Ce qui compte dans la vie, c'est l'idée qu'on s'en fait ! Crois-tu que quelqu'un puisse s'en faire une à ta place ?
La seule différence entre ce qu'on appelle un homme véridique et ce qu'on appelle un menteur, c'est que le premier ment comme il respire, naturellement et sans savoir, alors que les mensonges du second portent la marque d'un effort créateur. Ils sont plus construits, plus cohérents, et certainement plus efficaces.
On veut toujours croire que son père va régler tous les problèmes, va abattre toutes les murailles et, brusquement, on voit son père s'excuser, on le voit baisser la tête, on le voit devenir un enfant. Et plus enfant que nous.
L'intelligence est utile pour justifier les décisions prises, après coup. On l'utilise pour se raconter une histoire plausible.
On leur fait des conférences, des symposiums, paraît-il, on les éduque... ça ne doit tout de même pas être facile de les rendre sucre, miel et sourire, compatissantes et secourables.
Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut s'élargir.
Le rêve est la part de l'homme qu'on ne peut lui prendre.
Vieillir offre du moins un avantage: c'est que l'on ne mourra pas d'un seul coup, mais peu à peu, bout par bout.
Il faut être commun, ou l'on meurt, d'étrangeté.
Il est embarrassant d'expliquer des réflexions : c'est comme si l'on se rétractait.
J'ai aimé une femme, une enfant, disait-on,Je lui ai donné mon coeur mais elle voulait mon âme,Mais n'y pense plus, tout est bien.
On va peut-être voir les singes revenir en France.
Celui qui excelle dans son art pour le porter au plus haut degré de perfection dont il est capable, on peut dire qu'il le dépasse en quelque sorte : ses productions transcendantes n'admettent aucune appellation.
Parce qu'on a peu de temps, les enfants d'hier sont tristement grands.
On parle souvent des rêves de la jeunesse. On oublie trop ses calculs.
Dans une société harmonisée par la courtoisie, on ne traitera plus l'autre de con mais de distrait.
Quand on reste immobile, la peur pousse mieux.
Le suicide réussi est le seul péché mortel dont on ne puisse pas se confesser.
Ce qu'on ne voit pas, on peut l'ignorer.
Apprendre à mourir ! Et pourquoi donc ? On y réussit très bien la première fois !
Les lettres anonymes ont le grand avantage qu'on n'est pas forcé d'y répondre.
La peur, c'est une théorie, une idée qu'on se fait.
Les émotions, on n'en est jamais blasé.
L'amour est comme les maladies épidémiques. Plus on les craint, plus on y est exposé.
L'individu -ou ce qu'on appelle ainsi- se réduit facilement à quelques traits significatifs : l'angle d'un nez, la courbure d'un corps, la sonorité ou le rythme d'une voix.
On me remarque donc j'existe.
On aurait pu s'attendre à ce que ce salon fût meublé à l'antique. Pas du tout. Quelques années plus tôt, saisis d'une frénésie mobilière, les Fauquembert en avaient fait une manière de salon d'honneur d'aéroport : rideaux façon cuir, fauteuils [...] ► Lire la suite
On ne peut vivre avec les femmes, on ne peut pas vivre sans les femmes.
On peut toujours assembler des mots. La difficulté commence quand il s'agit de faire marcher ensemble les choses représentées par ces mots.
On voit de mauvais généraux gagner des batailles; la chance y a autant et plus de part que le talent. On ne voit jamais de mauvais artistes faire de beaux ouvrages.
On a beau dire : mais quand il reste tant de vie, pourquoi devrait-on mourir ?
La Symphonie Pastorale n'est pas un tableau ; on y trouve exprimées, en nuances particulières, les impressions que l'homme goûte à la campagne.
Le moyen le plus efficace d'attaquer le vice est de l'exposer au ridicule public. Les gens peuvent supporter les reproches mais ils ne supportent pas qu'on se moque de eux : ils sont prêts à être méchants mais ils n'aiment pas paraître ridicules.
Quand on s'en va, les gens qu'on laisse continuent de vivre... Ils n'attendent pas qu'on revienne.
Je ne peux pas supporter le Marquis de Sade. Je hais ses écrits. Pour autant, je détesterais qu'on le censure
On se demande, en voyant certains livres : qui peut les lire ? - En voyant certaines gens : que peuvent-ils lire ? - Puis ça finit par s'accrocher.
Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même.
On doit obliger les hommes à leur façon, non à la nôtre.
C'est avec les roseaux pensants qu'on fait les chaînes qu'on abat.
On parle moins des crimes commis pour l'humanité.
Je m'en vais dimanche à OrlySur l'aéroport, on voit s'envolerDes avions pour tous les pays.
On ne peut dire à quel moment précis naît l'amitié. Si l'on remplit un récipient goutte à goutte, il finit par y en avoir une qui le fait déborder ; ainsi, lorsque se succèdent les gentillesses, il finit par y en avoir une qui fait déborder le coeur.
Quand on commence et que tout marche, on a l'impression d'être invincible. Je ne mesurais pas la fragilité de l'acteur.
En Inde, on croit que toutes les créatures ont un but.
Cela ne me pose pas de problème que l'on me compare à Justin. On a tous deux les mêmes racines musicales : la soul des Jackson Five et le hip-hop.
Bravo à Bastia, ils ont plus de couilles que nous. Nous, on a des olivettes.
On a les branchies qui bougonnent ?
Le bonheur n'existe pas, si l'on n'en a pas la conscience claire.
Ce que je préfère avec Internet c'est que l'on rentre dans la vie de vrais saligauds sans avoir à les fréquenter.
On est toujours prisonnier de son dernier mouvement d'enthousiasme.