En art, comme en politique, les imbéciles sont un obstacle plus gênant que les morts : on a plus de peine à se frayer un chemin à travers leurs rangs.
Il faut prendre son bien où et quand on le trouve et ne pas se montrer trop difficile... Les sages s'arrangent pour tout concilier.
La réalité est reçue de manière passive, mais en même temps active puisque l'on cherche à la capter, à se la réapproprier à travers un imaginaire.
On veut haïr et on veut aimer, amis on aime encore quand on hait, et on hait encore quand on aime.
La tâche première d'un commandant d'hommes est de préserver ses hommes de la mort. Autrement, de commandant on devient gardien de cimetière.
Triste, on hait le joyeux ; folâtre, on hait le triste.
En amour, comme à la table, si l'on en croit la faculté, diversité de mets peut nuire à la santé.
Plus on vieillit, plus on se rend compte que ce n'est pas ce qui se passe, mais comment on s'y prend.
On pourrait penser qu'une rock star mariée à un super-mannequin serait l'une des plus grandes choses au monde, ça l'est.
Quand je suis triste, je pense à toi, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à toi, comme en plein soleil on pense à l'ombre.
L'homme qui sait "comment" on fait quelque chose trouvera toujours un patron pour l'employer. L'homme qui sait "pourquoi" on fait cette chose, sera le patron.
On fait sa première communion pour en finir avec la religion. On passe son bac pour en finir avec les études. On se marie pour en finir avec l'amour.
On a beau se tenir à l'écart, les gens finissent toujours par vous mêler à leurs intrigues.
On n'est jamais content de sa fortune ni mécontent de son esprit.
Que sait-on de l'être humain si on ne le replace pas dans son éternité, bien sûr, mais aussi dans son histoire, dans sa vie quotidienne, dans ce qui se passe ?
Devenir père, lorsqu'on a épousé une femme de qui a déjà des enfants, c'est de la communauté réduite aux acquêts.
Dans la solitude, on devient souvent méfiant.
On devrait retaper notre pauvre planète, avant d'aller bousiller celle des autres.
Ou bien on vit avec quelqu'un, ou bien on le désire. On ne peut pas désirer ce qu'on a, c'est contre nature.
On s'aperçoit qu'un nouveau talent a emergé au fait qu'il se crée spontanément autour de lui une conjuration d'imbéciles pour le briser.
Il suffit de faire très peu de choses bien dans sa vie, tant que l'on ne fait pas trop de choses mal.
Il est dangereux qu'un coeur qu'on a charmé soit trop persuadé, madame, d'être aimé.
On prend toujours des décisions qui n'ont rien à voir avec la vie des gens.
L'homme, quoiqu'on en dise, est le maître de son destin. De ce qu'on lui a donné, il peut toujours faire quelque chose.
C'est ce que nous sommes tous, des amateurs, on ne vit jamais assez longtemps pour être autre chose.
Les économistes ont raison, disait un homme de Bourse : le capital est du travail accumulé. Seulement, comme on ne peut pas tout faire, ce sont les uns qui travaillent et les autres qui accumulent.
Ce n'est rien de vieillir mais le terrible est que l'on reste jeune.
On n'offense que Dieu qui seul pardonne.
On ne trompe pas l'impuissance : c'est elle qui ment en tendant une main incapable de recevoir.
Plus on se sent pécheur, plus on est chrétien.
N'importe quelle idée semble personnelle dès qu'on ne se rappelle plus à qui on l'a empruntée.
On peut tout savoir sur la cellule nucléaire et être atteint de cécité galopante en ce qui concerne ses plus proches.
Le valet du diable fait plus qu'on ne lui demande.
Ne pas comprendre la langue du seul ami que l'on possède, ça fait peur.
C'est rarement dans les endroits où on finit ses nuits qu'on trouve celle avec qui on va finir ses jours.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
Peut-on le faire ? Nous pouvons le faire ! Nous le ferons !
Un bulletin de vote est une balle. On ne vote pas tant qu'on ne voit pas la cible, et si la cible est hors d'atteinte, on garde le bulletin dans la poche.
On est bien que libre, et cacher ses opinions est encore plus gênant que de couvrir sa peau.
On n'est jamais mieux trompé sur terre que par soi-même.
Le mensonge n'est pas haïssable en lui-même, mais parce qu'on finit par y croire.
Les enfants c'est comme les années, on ne les revoit jamais.
Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort ; sans cela, que saurait-on de la vie ?
C'est en forgeant qu'on devient musicien.
Aussi longtemps qu'il existe un endroit où il y a de l'air, du soleil et de l'herbe, on doit avoir regret de ne point y être. (Surtout quand on est jeune.)
Amitié, degré supérieur de l'amour, sanctuaire où l'on se retire pour méditer le bonheur de l'être aimé.
On naît paysan, jamais on ne le devient.
Les parents ont une si pauvre psychologie de l'amour qu'on aurait le droit de croire qu'ils ont tous fait des mariages de raison.
On ne réfléchit au passé et à l'avenir que pour gâter le présent.
Une chose que l'on peut admettre, c'est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.