Une fille de dix-huit ans qui ne connaissait rien à la vie et ressemblait aux bougies qu'on allumait dans les églises : super simple, super pure et super blanche, mais bien allumée. Oui, complètement en effusion à l'intérieur...
Je devrais hurler, les gifler, me déculotter. Je ne le fais pas, bien entendu. Ces choses-là, on ne les fait jamais. Résultat : on est condamné quand même. Alors pourquoi s'en est-on privé ? Je rêve d'un monde où, de temps en temps, passeraient ainsi des colères.
Faites-vous tant d'histoires, lorsqu'on joue votre air national? Moi, je me lève. C'est mon derrière qui obéit. Mais mon esprit reste libre.
Il faut, autant qu'on peut obliger tout le monde.
Les grosses araignées du matin, que l'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leur toile dans tous les coins.
Curieusement, on ne dit jamais que la salle de crise ne se limite pas à cette pièce. Il y en a de nombreuses autres, où les équipes surveillent et traitent les rapports qui nous parviennent des quatre coins du monde.
Je veux dédier ce poèmeA toutes les femmes qu'on aimePendant quelques instants secrets,A celles qu'on connaît à peine,Qu'un dessin différents entraîneEt qu'on ne retrouve jamais.
L'homme a gagné patiemment sur sa sauvagerie naturelle grâce à ce qu'on appelle la civilisation qui lui permet de se conduire de façon raisonnable en société.
Pourquoi lave-t-on une injure alors qu'on essuie un affront ?
Dans l'amitié comme dans l'amour on est souvent plus heureux par les choses qu'on ignore que par celles que l'on sait.
On veut trop être quelqu'un.
On n'aime que les femmes qu'on rend heureuses.
C'est par faiblesse que l'on hait un ennemi, et que l'on songe à s'en venger ; et c'est par paresse que l'on s'apaise, et qu'on ne se venge pas.
Si on raconte son bonheur, on le diminue.
Combien de temps survit-on quand on n'existe plus pour personne ?
C'est le rythme même de ce qu'on lit et de ce qu'on ne lit pas qui fait le plaisir des grands récits : a-t-on jamais lu Proust, Balzac, Guerre et paix, mot à mot ?
On ne peut regarder au fond de l'actualité, sans regarder d'abord au fond de l'histoire.
Il y a une façon de filmer où l'on peut se débarrasser de la vanité et essayer de faire quelque chose de beau.
Il se pourrait qu'on jugeât mieux un homme d'après ses ennemis que d'après ses amis.
On ne peut pas se fier à ses supérieurs lorsqu'on a réussi là où ils ont échoué.
On n'en finit pas d'être un homme.
Méfiez-vous des gens dont on dit qu'ils ont le coeur sur la main. Comme ce n'est pas sa place, demandez-vous ce qu'ils peuvent bien avoir à la place du coeur.
La libération vient le jour où l'on peut dire : "J'ai fait ce que j'avais à faire, j'ai reçu ce que j'avais à recevoir, j'ai donné ce que j'avais à donner."
On peut adopter les positions de l'ennemi en restant sur les siennes.
Le rôle du livre est de donner aux choses une durée, une forme, une épaisseur, de sorte qu'on puisse les voir de plusieurs côtés à la fois et qu'on puisse les observer comme un spectacle.
On se trompe toujours en trouvant l'amour parce que c'est fait pour être cherché, tourner autour, en orbite.
Ce n'est pas du premier coup que l'on trouve son équilibre et la simplicité de la vie au milieu de toutes les complications de la richesse. Il y faut de l'entêtement.
Est-ce qu'on se connaît trop ? Non, jamais. On tente de se reconnaître et on finit avec un inconnu.
Pour les sociétés comme pour les personnes, le détour par l'Autre est nécessaire à la connaissance de soi. Au bout de chaque différence, on trouve deux questions : "Pourquoi sont-ils ainsi ?", et par suite : " Pourquoi ne suis-je pas ainsi ?"
Dix "on dit" ne valent pas ce que j'en vois !
On suppose communément que l'art de plaire est une aide merveilleuse dans la poursuite de la fortune ; mais l'art de s'ennuyer réussit infiniment mieux.
On a le droit de tout faire, et d'utiliser nos personnages comme on veut. Mahomet, c'est devenu un personnage malgré lui dans l'actualité, puisqu'il y a des gens qui parlent en son nom.
Pour y arriver, il ne faut surtout pas se dire qu'on a déjà fait ça et ça. Non, je crois qu'on a jamais rien fait. Et c'est cela qui pousse à aller plus loin.
On aime un être à la mesure du mal qu'on peut lui faire.
On n'espère pas en l'amour ; on s'en empare et on le vit.
En bornant ses désirs, on borne ses besoins ; Le plus riche est celui qui désire le moins.
Non plus que de bonheur, on ne fait provision de plaisir.
On dirait qu'au milieu des merveilles de la civilisation moderne la personnalité humaine a une tendance à se dissoudre.
Je me suis toujours méfié des miroirs, mais je ne me suis pas privé de les consulter, et l'on en trouvera les renversements dans mes gravures.
On a le peuple qu'on mérite, ça c'est le mien, faut jamais trop le mépriser, devient vite mauvais, très mauvais. Montre les crocs, méchant, mord tout ce qui bouge : tcape-le ! Encore une fois, allez tchape-le !
Les richesses ne consistent pas dans la possession de trésors, mais dans l'usage qu'on en fait.
On dépense des milliards dans les banques quand on sait qu'une fraction de cet argent pourrait sauver tous les enfants du monde.
La vérité c'est que les prix du pétrole devraient être plus élevés car on n'intègre pas le véritable dégât qui est fait à l'environnent, de même que les coûts cachés qui permettent d'extraire le pétrole et de le transporter jusqu'aux Etats-Unis.
Ils (les pygmées) sont attachés aux arbres millénaires, tu sais les arbres de 4000 ans. Pour eux c'est comme une église, ils mettent les mains, ils se branlent, bref on ne sait pas ce qu'ils font.
On peut imaginer une humanité composée exclusivement de femmes ; on n'en saurait imaginer une qui ne comptât que des hommes.
On ne doit pas avaler plus de croyance qu'on en peut en digérer.
Moins on aime, moins on souffre.
On ne trahit pas ce qui n'existe plus.
Passer de l'enfance à l'âge adulte, on peut appeler cela une "mutation". C'est aussi important que de passer de la vie du foetus dans le ventre de sa mère à la vie aérienne du nourrisson.
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s'évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu'on l'a à ses pieds. Ou dans son lit.