- Si Dieu existait vraiment, on ne trouverait pas toute cette famine sur terre.- Dieu n'est pas cuistot.
La vérité est que j'ai besoin d'abolir en moi cette angoisse que j'éprouve chaque fois que je quitte Creezy et que, pour cela, je n'ai d'autre ressource que de croire en une Creezy ramenée à sa définition la plus simple, [...] ► Lire la suite
On dit souvent bien du mal de la bureaucratie, et moi tout le premier, mais ce jour-là j'ai dû reconnaître son mérite. Si l'on se met à manger le papier, c'est la bureaucratie qui nous fera vivre, car c'est elle la plus grande productrice de papier du monde !
On ne se méfie jamais assez des contre-emplois qu'on croit jouer: ils deviennent un jour notre seconde nature, et la première n'existe plus.
La décision qu'on prend est de peu d'importance : l'important c'est de s'y tenir.
Le capital, c'est du travail accumulé. Seulement,comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns travaillent et les autres qui accumulent.
C'était déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient !
Puisque l'on connait le passé et que l'on vit au présent, pourquoi ne pourrions nous pas croiser l'avenir en rêve ?
La vie plus elle devient courte, plus on se dit qu'on ne l'a pas assez troussée de belle manière.
Dix "on dit" ne valent pas ce que j'en vois !
On peut réfuter des affirmations, mais qui peut réfuter le silence ?
Notre imagination crée notre réalité, alors autant qu'on l'utilise à bon escient.
La "mystique militante" a pour l'instant disparu de la vie politique française. On ne voit de "mystique militante" dans aucune formation politique ou para-politique. En Italie, les Brigades rouges ont eu jusqu'à quatre mille types en prison. En France, les gens d'Action directe étaient huit en prison...
La pire chose de notre monde moderne est que les gens pensent, à cause de la télévision, qu'on meurt sans douleur et sans effusion de sang. On fait croire aux enfants que ce n'est pas si grave de tuer quelqu'un.
La prison C'est comme un long sommeil dont on voudrait sortir Un coma capricieux fait de noir, d'éclaircies La prison c'est le vide, le néant, l'amnésie C'est la nuit qui se traîne et ne veut pas finir.
Tant qu'il faut aimer quelque chose, on risque moins avec les enfants qu'avec les hommes, on a au moins l'excuse d'espérer qu'ils seront moins carnes que nous autres plus tard.
Les idéaux ont de curieuses qualités, entre autres celles de se transformer brusquement en absurdité quand on essaie de s'y conformer strictement.
On ne plaît qu'aux sots, qu'on rassure.
Les palmes qu'on remporte ne donnent pas toutes des fruits.
On nous dit : il ne faut pas frapper son ennemi à terre. Bon...Mais alors quand ?
Faites-vous tant d'histoires, lorsqu'on joue votre air national? Moi, je me lève. C'est mon derrière qui obéit. Mais mon esprit reste libre.
Dans le vide absolu, qu'on peut imaginer, d'avant la création - il y a.
On ne fait point reculer les générations qui s'avancent, en leur jetant à la tête des fragments de ruines et des débris de tombeaux.
On voit à peine son visage,Les malheureux n'ont l'air de rien,Son père dit qu'il n'a plus d'âge,Sa mère dit je l'aimais bien.
Je suis athée, autant qu'on peut l'être et je fais tout ce qu'il me plaît de faire. J'ai horreur des pauvres, j'exècre la douleur et j'aime mieux une mauvaise conscience qu'une mauvaise dent.Je me moque de votre Dieu sanglant et n'ai que faire des absolutions que vous prodiguez aux petites bonnes gens de ce village.
Le vin fait parler beaucoup, et l'on se confie trop dans ces moments d'ivresse.
Quand on la [ndlr, la grossesse ]désire, madame, c'est merveilleux ! On dit, "une vie", ça pousse, ça ve être un enfant. Mais quand on ne veut pas, c'est le piège qui se referme sur vous !
On peut s'habiller dans toutes les matières, aussi invraisemblables soient-elles. Lorsque nous serons 20 milliards d'individus sur Terre, il n'y aura plus de laine, plus de coton, il n'y aura plus rien ! Il ne restera plus que les choses de la minière et nos ordures à recycler pour pouvoir faire des vêtements.
Dans la vie, on a besoin d'un idéal. Certains hommes illustrent cet idéal.
Con : Ne saurait s'appliquer qu'à quelqu'un avec qui l'on n'est pas d'accord.
On est ainsi que, amoureux fou, on croit invariablement pouvoir changer celui ou celle qu'on aime.
Le monde a deux histoires : l'histoire de ses actes, celle que l'on grave dans le bronze, et l'histoire de ses pensées....
Quand on court de soi-même à sa perte, les dieux y mettent la main aussi.
Pour vous dire la vérité, vu mon âge, oui, j'ai envie de ralentir un peu le rythme. Entre les répétitions, on a joué 160 fois la pièce, j'ai tourné deux films. J'ai besoin d'un peu d'oxygène. Enchaîner tous ces projets, ça fatigue un peu quand même.
On ne peut pas chanter des chansons optimistes lorsqu'on a peur de se trouver mal à chaque nouveau couplet. Comment dominer une salle, alors qu'on ne sait pas si on ne va pas s'écrouler sur la scène la minute suivante.
- Après nous avoir fait croire qu'il fallait bosser plus longtemps parce que la durée de la vie s'allongeait, on va nous faire croire quoi ?- Qu'il y a une vie après la mort.
J'ai toujours pensé qu'on devait me traiter comme une star.
J'ai toujours peur qu'on me renvoie chaque nouveau disque à la figure. Pour l'instant, j'ai été gâté
On nous a fait lire des romans comme Bel-Ami qui nous ont laissé croire qu'on pouvait se faire une place dans le monde. Il n'y avait pas de place pour nous.
Si on n'a pas la conviction qu'autrui est dans des embêtements sans nombre, on n'est pas soi-même très heureux.
Il y a beaucoup d'hommes, quoi qu'on en dise, qui ne se vantent pas de leurs victoires, mais toutes les femmes racontent leurs défaites.
Je ne me comprends pas. Je déteste avoir l'âge que j'ai, pas encore une femme et plus une enfant. Je déteste qu'on me dise que je suis trop vieille pour quelque chose, mais je déteste 100 000 fois plus qu'on me traite comme un enfant. Je ne suis ni l'un ni l'autre.
Oh, la bonne chose que de vivre ! On ne se doute pas du plaisir qu'il y a dans cet acte simple : respirer...
On n'est digne de posséder les choses que si l'on est capable de les perdre.
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s'évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu'on l'a à ses pieds. Ou dans son lit.
Daumier est d'abord et surtout dessinateur, au point que l'on peut presque dire que, pour suggérer la couleur, il peut se passer d'elle.
On aimerait avoir aussi soif qu'il y a d'eau dans le fleuve.
La manière d'aimer quoi que ce soit est de se rendre compte qu'on peut le perdre.
Dans les démocraties modernes, on ne vote plus pour un candidat de choix, mais pour éliminer les scélérats qui sont au pouvoir.
À nul âge on ne philosophe mieux qu'à vingt ans, et surtout vers quatre heures du matin.