Quand on n'est pas le plus fort, il faut être le plus fin.
A raconter ses maux, souvent on les soulage.
Le bonheur est une denrée merveilleuse : plus on en donne, plus on en a.
Il est triste que l'on ne puisse voir les entrailles érudites des écrivains afin de découvrir ce qu'ils ont mangé.
La route est un tapis roulant peint en noir qui se met en marche dès qu'on appui sur le démarreur de la voiture.
Pourquoi les architectes ne songent-ils pas, pour diminuer la fatigue, à limiter la hauteur des marches au fur et à mesure qu'on monte un escalier ?
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.
À force de ne jamais réfléchir, on a un bonheur stupide.
On accorde à l'écrivain, un crédit d'intelligence et de sagesse dont seul le grand médecin peut se prévaloir.
Quand on a passé la cinquantaine, on régresse à peu près sur tous les plans, sauf celui des regrets.
Quand on refuse de se battre, on devient souvent un souffre-douleur.
On ne peut pas se permettre de penser qu'on va gagner, sinon il n'y a plus aucune raison de mettre sa vie en jeu dans une voiture de course.
Est-il possible d'apprécier la vie quand on n'a que soi-même à aimer ?
L'autorité que donne la fortune est très grande, même dans une société civilisée et opulente. De toutes les périodes de la société, compatibles avec quelque notable inégalité de fortune, il n'en est aucune dans laquelle on ne se soit constamment [...] ► Lire la suite
On a demandé un jour à Aristote ce que ceux qui disent des mensonges y gagnent. Dit-il - Que lorsqu'ils disent la vérité, ils ne sont pas crus.
Il s'est pendu avec un élastique, on l'a retrouvé écrasé au plafond.
On n'écrit pas un roman d'amour pendant qu'on fait l'amour.
On pardonne tant que l'on aime.
Il n'est jamais plus difficile de bien parler que quand on a honte de se taire.
Trouver une place pour sa voiture n'est pas si difficile qu'on le croit. Comptez le nombre de personnes qui ont réussi à le faire avant vous.
Il faut être heureux et y mettre du sien. Si l'on reste dans la position du spectateur impartial, laissant seulement entrée au bonheur et portes ouvertes, c'est la tristesse qui entrera.
On est puceau de l'horreur comme on l'est de la volupté.
Plus la misère est insupportable, plus on l'ignore.
La mort transforme parfois l'antipathie en amour. C'est ainsi qu'on peut avoir de la répugnance pour le porc vivant et manger avec plaisir du saucisson.
Il faut attaquer l'opinion avec ses armes : on ne tire pas des coups de fusil aux idées.
Une fois que l'on a commencé à voir, nous ne pouvons que chercher le courage de voir plus.
Quand on essaie de réprimer les souvenirs, il y a toujours quelque chose qui revient, je suis ce qui revient.
Les socialistes disent : laissez faire ! Mais c'est une horreur ! - Et pourquoi, s'il vous plaît ? - Parce que, quand on les laisse faire, les hommes font mal et agissent contre leurs intérêts. Il est bon que [...] ► Lire la suite
On signe son arrêt de mort si on commence à se préoccuper du public.
- Attends ! Et si tu meurs ?! - J'vais pas mourir ! - Et si moi je meurs ?! - Tu vas pas mourir. - D'accord, mais, tu as changé ma vie, tu l'as rendue meilleure, tu l'as rendue lumineuse, pleine de joie [...] ► Lire la suite
On cède souvent à une demande par pure amitié sans avoir besoin d'y être décidé par des motifs ou des raisonnements.
On aura bien assez de temps dans la tombe pour dormir.
Le monde est un chaos, et son désordre excède tout ce qu'on y voudrait apporter de remède.
C'est bien plus souvent dans les petites choses que dans les grandes que l'on connaît les gens courageux.
Le secret de tout art d'exprimer consiste à dire la même chose trois fois : on dit qu'on va le dire, on la dit, on dit qu'on la dite.
Le plus grand service qu'on puisse rendre à un être : lui apprendre de très bonne heure à savoir user de la vie.
Quand on veut se mêler de beaux-arts, il faut du goût, et le goût n'admet pas de compromis.
Une forme inférieure du respect, la peur. C'est tout le respect qu'on peut inspirer à la bête.
On efface le passé pour mieux détruire l'avenir.
Il n'est pas bon de suspendre le cours d'un rêve ; on risque de brouiller le message.
Le public consensuel qui dort pendant les représentations et applaudit à tout rompre à la fin... Comment appelle-t-on ça ? Feindre l'orgasme ?
Le théâtre, ce n'est jamais qu'une manifestation au-dessous de l'art, quelque chose qui s'adapte au goût des masses, lorsqu'on le fausse pour elles.
Quand on se place du point de vue du système solaire, nos révolutions ont à peine l'amplitude de mouvements d'atomes.
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
On a tous en nous une petite parano, on pense que la vie des autres est mieux, alors que ce n'est pas vrai.
Paris sera bientôt la seule ville au monde où, au réveil, on pourra entendre les petits oiseaux tousser.
Je me souhaite d'avoir encore 100 ans devant moi. Il y a tellement de choses à préparer pour essayer de faire que l'avenir soit meilleur. C'est un peu comme mettre sa pierre à l'édifice. On ne peut pas mettre la [...] ► Lire la suite
Comment on peut passer 30 ans dans une cellule minuscule et en sortir prêt à pardonner à ceux qui vous ont mis là ?
Quand on veut vivre parmi les hommes, il faut laisser chacun exister et l'accepter avec l'individualité, quelle quelle soit, qui lui a été départie.