Maintenant les gosses jouent à des jeux tellement compliqués qu'on dirait des boulots.
On me fait les offres les plus engageantes; et, si je les rejette, me voilà dans le dernier abandonnement et dans la dernière misère.
Femme, vous êtes fatale quand on vous aime.Brulure jusqu'à brisure.
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
Lorsqu'on sépare le dogme de l'esprit, on risque tous les intégrismes, de l'Inquisition au terrorisme.
N'Guyen, la clandestine, Et Mamadou qu'on transfère Et Sabrina qui tapine Et ce Magyd qui dort par terre Quand la salle se rallume Le monde sort en silence Les cardinaux en costume N'étaient pas à la séance.
On ne compte d'ordinaire la première galanterie des femmes que lorsqu'elles en ont une seconde.
Si on devait envisager l'amour du point de vue de notre emploi du temps, qui s'y risquerait ?
On ne s'aime jamais comme dans les histoires, tout nus et pour toujours. S'aimer, c'est lutter constamment contre des milliers de forces cachées qui viennent de vous ou du monde.
Je ne suis plus à un âge où l'on fait sa vie, mais je suis à un âge où l'on fait volontiers une heure de vie.
D'un pays à l'autre, d'une province à l'autre, voire d'un endroit à l'autre, il y aura toujours une certaine inégalité dans les conditions d'existence, inégalité que l'on pourra bien réduire au minimum, mais non faire disparaître complètement
Une femme que l'on aime, et qui partage votre maison, introduit le réel dans l'existence.
La musique de Mozart est si intéressante par elle-même, qu'on s'était habitué à l'admirer pour sa forme et pour son charme, sans penser à autre chose; Gounod sut y voir l'union intime du mot et de la note, la concordance absolue des moindres détails du style avec les nuances les plus délicates du sentiment.
A propos de ma bibliothèque: les grands livres doivent être placés verticalement et de façon que l'on puisse les prendre commodément.
En Inde, on croit que toutes les créatures ont un but.
Pour faire une pièce amusante, le grand secret est d'être paresseux. Alors au lieu de faire des phrases, on fait des mots.
Si les singes avaient le talent des perroquets, on pourrait en faire des ministres.
Quand on aime, on aime toujours trop.
On n'est pas privé de ce dont on n'a pas besoin.
On ne devine que ce qu'on savait à son insu.
Il faut être commun, ou l'on meurt, d'étrangeté.
On se demande pourquoi Dieu créa le genre humain, s'il avait l'intention d'en plonger les quatre-vingt-dix-neuf centièmes dans des fournaises remplies de vipères !
Il n'y avait que dans le militaire et chez les ouvriers que l'on apprécie à sa juste splendeur la jouissance de faire grasse matinée en hiver.
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie mais le peu qu'on y trouvez assouvit pour la vie.
Quand on prend des idées à gauche et à gauche, on va à gauche. Si non prend des idées à droite et à droite, on va à droite. Si on prend des idées à gauche et à droite, on va tout droit.
On se console de ne pas mettre sa conduite au niveau de ses principes, en considérant combien ils sont élevés.
On renonce à ce qu'on possède plus aisément qu'on s'abstient d'envier ce qu'on manque.
On ne peut plus revenir aux cavernes ! Nous sommes trop nombreux.
Le suicide est une mort qu'on ne donne pas à l'ennemi !
Selon la loi qui veut qu'on ne prêche que des convertis, un critique ne peut avoir d' « influence » sur ses lecteurs que pour autant qu'ils lui accordent ce pouvoir parce qu'ils sont structuralement accordés à lui dans leur vision du monde social, leurs goûts et tout leur habitus.
C'est ce que nous faisons de ce que nous avons, et non ce qu'on nous donne, qui sépare une personne d'une autre.
Les gens on les aime tout de suite ou jamais.
On ne peut pas être précis, et être toujours vrai.
Que l'on ait des enfants ou pas, on a toutes au fond un sentiment maternel qui nous rend un peu moins égoïstes que les hommes.
Il est difficile d'avoir de la lucidité sur ce qu'on écrit. La répétition vient peut-être du fait que je suis travaillé par une période de ma vie qui revient sans arrêt dans ma tête..
On trouve sa vie en la donnant aux autres.
On se consacre pas à la poésie ; on s'y sacrifie.
Ce qu'on n'a jamais mis en question n'a point été prouvé.
Ecrire ses mémoires n'est cohérent que si l'on se tue à la fin.
On devrait se marier entre compagnons d'enfance.
La sympathie, plus on en donne, moins on en a besoin.
Les critiques disent qu'on publie trop. Ils ont raison. On publie trop leurs livres.
En deux heures à la guerre, on en apprend plus sur la vie et les hommes qu'en quatre décennies de paix.
Votre étude sur la dépendance fait largement réfléchir. Comme toutes les choses très simples et qui, rappelées à l'esprit, soudain apparaissent évidente, on n'avait jamais pensé à y penser. Et voici que vous obligez à le faire et que s'ouvrent des horizons infinis. On se découvre soumis à un nombre de dépendances quasiment illimité.
A la période de la récolte du raisin et des figues, on ne connaît pas d'ami.
Je me protège de trop d'exposition, parce qu'on m'expose malgré moi, et ça, je trouve ça insupportable.
On finit toujours par se mouler dans les costumes que les autres nous taillent.
La morale, c'est ce qui reste de la peur quand on l'a oubliée.
Il n'y a de mérite à être fidèle que lorsqu'on commence à devenir inconstant.
Une maîtresse est aussi embarrassante qu'une femme, quand on n'en a qu'une.