Comment penser le monde si on ne sait pas le rêver ?
Il n'y a rien de définitif en nous, et qu'il est vain et futile d'essayer de rechercher qui on est : on ne découvrira jamais qui on est, ce qu'il faut c'est découvrir où on veut aller, ce qui est beaucoup plus intéressant.
A ce rythme on sera bientôt les derniers animaux, visiteurs impolis, passagers en escale venus lâcher bombes atomiques.
Si la solitude sépare, elle nourrit et affermit, elle tranche bien des liens qu'on ne coupe qu'à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
Il n'est pas croyable comme le peuple, dès lors qu'il est assujetti, tombe si soudain en un tel et si profond oubli de la franchise, qu'il n'est pas possible qu'il se réveille pour la ravoir, servant si franchement et tant [...] ► Lire la suite
On ferait bien peu pour Dieu si le diable était mort.
Adieu, dit le mourant au miroir qu'on lui tend, nous ne nous verrons plus.
La pierre précieuse redouble d'éclat quand on la frotte.
Aujourd'hui ou on s'épouse et on n'a pas d'enfant ou on ne s'épouse pas et on a des enfants.
Le droit ne commence à dater que du moment où l'on détient la force nécessaire pour le faire respecter.
Il y a parfois des gens qui sont sourds jusqu'à ce qu'on leur coupe les oreilles.
On a du mal à imaginer que ceux qui ne sont pas encore au monde ont une existence terrestre. Alors pourquoi ceux qui quittent la vie en auraient-ils une ?
A peine fait-on au pauvre le moindre présent, on s'approprie tout ce qu'il possède.
Le vice est un goût que l'on ne partage pas.
Retrouve-t-on sa jeunesse ? On refait une fortune, mais efface-t-on une ride ?
Croire en Dieu est une attitude qu'on ne peut ni réfuter, ni discuter, ni approuver, ni blâmer.
Il n'y a souvent que le blasphème pour exprimer ce en quoi on a foi.
Jamais aucun triomphe n'est à ce point décisif, l'on n'aboutit jamais à de l'absolu.
Dès que l'on pénètre le bouddhisme, on sent s'éveiller en soi une sensation d'euphorie permanente comparable à celle que l'on ressent après avoir bu un vin délicat.
On ne peut rien apprendre à un homme, on peut juste l'aider à trouver la réponse par lui-même.
Plus on vieillit et plus on se persuade que Sa sacrée Majesté le Hasard fait les trois quarts de la besogne de ce misérable univers.
La nuit est notre vérité, elle nous intime à rejoindre un lieu plus ancien qu'on appelle parfois l'âme, et dont la langue nous est indéchiffrable.
Quand la maison brûle, on ne compte pas les litres d'eau pour éteindre l'incendie.
On ne peut pas forcer les gens à aller au cinéma ! Ou alors, on change de régime...
Dans certains restaurants, on appelle "plat du jour" les restes de la veille qui ne peuvent pas attendre le lendemain.
On aime tellement toutes les choses nouvelles qu'on a même quelque plaisir secret par la vue des plus tristes et des plus terribles événements, à cause de leur nouveauté.
Il me semble qu'on résout le problème de la vie, quand on a découvert ce qui doit prendre le premier rang.
Les moments où l'on ne peut pas mentir sont précisément ceux où l'on ment le plus et surtout à soi-même.
Ce que l'on doit faire on le sait bien mieux que les philosophes.
On épouse la personne qui se présente quand on est le plus vulnérable.
Plus on étudie, plus on demeure convaincu que toutes nos connaissances ne datent que d'hier, et qu'il en est peut-être davantage qui ne dateront que de demain.
On demande une miette d'amour pour tous les jours. On nous en donne une tonne pour l'éternité, qui est la mort.
De quel droit a-t-on décidé que les gens pauvres seraient aussi modestes ?
Il devrait y avoir un bouton sur la télévision pour augmenter le volume d'intelligence. Il y en a un où on peut lire "lumière" mais ça ne fonctionne pas.
Si on ne peut pas parler parce qu'on entend pas, rien n'a de sens.
On n'a jamais tout à fait raison avant d'être tout à fait mort.
Chaque maison a son odeur à laquelle ses habitants ne prennent plus garde, sauf après une longue absence. Quand une maison n'a pas d'odeur, elle effraie ; on a l'impression qu'elle cache un secret, la maladie.
Toute vanité souffre de la désaffection amoureuse dans la mesure même où on l'a flattée
Enfants, on nous montre tant de choses que nous perdons le sens profond de Voir. Voir et montrer sont phénoménologiquement en violente antithèse. Et comment les adultes nous montreraient-ils le monde qu'ils ont perdu !
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement. Ce qu'on mange avec goût se digère aisément.
Comment peut-on empêcher une grosse dame de chanter quand on a oublié sa mitraillette ?
Si on avait autant de légèreté sur la perception des réalités physiques ou biologiques que celle dont on fait preuve à propos des réalités socio-humaines, on en serait encore à l'âge de pierre.
On ne peut compter que sur ses doigts.
A vivre au milieu des fantômes, on devient fantôme soi-même et le monde des démons n'est plus celui des étrangers mais le nôtre, surgi non de la nuit mais de nos entrailles.
Est-ce que le temps est beau ?Se demandait l'escargotCar, pour moi, s'il faisait beauC'est qu'il ferait vilain temps.J'aime qu'il tombe de l'eau,Voilà mon tempérament.Combien de gens, et sans coquille,N'aiment pas que le soleil brille.Il est caché ? Il reviendra!L'escargot ? On le mangera.
Tu ressembles à la musique que tu dansesTu es violence, cadence et décadenceRobot, rebelle, madone des décibelsDeux grands yeux métalComme un ciel sans étoileDeux scotch, un rock, on parle, on rit, on danseSuper gadget de discothèque qui danse, danse.
Plus je rencontre de gens, plus je suis heureux. Avec la moindre créature on s'instruit, on s'enrichit, on goûte mieux son bonheur.
Il y a de ces choses là qui sont cachées dans le temps, et qu'on ne peut trouver qu'avec le temps.
On n'est pas payé pour ce qu'on vaut mais pour ce qu'on rapporte.
J'adore ! J'ai déjà été propriétaire d'un restaurant. Et puis, qui sait, on me verra peut-être bientôt en chef cuisinier !