La mort est un vêtement que tout le monde portera.
La mort est l'aînée, la vie sa cadette ; nous, humains, avons tort d'opposer la mort à la vie.
La mort engloutit l'homme, elle n'engloutit pas son nom et sa réputation.
On dit que la mort est préférable à la honte, mais il faut rapidement ajouter que si la honte porte des fruits, la mort n'en porte pas.
Le lieu où on attend la mort n'a pas besoin d'être vaste.
La mort moud sans faire bouillir l'eau.
Il faut apprendre à rester serein au milieu de l'activité et à être vibrant de vie au repos.
L'histoire géologique nous montre que la vie n'est qu'un court épisode entre deux éternités de mort, et que, dans cet épisode même, la pensée consciente n'a duré et ne durera qu'un moment.
L'espace d'une vie est le même, qu'on le passe en chantant ou en pleurant.
C'était sa vie dont il n'était pas certain d'être l'acteur principal, mais le témoin de cet imposteur qui lui échappait.