On pouvait se salir les mains, mais pas les apparences.
J'ai tout de même conscience que, dans la typologie des actrices, il y a des filles plus minces. Mais on s'accepte aussi quand on est bien regardée. Par une réalisatrice, par un homme.
Malheureux, on doute de tout ; heureux, l'on ne doute de rien.
L'amour, c'est comme si jamais on n'avait respiré.
Celui qui est à corriger se présente comme étant à corriger dans la mesure où toutes les techniques, toutes les procédures, tous les investissements familiers et familiaux de dressage par lesquels on a pu essayer de les corriger, ont échoué. Ce qui définit l'individu à corriger, c'est donc qu'il est incorrigible.
Je pense que certaines personnes sont comme elles sont pour certaines raisons qu'on ne peut pas nécessairement juger sans savoir.
Chaque époque a ses libertés et ses interdits, je pense que l'on peut dire des choses aujourd'hui, que l'on ne pouvait pas dire à l'époque de Desproges ou de Le Luron.
- On sert la main de la déléguée en signe de respect. - Lorsque que la déléguée aura obtenu mon respect, alors je lui serrai la main, pétasse ! - Pardon ?! - C'est bon je te pardonne.
L'intelligence est un effort pour savoir de quoi l'on parle.
L'on vit de ce que à quoi l'on renonce.
On devrait prendre des conjoints comme on prend des députés, pour cinq ans ; après cela, le conjoint essayerait de se faire réélire.
Si c'est ta volonté,De ne plus m'entendre parler,De ne plus entendre ma voix,Comme auparavant;Je resterai coi,J'attendrai le moment,Que l'on m'ai parlé,Si c'est ta volonté.
Il y a certains moments où l'on pourrait souhaiter que l'avenir soit construit par les hommes du passé.
Ce n'est pas ce qu'on a eu qui compte, c'est ce qu'on n'a pas.
On ne se résigne jamais vraiment à ne pas être aimé.
On ne se met aisément qu'à la place de ses égaux.
Les rires ajoutés des émissions "comiques" à la télé, on devrait les utiliser partout.
On peut changer d'amant, mais non changer d'époux.
On ment beaucoup à force d'entendre dire.
On ne peut rien aimer que par rapport à soi.
Si un morceau de vous ne reste pas avec cette part d'enfant, vous ne pouvez pas jouer le rôle. Comment peut-on dire que je suis un cow-boy contre Burt Lancaster avec le fusil à la main, si je ne suis pas un peu un gosse ?
On ne peut assez répéter que les règles du beau sont éternelles, immuables et que les formes en sont variables.
On se connaissait à la voix plus qu'à la figure.
Là-dessus, on y est allés de la castagne en beauté, ricanochant tant et plus du litso, mais sans que ça l'empêche de chanter. Alors on l'a croché aux pattes, si bien qu'il s'est étalé à plat, raide lourd, et qu'un plein baquet de vomi biéreux lui est sorti swoouuush d'un coup.
Que l'on parle bien quand on parle dans le désert !
C'est ça, pour moi, l'instinct de liberté. S'affranchir de ce qu'on a gagné et de ce qu'on a perdu pour l'offrir aux autres.
Quant aux vaccins, on ne comprend rien. Je devrais l'avoir depuis longtemps, entre le coeur, cinq pontages, l'asthme, le diabète et le surpoids... Il n'y a rien, il n'y a pas de vaccins !
On ne connaît qu'une apparence de soi ; on se trompe sur soi.
Les hommes sont comme les marrons qu'on nous vend dans la rue : quand on les achète, ils sont tout brûlants et ils sentent bon, puis dès qu'on les sort de leur écorce ils refroidissent tout de suite et on s'aperçoit qu'ils sont presque tous gâtés à l'intérieur.
Quand on est aimé, on s'aime plus.
Il y a des jours où, de la famille on en a jusque-là. Il y a des jours où l'on sait que c'est une drogue, l'affection : ça vous tient, ça vous coûte, ça ne vous comble jamais et pourtant, dès que ça manque, vous voilà tortillé.
Comme on dit «il faut rendre à César ce qui appartient à César», j'ai envie de dire: «Il faut rendre Astérix à ses lecteurs. Car c'est à eux qu'il appartient... Et pas à moi.
Les alentours de la trentaine, c'est un âge critique, pour un homme, celui où l'on fait les grosses bêtises, ou plutôt l'âge où les bêtises que l'on fait commencent à être irrémédiables.
Les guerres sont comme les feux de broussailles, si on n'en prend pas garde, elles se mondialisent.
On croit agir, et l'on est entraîné.
On naît homme, puis on le devient.
O paroles, que de crimes on commet en votre nom !
On dit peu de choses solides lorsqu'on cherche à en dire d'extraordinaires.
Franchement, les émissions de télé que l'on regarde, elles sont tellement cons qu'on pourrait les faire!
Je persiste à croire et à dire que la Chambre, ou si l'on veut la bourgeoisie, ne trompe pas le peuple ; elle se trompe elle-même. La Chambre ne sait pas l'économie politique, voilà tout.
C'est impressionnant comme ça vient vite, l'autorité, quand on a un peu de pouvoir.
Ce qu'on nomme bénéfice d'un exercice social est un chiffre arbitraire à l'intérieur d'un domaine limité inférieurement par la crainte de l'Assemblée générale et supérieurement par la cranite de la correctionnelle.
Parmi les causes de ce qu'on appelle habituellement le « malaise » des esprits, l'une des plus caractéristiques me semble être l'évacuation progressive de la substance de l'Etat. L'Etat se dépolitise. Non au sens de la « politique politicienne », plus présente que jamais. Mais au sens du politique. De l'essence du politique.
Le moins qu'on puisse dire du pouvoir, c'est que sa vocation est suspecte.
C'est simple, si vous donnez un peu, on vous réclame beaucoup.
On garde longtemps son premier amant, quand on n'en prend point de second.
Si on avait assez de fonds pour acheter toutes les consciences ce qu'elles valent et les revendre ce qu'elles s'estiment, ça serait une belle affaire.
On est ce qu'on aime. On est ce dont on se souvient.
Le matin, on est jeune, et le soir, on est vieux.
Tant qu'on est rien, on demande aux autres de nous trouver quelque chose.