On n'en finit pas d'être un homme.
En politique on ne choisit pas sa compagnie.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on. Bon, demandez leur donc de changer.
Cherchons la vie où on peut la trouver. Quand nous l'aurons trouvée, la vie résoudra tous les problèmes.
Quand on a dix-neuf ans, on finit toujours par faire ce dont on a envie.
On ne doit pas avaler plus de croyance qu'on en peut en digérer.
On est meilleur juge des oeuvres des autres.
On ne fait jamais ce qu'on veut. - Heureusement !
Une fille de dix-huit ans qui ne connaissait rien à la vie et ressemblait aux bougies qu'on allumait dans les églises : super simple, super pure et super blanche, mais bien allumée. Oui, complètement en effusion à l'intérieur...
Je devrais hurler, les gifler, me déculotter. Je ne le fais pas, bien entendu. Ces choses-là, on ne les fait jamais. Résultat : on est condamné quand même. Alors pourquoi s'en est-on privé ? Je rêve d'un monde où, de temps en temps, passeraient ainsi des colères.
Toujours nous trouverons qu'on se fait du tort en ne voulant pas faire simplement ce qui est juste et que telle est l'origine de tous les malheurs.
Je me suis toujours méfié des miroirs, mais je ne me suis pas privé de les consulter, et l'on en trouvera les renversements dans mes gravures.
On peut en empiler cinquante mille de ces cerveaux, et faire l'addition. Le total ne fournira pas l'habillement complet d'une pauvre idée.
On sait combien il est difficile d'arracher les préjugés d'un coeur qui n'a pas subi la bonne influence de l'éducation, car ils y sont aussi fortement enracinés que les mauvaises herbes dans les pierres.
La vérité c'est que les prix du pétrole devraient être plus élevés car on n'intègre pas le véritable dégât qui est fait à l'environnent, de même que les coûts cachés qui permettent d'extraire le pétrole et de le transporter jusqu'aux Etats-Unis.
Oui, je sais, on va encore dire que je parle mal des femmes, mais moi je parle des femmes que je connais, que j'aime et qui savent que je les aime. Les autres, je n'en ai rien à battre, j'ai mieux à la maison !
Qu'on me compare à Bardot m'étonne, mais ça me fait plaisir.
Par moments, dans l'humanité, une certaine sublimité de la femme apparaît ; aux heures où l'histoire devient terrible, on dirait que l'âme de la femme saisit l'occasion et veut donner l'exemple à l'âme de l'homme.
Il se pourrait qu'on jugeât mieux un homme d'après ses ennemis que d'après ses amis.
Les faibles veulent quelquefois qu'on les croie méchants ; mais les méchants veulent passer pour bons.
Aussi infailliblement que le chat se met à ronronner quand on lui caresse le dos, aussi sûrement on voit une douce extase se peindre sur la figure de l'homme qu'on loue.
Il n'y a point d'injure qu'on ne pardonne quand on s'est vengé.
On est puni par où on a désiré, toujours.
Tout ce qui est tombé dans le domaine du fonctionnarisme est à peu près stationnaire ; il est douteux qu'on enseigne mieux aujourd'hui que du temps de François Ier ; et je ne pense pas que personne s'avise de comparer l'activité des bureaux ministériels à celle d'une manufacture.
Je connaissais des hommes qui couchaient avec une fille différente chaque soir. Je ne l'ai jamais compris. Et après avoir fait de même pendant un certain temps, je l'ai encore moins compris. C'était frustrant ; comme la cuisine chinoise : une heure après, on a faim.
Les richesses ne consistent pas dans la possession de trésors, mais dans l'usage qu'on en fait.
Je me sens concernée parce que je suis aussi une femme arabe. Je rejette la dictature des islamistes, on n'a pas à voler la vie des gens. On doit séparer la politique et la religion.Par exemple, la France est un pays catholique, ce n'est pas pour autant qu'on va m'obliger à aller à la messe
De fait, le nombre de balles qu'on reçoit indique quel traitement on mérite.
Pour y arriver, il ne faut surtout pas se dire qu'on a déjà fait ça et ça. Non, je crois qu'on a jamais rien fait. Et c'est cela qui pousse à aller plus loin.
On prend toujours le ciel à témoin qu'on ne croit en rien.
On veut trop être quelqu'un.
On ne doit jamais craindre d'avouer son ignorance : elle suscite toujours des aides inespérées.
Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement,comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns travaillent et les autres qui accumulent.
Que veut Dieu ? Le Bien ? Ou que l'on choisisse le Bien ? L'homme qui choisit le Mal est-il, peut-être, en un sens, meilleur que celui à qui on impose le Bien ?
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits : a-t-on jamais lu Proust, Balzac, Guerre et paix, mot à mot ?
On dépense des milliards dans les banques quand on sait qu'une fraction de cet argent pourrait sauver tous les enfants du monde.
On suppose communément que l'art de plaire est une aide merveilleuse dans la poursuite de la fortune ; mais l'art de s'ennuyer réussit infiniment mieux.
Je pense que la chose la plus difficile est de se laisser aimer, donc recevoir l'amour et se sentir comme si on le méritait est une très grosse lutte. Je suppose que c'est ce que j'ai appris récemment, à me laisser aimer.
Le martyre, c'est le seul moyen de devenir célèbre quand on n'a pas de talent.
En devenant une vraie femme, j'ai réalisé qu'on ne pouvait pas s'identifier à son mari ou son mariage. Tout le monde dit que j'ai l'air plus jeune ou que je n'ai jamais été aussi bien... Je pense que le divorce me va bien.
On a le droit de tout faire, et d'utiliser nos personnages comme on veut. Mahomet, c'est devenu un personnage malgré lui dans l'actualité, puisqu'il y a des gens qui parlent en son nom.
Il n'y a pas de lieu où l'on mente plus que dans un confessionnal : les pénitents par excès de pudeur, les pénitentes par excès d'imagination.
On plaint plus souvent qu'on admire, même si l'on aime mieux soi-même être admiré que plaint.
Quand on écrit ses mémoires, on se fait deux sortes d'ennemis. Ceux dont on parle. Et ceux dont on ne parle pas.
Il n'y a rien de plus vulgaire que les surnoms. Il n'y a que dans le peuple qu'on en donne.
Faute de grives on les remplace par des merles, par des pies.
Passer de l'enfance à l'âge adulte, on peut appeler cela une "mutation". C'est aussi important que de passer de la vie du foetus dans le ventre de sa mère à la vie aérienne du nourrisson.
On meurt de bien des façons : ne serait-ce qu'en vivant là où la vie n'en est pas une pour vous.
Je suis athée, autant qu'on peut l'être et je fais tout ce qu'il me plaît de faire. J'ai horreur des pauvres, j'exècre la douleur et j'aime mieux une mauvaise conscience qu'une mauvaise dent.Je me moque de votre Dieu sanglant et n'ai que faire des absolutions que vous prodiguez aux petites bonnes gens de ce village.
Pour les sociétés comme pour les personnes, le détour par l'Autre est nécessaire à la connaissance de soi. Au bout de chaque différence, on trouve deux questions : "Pourquoi sont-ils ainsi ?", et par suite : " Pourquoi ne suis-je pas ainsi ?"