Ne rien dire, surtout en parlant, c'est la moitié de cet art qu'on appelle la diplomatie.
On n'écoute pas d'autre prédication que le temps, qui vous inculque toutes les idées que les gens plus âgés que vous, avaient vainement essayé de vous mettre dans la tête.
On n'attelle pas au même timon le cheval fougueux et la biche craintive.
C'est trop aimer quand on en meurt.
Le monde n'a pas besoin qu'on y mette de l'ordre ; le monde est ordre, incarné. C'est à nous de nous harmoniser avec cet ordre.
Je connais maintenant la définition de la guerre : la guerre, c'est la mort des autres. On ne la laisse durer que parce que ce sont les autres qui la font et qui en meurent.
Mais on a beau pleurer très sincèrement, il y a toujours un moment où il faut remettre de la poudre.
On a mille définitions de Dieu. On n'en a qu'une de la vie : Dieu.
On souhaite la paresse d'un méchant et le silence d'un sot.
Toute philosophie pourrait se réduire à rechercher laborieusement cela même que l'on sait naturellement.
Le trésor que l'on espère Vaut presque le trésor qu'on a.
On ne doit pas faire payer le fait que l'on doit de la reconnaissance, et c'est une tentation qui nous guette tous.
Le spectacle des autres que l'on suppose en train de penser est encourageant.
Un livre doit être un morceau de langage déchiré, un morceau que l'on arrache à la parole.
On appartient au monde qu'on a fait, pas à celui d'où l'on vient.
On ferait bien peu pour Dieu si le diable était mort.
C'est avec de l'appât qu'on prend la truite.
On a beau dire, on a beau faire, on n'obtient que mépris et indifférence.
On ne résout pas une crise comme ça en augmentant les impôts. Si on augmente les impôts, le doute s'installe et les gens ne consomment plus.
Y'a pas de religions mon frère. On est aware.
Il y a tellement de choses qu'on voudrait avoir faites hier et si peu qu'on a envie de faire aujourd'hui.
On ne peut emporter ses biens dans la tombe.
On n'insistera jamais assez sur les inconvénients que présente l'abus de cyanure de potassium dans l'alimentation des nouveau-nés.
On ne creuse pas un puits avec une aiguille.
Qu'est-ce que la foi ? C'est de croire fermement ce que l'on ne comprend pas.
Comment peut-on espérer que des hommes acceptent des avis quand ils n'acceptent même pas des avertissements ?
Penser savoir ce qu'on ne sait pas, c'est une sottise expresse ; vouloir faire le savant de ce qu'on connaît bien que l'on ne sait pas, c'est une vanité insupportable.
L'on a plus de peine dans les partis à vivre avec ceux qui en sont qu'à agir contre ceux qui y sont opposés.
Les oeuvres de civilisation ne naissent pas sans peine ; elles peuvent mourir bien plus soudainement qu'on ne pense.
On ne cherche pas de témoins. On cherche des approbations. Soit pour se convaincre. Soit pour se disculper.
Il y a dans l'homme assez de beautés pour provoquer l'extase, comme on y trouve assez de laideurs pour vouloir le supprimer.
C'était fou, le pouvoir d'une légende, quand on se donnait la peine d'y croire.
On ne fait pas la révolution avec des sentiments.
Dans cette vie, on ne peut pas réaliser de grandes choses. On ne peut que faire de petites choses avec beaucoup d'amour.
On ira tout en haut des collinesRegarder tout ce qu'octobre illumineMes mains sur tes cheveuxDes écharpes pour deuxDevant le monde qui s'incline.
Dans l'amitié, gardez à jamais la noble candeur des belles âmes. On peut laisser penser aux indifférents ce qu'ils veulent, mais c'est un crime de souffrir qu'un ami nous fasse un mérite de ce que nous n'avons pas fait pour lui.
Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure qui sont si violents alors que la France a besoin d'apaisement et de rassemblement.
Temps vide, désespéré, dont on vole quelques minutes seulement par jour pour sa véritable vie.
Un ambassadeur est un honnête homme que l'on envoie mentir à l'étranger dans l'intérêt de son pays.
Se faire tuer ne prouve rien ; sinon qu'on n'est pas le plus fort.
En annonçant de bonnes nouvelles, on se rend aimable. En en annonçant de mauvaises, on se rend important : choisissez.
Comme c'est fatiguant de rester à la même place, on finit toujours par avancer.
Curieux cette impossibilité de se détacher tout à fait des êtres que l'on a aimés, ce besoin de les retenir, de retarder désespérément le moment où ils ne seront plus rien pour nous.
Les habitudes de la jeunesse sont celles qu'on perd le plus difficilement.
De quoi on parle, ça n'a pas d'importance. C'est juste parler qui compte.
Les faits n'ont aucun sens pendant qu'ils se font, ils en prennent un avec le temps, quand on les oppose à d'autres faits.
Ce n'est pas par le génie mais par la souffrance, par elle seule, qu'on cesse d'être une marionnette.
Quand le loup nous poursuit, on appelle l'ours bon oncle.
Comment parler de dignité au travail si l'on estime en son fort intérieur que son job ne devrait pas exister ?
C'est au moment où on l'enfourne que le pain se fait ras ou cornu.