Si tant de nos généraux ont une intelligence médiocre, on peut penser que c'est parce qu'ils ont été colonels.
Il est plus difficile de dissimuler les sentiments que l'on a que de feindre ceux que l'on n'a pas.
Pour travailler, pour faire sereinement une oeuvre, une grande oeuvre, il faudrait ne voir personne, ne s'intéresser à personne, n'aimer personne, mais alors quelle raison aurait-on de faire une oeuvre ?
Artistes, poètes, écrivains, si vous copiez toujours, on ne vous copiera jamais.
Nos faiblesses ne nous desservent plus dès lors qu'on les connaît.
On se sauve de tout par l'orgueil.
Ce qui compte dans la vie, c'est l'idée qu'on s'en fait ! Crois-tu que quelqu'un puisse s'en faire une à ta place ?
L'intelligence est utile pour justifier les décisions prises, après coup. On l'utilise pour se raconter une histoire plausible.
Il y eut un violent combat. On les attaqua dans l'eau, qui gênait leurs mouvements et l'on en tua un grand nombre ; les autres, pleins d'audace, essayaient de passer par-dessus les cadavres. Une grêle de traits les repoussa ; ceux qui avaient déjà passé, la cavalerie les enveloppa et ils furent massacrés.
On eût dit qu'une main se refermait peu à peu sur la bouche d'une victime et étouffait ses cris. La ville tenta de se débattre, d'arracher le bâillon qui l'asphyxiait, de se libérer du joug écrasant, mais elle n'en avait plus la force. Ce n'était plus qu'une fontaine tarie, un vestige inutile condamné à disparaître.
On peut oublier son passé, mais cela ne signifie pas que l'on va s'en remettre.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
Le rêve est la part de l'homme qu'on ne peut lui prendre.
Il serait sans doute utile que le rôle des Barbares soit joué par des extraterrestres. Mais on risque de les attendre longtemps.
C'est la première fois que l'on a une cagole ministre de l'Intérieur.
Aujourd'hui il n'y a rien de plus drôle que l'Élysée, il n'y a plus besoin de faire de caricatures (...) on attend maintenant que Carla Bruni se barre avec son fils.
- Comment tu t'appelles ? - M. Eko. - M. Echo ? - Oui. - Quand on te crie dessus, ça résonne ?
- Je suis très heureux de vous marier tout les deux samedi mon fils. - Ah ouais, ouais c'est vrai c'est samedi, et à quelle heure ? - On fait ça à 16h, tu as déjà oublié l'heure de ton mariage ? - J'suis en finale d'un concours de boule !
On a les branchies qui bougonnent ?
On abîme la vie en acceptant n'importe quoi à la place du meilleur.
Si on fait le compte de ce qu'un flic ne peut pas comprendre, ce serait l'addition la plus longue de monde.
Ce n'est pas ce qu'on sait qui nous fait agir, mais ce que l'on sent.
Quand on entend ce qu'une jolie femme dit, c'est qu'elle n'est pas vraiment jolie.
Quand on est pauvre, on n'a que la ressource d'être sage.
La grandeur d'un destin se fait de ce qu'on refuse plus que de ce qu'on obtient.
Les jeunes feraient sûrement moins de bêtises si on leur montrait qu'en les commettant, ils n'inventent rien.
Certains mots sont si grands et si vides qu'on peut y garder captives des nations entières.
On résiste à l'habitude beaucoup plus longtemps qu'on ne le croit.
Plus on est jeune, plus on touche au mystère de la joie.
On ne regrette que ce que l'on aime.
C'est avec les roseaux pensants qu'on fait les chaînes qu'on abat.
L'individu -ou ce qu'on appelle ainsi- se réduit facilement à quelques traits significatifs : l'angle d'un nez, la courbure d'un corps, la sonorité ou le rythme d'une voix.
La violence avec laquelle s'est affirmée la suprématie des valeurs blanches, l'agressivité qui a imprégné la confrontation victorieuse de ces valeurs avec les modes de vie ou de pensées des colonisés font que, par un juste retour des choses, le colonisé ricane quand on évoque devant lui ces valeurs.
Le naufrage est sûr, vous êtes déjà tout engourdi par les vagues glacées qui vous assaillent, mais en somme tant qu'on crie, on est vivant.
On ne peut dire à quel moment précis naît l'amitié. Si l'on remplit un récipient goutte à goutte, il finit par y en avoir une qui le fait déborder ; ainsi, lorsque se succèdent les gentillesses, il finit par y en avoir une qui fait déborder le coeur.
On ne va pas me forcer à chanter La Marseillaise.
Quand on est élu, on devrait avoir plus de devoirs que les autres.
Je ne peux pas supporter le Marquis de Sade. Je hais ses écrits. Pour autant, je détesterais qu'on le censure
À cause de cette couche, de cette masse d'oubli qui recouvre tout, on ne parvient à capter que des fragments du passé, des traces interrompues, des destinées humaines fuyantes.
À certaines offres les filles, par modestie, disent un non qu'elles voudraient qu'on prit pour un oui.
On n'est compatissant que pour les maux qu'on éprouve soi-même.
On voit les maux d'autrui d'un autre oeil que les siens.
Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même.
On ne travaille pas un rôle, on est travaillé par lui.
On me remarque donc j'existe.
Mais les principes, ce ne sont pas des vêtements que l'on enfile ou que l'on enlève quand ça vous arrange. On doit s'y tenir quelles que soient les circonstances.
Dans le journal du petit déjeuner : on y lit que le monde se ressemble, et que le jour n'est pas pressé de commencer.
L'argent, dit-on, procure tout. Ce n'est pas vrai ; il ne dispense ni l'esprit, ni l'intelligence, ni le talent, ni le bon goût.
Il pousse dans un jardin, plus de choses que l'on y a semé.
On est en progression à tous les niveaux par rapport aux années précédentes. C'est ce qu'on recherche.