La mort transforme parfois l'antipathie en amour. C'est ainsi qu'on peut avoir de la répugnance pour le porc vivant et manger avec plaisir du saucisson.
Quand on défie la mort on ne gagne qu'en perdant définitivement.
Le bonheur n'a jamais eu la prétention d'amuser ; il n'amuse même pas toujours ceux qu'il rend heureux.
On se contente d'une vie sans bonheur par ce qu'on a peur du changement.
Le bonheur est comme un frêle voilier en pleine mer : il suffit d'un orage pour le détruire.
Si l'on entre par la porte du plaisir dans la maison de la fortune, l'on en sort d'ordinaire par la porte du chagrin ; ainsi du contraire.
Le secret du bonheur et le comble de l'art, c'est de vivre comme tout le monde, en n'étant comme personne.
Si Dieu accepte le sacrifice de ma vie, que ma mort soit pour la liberté de mon peuple.
On contient sa mort comme le fruit son noyau.
Le vrai bonheur serait de se souvenir du présent.
Chaque écrivain tout au long de sa vie exprime un seul thème. C'est la nécessité de compréhension, de tendresse et de persévérance dans l'infortune chez des individus traqués par les circonstances.
Ce plaisir morose que procure à certaines femmes la pensée de se sacrifier.
Le bonheur ce n'est pas un dû, ça se travaille et ça demande quelques efforts.
Écrire dans le plaisir m'assure-t-il - moi, écrivain - du plaisir de mon lecteur ? Nullement.
Le bonheur tient aux événements, la félicité tient aux affections.
Je me rappelais que mon père avait coutume de dire que le but de la vie c'est de se préparer à rester mort très longtemps.
La vraie tendresse est avant tout affaire de violence contenue...
Le bonheur n'a pas bonne presse chez les intellectuels. Il n'est pas de bonne compagnie. Disons-le tout net : il fait honte parce qu'il interpelle.
La chose la plus dangereuse au monde est un amour fondé sur la pitié.
Ressens ton enfance autrement qu'un souvenir joliment brûlé, en fait, ressens que le gosse qui vit en toi est plus vivant que jamais.
La présence de la mort rafraîchit toujours les expériences, c'est sa fonction : nous aider à méditer sur cette chose étrange qu'est le temps.
Pratiqué avec sérieux, le sport n'a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence ; en d'autres mots, c'est la guerre, les fusils en moins.
Celui qui sait sa mort certaine et cesse d'en souffrir peut se repaître de chaque instant.
L'amour platonique : c'est l'amour qui se situe au-dessus du cou.
Ceux à qui sourient bonheur et succès ont tendance à parler avec légèreté du malheur d'autrui.
Le bonheur consiste à vivre chaque jour comme si c'était le premier jour de votre lune de miel et le dernier jour de vos vacances.
C'est bien le fait d'une femme qui commande de se féliciter d'un bonheur avant qu'il apparaisse. La femme trop crédule en ses désirs se repaît vite de chimères; mais les nouvelles qu'elle proclame périssent aussi vite.
En faisant quelque chose, faites-la avec amour ou ne la faites pas du tout.
La petite part de bonheur à laquelle l'homme peut prétendre n'existe que dans la mesure où il cesse de penser à lui.
Aimer, c'est se rebeller un peu ; c'est comploter une tendresse exclusive sous les regards d'autrui.
Le bonheur n'est pas un but qu'on poursuit âprement, c'est une fleur que l'on cueille sur la route du devoir.