Je pense qu'on arrive à un niveau d'obscénité inqualifiable en continuant à développer, pour une partie de la population des pays occidentaux, une richesse inconsidérée.
Au départ y a mes potes quand c'est plus l'école qui les choisit: On s'crée une deuxième famille.
Après un bon dîner on n'en veut plus à personne, même pas à sa propre famille.
Quand on croit qu'on a tout compris, en un clin d'oeil, tout change.
À défaut d'autre chose, on peut toujours acquérir de l'expérience.
Il faut être jeune pour savoir vivre sans nostalgie. Plus tard, on se raccroche à toutes sortes de sentiments : des bons, des mauvais. A ce qui n'est pas très sain. Un renouveau.
On rougirait bientôt de ses décisions, si l'on voulait réfléchir sur les raisons pour lesquelles on se détermine.
On a peur, on s'imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.
Quand on s'obstine dans l'erreur, on finit toujours par ne pas avoir tort.
On peut être écrivain sans écrire, poète sans poèmes. C'est un état, pas une fonction ni une activité, encore moins un métier.
On regrette moins ce qu'on n'a pas dit que ce qu'on a pu laisser échapper sans y réfléchir à deux fois !
C'est bien joli de vivre de plus en plus vieux, mais j'aimerais autant qu'on vive de plus en plus jeune.
Toujours cette peur de blesser ceux qu'on aime en ouvrant notre coeur. Ce qu'ils déduisent de nos silences leur fait tellement plus mal.
Il faut un diagnostic juste si l'on veut des remèdes appropriés.
Le beau est ce qu'on ne peut pas vouloir changer.
On donna des yeux à un aveugle et il se mit à demander des sourcils.
Dans un vieux pot, on fait de bonne soupe.
Lorsque l'on doit doit faire quelque chose de déplaisant, on trouve mille choses futiles prioritaires.
De quelque manière qu'on envisage les événements, on arrive à la même évidence : nous sommes tous partis pour y rester.
On fait des révolutions quand le peuple n'a rien à perdre et tout à gagner.
Comment peut-on s'élever si ce n'est lentement, d'échelon en échelon ? Et à quoi bon le succès passager, mais si malhabile qu'il interdirait tout lendemain ?
Le chat est un domestique infidèle que l'on ne garde que par nécessité.
Personne n'est heureux. Et puis qu'est-ce qu'être heureux ? Puisque le bonheur s'arrête dès qu'on rallume la lumière.
On ne peut pas résoudre les difficultés en jouant à cache-cache avec elles.
Il ne faut jamais interdire ce qu'on n'a pas le pouvoir d'empêcher.
Quand on vit et que tout va bien, on ne se rend pas compte de ce qu'on peut perdre.
Une injustice n'est rien, si on parvient à l'oublier.
Le réel n'est jamais ce qu'on pourrait croire, mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser.
Le vice, c'est le mal qu'on fait sans plaisir.
Il faut rire de l'absurdité qu'on ne peut enlever au monde.
Les musées sont les endroits les plus vivants du monde. On dirait une concentration d'humanité.
J'adore les surprises et quand on ne m'en fait pas, je les provoque pour me les faire moi-même.
La femme ne voit jamais ce qu'on fait pour elle ; elle ne voit que ce qu'on ne fait pas.
Au réveil d'un doux rêve, on voudrait se rendormir pour le continuer ; mais vainement on s'efforce d'en ressaisir les vagues traces, comme les plis de la robe d'une femme aimée disparaissant derrière une portière qu'on ne pourrait soulever.
Qu'on l'imagine céleste ou terrestre, l'immortalité, quand on tient à la vie, ne console pas de la mort.
On ne porte pas deux pastèques dans une seule main.
Ne faut-il que délibérer, la cour en conseillers foisonne ; Est-il besoin d'exécuter, l'on ne rencontre plus personne.
Le plaisir de trouver vaut mieux que ce que l'on trouve.
Au milieu d'un monde qui s'écroule, on veut mourir debout.
Si elle trahit, la parole sert également à cacher. A cacher ce qui existe, ce qu'on sait et qu'on devine, ce qu'on craint surtout.
Rien n'arrive qu'on n'a pas déjà rêvé.
On admire les choses que l'on ne comprend pas.
Voici comme rien ne change, les pauvres enfants ne changent pas. Peut-être par pudeur, nous, on change par crainte de les choquer, par respect de cet enfant qui devient jeune fille et on se trompe, elles ont autant besoin de [...] ► Lire la suite
C'est en allant doucement qu'on attrape le singe dans la brousse.
On ne parvient pas au cinquième étage sans avoir commencé par le rez-de-chaussée.
Impossible de parler de Dieu sans prononcer aussitôt une quantité invraisemblable de bêtises. On ne peut rien dire de Dieu, seulement parler avec lui, en lui.
L'indépendance est un droit que l'on acquiert difficilement.
Comme il est difficile de prendre un ton persuasif quand on crie à pleine voix !
L'essentiel dans la vie, c'est de tuer le temps, meubler les heures, trouver tous les prétextes possibles pour remplir les pages de l'inévitable biographie qu'on appelle la mémoire.
Quand on te dit "beaucoup de cerises", prend un petit panier.