Quand on avoue sa jalousie, on l'a déjà dépassée. Les vraies jalousies, on n'en parle pas.
Quand quelque chose doit être fait, faites-le ! En France on regorge de bonnes idées, mais on les met rarement en pratique.
Il n'y a que deux tragédies dans la vie: l'une n'obtient pas ce que l'on veut et l'autre l'obtient.
Quelle est l'indéfinissable chose qui cesserait d'être, si on pouvait la formuler ? L'infini, qui serait fini, s'il pouvait être défini !
C'est dans la nature humaine ; quand on nous dit de ne pas toucher à quelque chose en général on y touche quand même... Même si on sait qu'on ne devrait pas. Peut-être parce que, au fond, on aime se compliquer la vie.
Les larmes sèchent bien vite au soleil. Celles que l'on garde à l'intérieur mettent des années à disparaître.
On aura bien assez de temps dans la tombe pour dormir.
Si on définit l'intelligence comme la faculté d'apprendre des choses nouvelles, de trouver des solutions à des problèmes se présentant pour la première fois, qui donc est plus intelligent que l'enfant ?
Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l'on vient de donner.
À quelle heure faut-il dîner ? - Si l'on est riche, répondit-il, quand on veut ; si l'on est pauvre, quand on peut.
On peut sourire et sourire et pourtant être un scélérat.
A force de mettre de l'argent de côté, on risque de ne plus avoir le bras assez long pour l'attraper et le dépenser.
On devient vieux à partir du moment où on ne comprend plus les jeunes.
Quand on emprunte aux sciences occultes leurs surprenants mystères, on peut passer pour un sorcier, et subir le sort d'un canard prête à rôtir.
On croit souvent que les Russes ont accompli la grande révolution qui leur a permis de se débarrasser du communisme dans l'unique but de consommer des McDonald's et des films de Tom Cruise ; c'est assez vrai, mais chez une minorité d'entre eux existait au
Vaut mieux suivre son coeur que d'avoir peur de ce que l'on ressent.
- Pourquoi vous me regardez comme ça ? - Votre train a déraillé, une défaillance mécanique. On a retrouvé que deux survivants jusqu'ici : vous et cet homme. Il avait le crane ouvert et tout le côté gauche écrasé. Et pour répondre [...] ► Lire la suite
La jeunesse est cet heureux temps où l'on devrait plutôt dire qu'on ne doute de rien plutôt que de dire qu'on n'y doute pas de soi.
Quand on court après l'esprit, on attrape la sottise.
A force de cracher dans l'assiette, on finit par y trouver du potage.
La générosité incite à la jalousie. Plus les cadeaux sont acceptés avec plaisir, plus on regrette de les avoir faits. Ils vous éclipsent.
Il est des enfants qu'on ne peut espérer corriger sans leur administrer de temps à autre la fessée. Certains adultes conservent le naturel de ces enfants.
La réputation qu'on nous prête ne change rien à ce que nous sommes en réalité. Voilà pourquoi il faut mépriser les jugements plus ou moins faux que l'on porte sur nous.
Le plus important n'est pas l'argent mais la manière dont on le dépense.
Dès lors que l'on jette sa vie à tous les vents, on découvre des choses qu'on avait jamais soupçonnées, qu'on ne peut apprendre en nulle autre circonstance.
On ne reçoit de l'école que ce qu'on y a apporté.
Quel moyen de comprendre, dans la première heure de la digestion, qu'on puisse quelque part mourir de faim ?
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
La mort n'est qu'un banal incident qui ne dure qu'un instant. Une affaire où l'on a plus de peur que de mal.
Il y a deux sortes de livres de maths : ceux dont on ne lit que la première ligne et ceux dont on ne dépasse pas la première page.
Quand on tient un livre à l'envers, c'est mieux de commencer par la fin.
Si on court à l'infini, on revient à son point de départ.
Les socialistes disent : laissez faire ! Mais c'est une horreur ! - Et pourquoi, s'il vous plaît ? - Parce que, quand on les laisse faire, les hommes font mal et agissent contre leurs intérêts. Il est bon que [...] ► Lire la suite
C'est peut-être la trace la plus évanescente : le dessin que l'on fait sur la buée d'une vitre. Plutôt en train, ou dans une maison, en voiture à la rigueur, mais seulement sur les glaces latérales. C'est trop tentant. La [...] ► Lire la suite
On a demandé un jour à Aristote ce que ceux qui disent des mensonges y gagnent. Dit-il - Que lorsqu'ils disent la vérité, ils ne sont pas crus.
Il n'y a rien de si bien fait qu'on ne puisse le critiquer.
En voulant tout avoir, on perd tout.
Tant qu'on ce vide les couilles, on s'en bat les couilles.
- Alors l'abbé on sort à découvert... - Et ça mécréant c'est une auréole...
Il faut aimer ses amis comme on aime ses enfants, pour eux et non pour soi.
L'espérance dure longtemps tant qu'on y croit : c'est une déesse trompeuse, mais bien utile.
Quand on se méfie, on se trompe ; quand on ne se méfie pas, on est trompé.
A raconter ses maux, souvent on les soulage.
On ne doit jamais demander aux êtres que ce qui est conforme à leur nature, aux femmes, par exemple, l'amour et non pas l'équité.
On ne reste parfois fidèle à une cause que parce que ses adversaires ne cessent d'être insipides.
Si on ne construit rien sur des regrets, par contre on bâtit sur des résolutions.
Il n'est que trop facile de prouver que la tolérance conduit parfois tout droit à l'intolérable et que sur ce chemin là on est trop souvent mené par le bout du nez.
C'est une erreur de croire qu'en parlant bas à l'oreille de quelqu'un qui travaille on le dérange moins.
Le bruit a un avantage. On ne peut pas y entendre les mots.
Quand on croit qu'il y aura beaucoup de monde à un enterrement, on y va, et ça finit par faire beaucoup de monde.