Si l'on avait su garder ce patrimoine en France, si l'on n'avait pas exporté cette pratique vers la perfide Albion, si l'on ne s'était pas résigné à abandonner ce sport aux étudiants de la ville de Rugby qui en firent la renommée, peut-être parlerions-nous aujourd'hui du Mortagne-au-Perche à XV, ou du Briouzeman Julien Bonnaire.
On ne brise pas la vie d'un siècle sans se briser avec lui.
Lorsque la mort est là, à quelques secondes de nous, le plus dur est fait : on a vécu. Le reste est formalité...
De tous ceux qu'on tient pour heureux, il n'y en a pas un qui le soit.
On lui prête du génie, mais il ne le rend jamais.
Comment se fait-il qu'on ne parvient jamais à se guérir de l'enthousiasme ?
Que de gens prouvent que l'on peut-être médiocre, même avec de l'esprit !
La grandeur du sacrement, c'est de s'agenouiller, de s'accuser, de recevoir l'absolution et d'apprendre en même temps, dans ce petit claquement sec du guichet, qu'on n'est jamais absout.
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
Il ne faut pas se faire d'illusions : ce qu'on appelle communément le peuple n'est pas plus fou que l'élite ; la seule différence, c'est qu'il n'est pas toujours capable de le dire.
On se protège instinctivement. On ne voit et n'entend que ce qu'on peut supporter.
Si une pièce, sur le papier, satisfait le lecteur de quelque façon, on peut juger que la pièce est mauvaise.
Quand on connaît la vraie tragédie dans la vie, on peut réagir de deux façons ; perdre espoir et tomber dans les habitudes autodestructrices ou se servir du défi et trouver notre force intérieure.
Quand la loi et le devoir ne font qu'un sous la religion, nul n'est vraiment conscient. Alors, on est toujours un peu moins qu'un individu.
On n'en a pas fini avec l'histoire, pas plus qu'avec la biologie au sein de chaque être.
Il est fort aisé de se tromper soi-même, on pense comme l'on est affecté.
Je m'en irai dormir dans le paradis blancOù l'air reste si pur qu'on se baigne dedansA jouer avec le ventComme dans mes rêves d'enfantComme, comme, comme avant.
Au coin d'une rue, la fille est belle et la robe légère, le vent bourrasques fait le malin et nous voilà par terre. On croyait la vie finie et nous voilà guéris de toute envie noire.
Les intérêts qu'on blesse se souviennent mieux que ceux qu'on défend.
Politesse ici, grossièreté ailleurs : on est toujours le Barbare de quelqu'un.
Quand on s'en va, les gens qu'on laisse continuent de vivre... Ils n'attendent pas qu'on revienne.
Ils s'étaient quittés comme on se quitte à cet âge, on morfle un peu et puis qu'est ce que ça fait, est-ce que la vie n'est pas tout entière à venir encore.
Il faut relire la Bible sans la distance théologique. Et si l'on se livre à cet exercice, on découvre des histoires insensées.
"Calme-toi" est la pire chose qu'on puisse dire à quelqu'un d'énervé.
Les dettes qu'on paie font des trous ; celles qu'on ne paie pas font des tâches.
Dieu , dont on croit parfois entrevoir le fantôme, Dépense à chaque instant l'infini pour l'atôme.
On n'a pas l'âge que donne l'état civil mais celui qu'accordent les contemporains.
La gauche est une patrie ; on en est ou on n'en est pas.
Du bâton que l'on tient on est souvent battu.
Sait-on jamais pourquoi on aime les gens ? Non. Eh bien ! Pour les objets, c'est la même chose.
Si on se querellait avec tous les amants de sa femme, on n'aurait jamais d'amis.
L'intelligence et le coeur, quand on en est pourvu, ça ne vieillit pas !
Il y a des vertus qu'on ne peut exercer que quand on est riche.
Elle aime regarder les pompiers qui vont courir en groupe, qui portent des petits shorts découvrant leurs belles cuisses et quand ils transpirent on voit aussi les muscles, dans le dos, se dessiner sous la toile du tee-shirt.
On ne se donna jamais la peine de retourner la-bas du vivant de grand père, même si papa n'arrêtait pas d'en parler et, à présent, il n'y avait plus rien là-bas,sinon des souvenirs ; mais peut-être qu'un jour, avant de mourir, je retournerai y vivre.
Jamais la mesure du temps ne porte sur la durée en tant que durée ; on compte seulement un certain nombre d'extrémités d'intervalles ou de moments, c'est-à-dire, en somme, des arrêts virtuels du temps.
Quand j'ai perdu ma fille, j'ai lu tous les auteurs qui avaient perdu leur fille. Ça m'aidait de savoir qu'on avait vécu la même chose et que les gens pouvaient en parler.
Moi je ne peux pas supporter que les gens meurent jeunes. C'est insupportable. Et quand on me dit 'ma pauvre, ça ne vous fait rien de vieillir?', mais je dis 'mais c'est un privilège, c'est un cadeau', et j'espère vivre à 100 ans, ah j'aurais bien voulu mourir à 100 ans.
À partir du moment où une chanson est bien foutue, qu'on peut la reprendre tous en choeur, elle devient populaire.
Le goût du suicide est un don, un sixième sens, je ne sais quoi, on naît avec.
Il faut inventer en même temps que l'on apprend.
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.
Journaliste : un métier qui consiste à expliquer aux autres ce qu'on ne comprend pas soi-même.
Dis-moi un peu d'où vient cette manie de n'être jamais ce qu'on est ?
Qui on épouse n'a guère d'importance : le lendemain matin, on trouvera toujours que c'est quelqu'un d'autre.
Dans les communiqués émanant du gouvernement, lorsqu'on se réjouit de, on n'y est pour rien et lorsqu'on déplore que, on n'y peut rien.
Il y a deux espèces de gens, les trompés et les trompeurs, les faibles et les forts. Les forts sont comme le granit, on peut les presser autant qu'on veut, on n'en tirera jamais rien.
On apprend à se faire à tout dans le monde, à la misère comme à la jouissance.
Les choses nouvelles, on ne devrait les écrire qu'après coup.
On t'accompagnera Si tu trouves ta route.