Il faut savoir beaucoup pardonner quand on gouverne les hommes.
Si l'on vous sert une tasse de café, ne vous efforcez pas d'y trouver de la bière.
Pourquoi le monde a-t-il des lois, Sinon pour qu'on les foule aux pieds ?
On peut dire tout ce qu'on voudra sur la vieillesse. Ca vaut mieux que d'être mort.
C'est aux inconnus qu'on parle toujours des choses les plus importantes.
Il y a des livres qui meublent. Ce sont ceux qu'on vend le plus et qu'on lit le moins.
Il est bien entendu qu'on est toujours le premier amant d'une femme.
On ne fait pas des enfants avec une meuf sous prétexte qu'elle nous fait bander.
Il n'y a que trois choses que l'on puisse faire avec une femme. On peut l'aimer, souffrir pour elle ou en faire de la littérature.
On n'est pas ridicule dans une situation ridicule, dès qu'on a l'esprit d'être le premier à en rire.
Tous les pouvoirs coalisés, c'est le principe même de légitimité et de représentation qui est mis à mal, et on se retrouve devant une situation de fin de la souveraineté, puisque les pouvoirs sont tous d'un côté.
On me reproche deux choses : de dire quelquefois la vérité et de tenir des propos en dessous de la ceinture. Je dirai au contraire que pour la vérité on fait ceinture, et on est toujours en dessous de la vérité.
On devrait toujours s'habiller comme une colonne de marbre.
Je ne veux pas qu'on me voie sourire, m'amuser ou manger.
Quand on se dit je t'aime par amitié C'est presque la dernière page Quand on se dit je t'aime un peu par pitié C'est comme la fin d'un bon voyage.
- Comment tu t'appelles ? - M. Eko. - M. Echo ? - Oui. - Quand on te crie dessus, ça résonne ?
On ne rêve plus aujourd'hui. On ne rêve plus que nos enfants vivent mieux
La frontière est de plus en plus floue entre le cinéma tel qu'on le conçoit depuis sa création et la métamorphose qu'il est en train d'opérer.
Rien de plus difficile que de n'être pas soi-même ou que de ne l'être que jusqu'où l'on veut.
S'il n'y avait personne à qui dire "je pense", on ne penserait pas, c'est évident.
Il ne s'agit pas de faire ce qu'on veut, mais de vouloir ce qu'il serait une faute de ne pas faire. La politique n'est pas autre chose.
Moins on a de richesse et moins on a de peine ; C'est posséder les biens que de savoir s'en passer.
Le bonheur, c'est comme le coke - c'est une chose qu'on obtient comme un sous-produit de la fabrication d'autre chose.
Moins on parle, et bien souvent mieux on pense.
On tue les tyrans en leur faisant croire qu'on les admire.
On a bien de la peine à avoir du plaisir.
On ne regrette que ce qu'on a connu.
Tout homme à qui on ferme l'accès aux fonctions supérieures devient jaloux de ceux qui les covahissent, et souvent haineux pour eux.
Remplir sa journée, remplir son devoir conjugal, on sait précisément ce que sait. Mais remplir sa vie ?
Ma première pole au Canada en 2007, c'est le sentiment le plus fort que j'ai jamais éprouvé. On ne peut comparer cela au sexe, mais savez-vous ? Je dirais que c'est encore meilleur. Ça l'est !
On peut oublier les offenses, mais on perd rarement le souvenir d'avoir été offensé.
Les plus belles psychologies humaines sont les personnes entières, elles sont vraies et on sait à qui on a à faire.
Je vais bien. C'est où, les freins ? Et qu'est-ce qu'on fait dans un cas pareil ?
Il n'y a que Dieu qui ait un assez grand fond de gaieté pour ne pas s'ennuyer de tous les hommages qu'on lui rend.
On ne doit pas changer d'opinion si l'on ne peut changer de conduite.
Toute faute qu'on fait est un cachot qu'on s'ouvre.
Il ne faut se permettre d'excès qu'avec les gens qu'on veut quitter bientôt.
Quand on tombe, on ne tombe jamais bien.
Le génie, c'est d'avoir du talent tout le temps ; le talent, c'est d'avoir du génie de temps à autre ; l'intelligence, c'est de savoir que l'on n'a ni génie, ni talent.
Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
Plus les plaisirs vous sont petits et rares, moins on se résigne à les lâcher.
On n'est pas paresseux pour le plaisir de ne rien faire, mais pour éviter les occupations fastidieuses.
À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l'éclair, et l'on n'a pas le temps de revenir en arrière.
Il ne faut pas imiter ce qu'on veut créer.
Bientôt, ils n'avancèrent plus qu'en titubant. On avance très bien en titubant, moins bien évidemment qu'en ne titubant pas, moins vite surtout, mais on avance.
On fait chanter des grenouilles et des tortues, on va faire chanter des spermatozoïdes mais vous, non.
Ce qui compte dans le temps qui vient, c'est pas le travail, c'est la paresse. Tout le monde s'accorde pour dire que le travail n'est qu'un moyen. On parle d'une civilisation du loisir. Quand on y arrivera on aura perdu tout sens du loisir.
Si un jour on me demandait de dessiner Dieu, je ne pourrais pas.
Si il n'y a pas d'émotion, si il n'y a pas de choc, si on ne réagit pas à la sensibilité, on ne doit pas prendre une photo, c'est la photo qui nous prend.