Si on ne fait que déverser de l'argent sur l'hôpital public, c'est intéressant, mais si on ne réfléchit pas au système de santé, ehpad compris, on sera à côté de la plaque.
Qu'on me compare à Bardot m'étonne, mais ça me fait plaisir.
Le pays ? Mais qu'est ce qu'il sait le pays sur ce qu'on souffre ici ? Je vais vous dire moi, je me suis senti plus proche des Allemands, que ceux qui crient « Mort aux Bosches » chez eux bien au chaud devant leur dinde aux marrons !!
La plupart des vérités sont si nues qu'on a pitié d'elles et qu'on les habillent au moins un petit peu.
Rien ne fait mieux écrire que d'écrire sur ce qu'on aime.
Si on n'a pas la conviction qu'autrui est dans des embêtements sans nombre, on n'est pas soi-même très heureux.
Je ne me comprends pas. Je déteste avoir l'âge que j'ai, pas encore une femme et plus une enfant. Je déteste qu'on me dise que je suis trop vieille pour quelque chose, mais je déteste 100 000 fois plus qu'on me traite comme un enfant. Je ne suis ni l'un ni l'autre.
La revendication de l'égalité ne se limitait plus aux droits politiques, elles devait s'étendre aussi à la situation sociales des individus; ce n'étaient plus seulement les privilèges de classe qu'on devait supprimer, mais les différences de classe elles-mêmes.
On trouve toujours plus juif que soi, plus collabo, plus nègre, plus bourgeois, plus sale gueule de fasciste assassin. Ce qui est le plus difficile à traverser... ces sortes de parenthèses de paix, d'abstinence, on s'y ennuie ferme et on fermente.
Mon Dieu, une minute avant une gaffe, on pouvait si bien ne pas l'avoir faite !
Pour beaucoup d'acteurs, notre plus grande crainte est de commencer à parler de choses que nous ne comprenons pas bien et qu'on ressemblent à des idiots.
Les Américains ne pouvaient comprendre qu'il ne sert pas à grand-chose de gagner stratégiquement une guerre lorsqu'on la perd politiquement... La guerre est un instrument politique; dès qu'on s'aperçoit qu'on la gagne, les considérations politiques doivent décider de son déroulement ultérieur.
On ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
Le propre des hommes passionnés est de ne pas croire un seul mot de ce que l'on écrit sur les passions.
Un serment, c'est comme un baiser, on ne peut pas le rappeler.
Est-on poète ou bien le devient-on ? Ou bien passe-t-on pour tel ?
La familiarité irrite chez un supérieur, parce qu'on ne peut la lui rendre.
Pourquoi, dans les villes où l'on passe, s'applique-t-on à choisir douze cartes postales différentes - puisqu'elles sont destinées à douze personnes différentes ?
On ne pourrait pas vivre si on avait tout le coeur qu'il faut. On ne vit que parce qu'on est dur.
Les ornithologues sont ces grandes personnes qui passent leur vie à faire tout ce qu'on leur a défendu de faire quand ils étaient petits.
L'amour, on le sent ; on ne le dit pas.
Il définissait la philosophie comme l'art de trouver une mauvaise raison à ce que l'on croit d'instinct.
- Tu disais qu'à force d'attendre la liberté, on finit par être sévère pour elle.- Oui, mais quand elle arrive, elle est si belle qu'on lui pardonne. C'est comme une femme.
On cause du passé, couleur de deuil, de l'avenir, couleur de rose.
C'est un extrême malheur que d'être assujetti à un maître, dont on ne peut être jamais assuré qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.
On sait combien il est difficile d'arracher les préjugés d'un coeur qui n'a pas subi la bonne influence de l'éducation, car ils y sont aussi fortement enracinés que les mauvaises herbes dans les pierres.
C'est vieux comme l'histoire. C'est le Club de Rome, la croissance zéro. C'est une philosophie, celle de l'ascèse. Mon bon monsieur, on mange trop, il faut manger moins. Vous serez plus beau, plus mince et plus sain.
Les idéaux ont de curieuses qualités, entre autres celles de se transformer brusquement en absurdité quand on essaie de s'y conformer strictement.
Toutes les époques ont leurs lacunes et leurs erreurs. Si l'on me demandait quel est le défaut majeur de la nôtre, je répondrais que c'est la confusion et le renversement des valeurs.
Quand on a tout à craindre, on ne doit craindre rien.
Quand on pense à quel point la mort est familière, et combien totale est notre ignorance, et qu'il n'y a jamais eu aucune fuite, on doit avouer que le secret est bien gardé !
Le moyen de s'ennuyer est de savoir où l'on va et par où l'on passe.
On ne peut regretter que ce qu'on se rappelle.
Etre objectif, utiliser sa raison n'est possible que si l'on a acquis une attitude d'humilité, si l'on s'est libéré des rêves d'omniscience et d'omnipotence qui hantèrent notre enfance.
J'ose. Je serai critiqué ? Je serai critiqué. J'aurai peut-être des souffrances, les choses ne se passeront pas comme je le souhaite. Tout est dangereux, On ne peut pas vivre pleinement sans aucun danger. On ne peut pas vivre la sagesse si l'on refuse de vivre.
Ton appartement, une petite kitchenette et un balconPoster de Jane Fonda sur le murDes poupées sur le litJe n'ai rien demandéTu m'apportes un whiskyTu pars, tu r'viensPeignoir de bain romantiqueOn fait l'amour trop tôt, pas bien, mécanique.
On s'excuse trop souvent de réussir, de viser haut et d'avoir de l'ambition ; avancez et restez sourds aux jugements personnels des autres. Vous attirerez forcément des jalousies... mais vous attirerez aussi de l'estime et du respect, puis vous pourrez à votre tour inspirer d'autres personnes à suivre le même chemin.
Je ne pense pas qu'on puisse retrouver dans aucun des textes que j'ai écrits, y compris les chansons d'amour, des choses qui me soient arrivées. Mais c'est quand même le monde où je suis, où je vis, où je pleure.
Pascal Légitimus et Bernard Campan, aussi en ont envie. Mais comment ? Quand ? C'est un gros bateau. [...] Est-ce qu'on reprend les anciens sketches... Est-ce qu'on en écrit d'autres ? Perso, je suis plus pour qu'on reprenne d'anciens sketches [...] Bernard voudrait qu'on ne fasse que des nouveaux textes, mais là c'est une question de timing.
Couronnez un Américain, vous êtes vendus à l'Amérique. Couronnez un Russe, vous êtes communiste. On n'en finirait plus de chercher le dessous des cartes. C'est la structure profonde du festival qui est mauvaise, c'est elle qu'il importe de changer.
Si on continue comme ça, la France sera un nouveau Disney World, ce sera France World, les gens porteront des bérets et des baguettes sous le bras
On est ainsi que, amoureux fou, on croit invariablement pouvoir changer celui ou celle qu'on aime.
Comme on mets peu de temps à s'habituer aux miracles.
La sempiternelle dramaturgie des campagnes électorales : avant, on rêve, après, on se réveille.
Faute de grives on les remplace par des merles, par des pies.
On pense pour connaître ; on songe pour agir.
Tut, tut, ma petite, dit la duchesse, tout a une morale si l'on cherche bien.
Laques aux teintes de groseillesAvec vous on fait des merveilles,On fait des lèvres sans pareilles.
La manière d'aimer quoi que ce soit est de se rendre compte qu'on peut le perdre.
C'est utile quand la vie vous sourit de savoir qu'elle va vous passer à tabac et quand on tâtonne dans les ténèbres que la lumière va revenir. Ça donne de la prudence, ça donne de la confiance. Ça aide à relativiser ses états d'âme. Du moins ça devrait.