse que l'on ne pourra pas, demain, être meilleur.
Bidet : petit cheval qui n'a pas de tête mais autant de derrières que l'on veut.
Se noyer est une mort affreuse car on meurt à petit feu.
On doit se consoler de ses fautes quand on a la force de les avouer.
On n'invente qu'avec le souvenir.
Mais si on disait toujours la vérité, dans le monde... on passerait sa vie à se dire des injures...
Autrefois, dans l'Occident chrétien, on pensait que les femmes devaient avoir le plus d'enfants et le moins d'orgasmes possibles. Aujourd'hui, on croit le contraire.
Le suicide est une mort qu'on ne donne pas à l'ennemi !
On garde tout. Les gens, les bêtes, les choses qu'ont aimait sont là dans notre corps, nous attachent au-delà des mots.
Je n'ose pas dire à Paul qu'on se perd à vouloir trop haïr.
L'hypocrite est peut-être le premier à se prendre pour ce qu'il voudrait qu'on le prît.
Car les choses que l'on cueille en passantN'ont pas la douceur ni la saveurDe celles dont on paie le prix.
La faiblesse humaine est de désirer savoir ce qu'on ne veut pas savoir.