Après un bon dîner on n'en veut plus à personne, même pas à sa propre famille.
La maladie de l'adolescence est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix.
On porte ses défauts comme on porte son corps, sans le sentir.
La force principale de la religion vient de ce qu'on la croit : la force des lois humaines de ce qu'on les craint.
Dans les jeunes étreintes on a peur de donner la vie ; dans les dernières, on redoute de donner la sienne.
La science consiste à oublier ce qu'on croit savoir, et la sagesse à ne pas s'en soucier.
Les fleurs de l'amour ne se fanent pas ; celles qu'on dépose sur sa tombe sont toujours fraîches.
On doit, au théâtre, faire, avec du faux, plus vrai que le vrai.
Le coeur se trompe comme l'esprit ; ses erreurs ne sont pas moins funestes, et l'on a plus de mal à s'en défaire à cause de la douceur qui s'y mêle.
La folie est souvent la logique d'un esprit juste que l'on opprime.
Le mot infarctus est le seul mot irrégulier de la langue française. On dit : "un infarctus, des obsèques".
C'est en bûchant qu'on devient bûcheron.
On la nomme (l'opinion) la reine du monde ; elle l'est si bien, que quand la raison veut la combattre, la raison est condamnée à mort.
Le moyen d'acquérir la justice parfaite, c'est de s'en faire une telle habitude qu'on l'observe dans les plus petites choses, et qu'on y plie jusqu'à sa manière de penser.
L'amour, c'est quasiment injuste. Tu peux aimer qui te rendra malheureux et passer à côté de quelqu'un qui ferait ton bonheur. L'amour ce n'est pas une chose qu'on voit.
Quand on a connu la symbiose, l'oxygène nous étouffe.
Adolescent, j'étais pyromane. On m'a placé dans un foyer.
C'est donc cela le téléphone ? On vous sonne et vous accourez comme un domestique.
On imagine qu'un enfant intuitif comme Lynch ait pu ressentir le profond changement qui transformait peu à peu l'Amérique. En même temps, il restait tout à fait ancré dans son lieu de vie et dans son époque ; il était [...] ► Lire la suite
Quand, au détour d'un village africain, on rencontre des enfants à quatre pattes qui, pour se nourrir, mangent des mouches, il n'y a plus rien à ajouter.
Tu n'es jamais en sécurité. Peu importe qu'il y ait beaucoup de monde autour de toi, peu importe que l'endroit te paraisse tranquille, peu importe ce qu'on te dit, peut importe ce que tu crois. Tu n'es jamais en sécurité.
Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus place pour le mal.
Se retrouver dans la lumière de la scène, comme traquée volontairement, est un bonheur auquel on ne renonce pas.
Les reproches ne sont fait qu'à ceux que l'on estime.
Un voyage prouve moins de désir du pays où l'on va que d'ennui du pays que l'on quitte.
Que de gens que l'on croit heureux et qui sont au désespoir.
La route est un tapis roulant peint en noir qui se met en marche dès qu'on appui sur le démarreur de la voiture.
L'enfance. L'âge de la vie où tout semble possible, où on imagine qu'il suffira de vouloir changer son destin.
Que la terre est petite quand on la voit des cieux.
On ne naît pas en naissant. On naît quelques années plus tard, quand on prend conscience d'être.
Si on se laisse aller au désespoir, on finit mangé par les rêves qu'on a vécus de travers.
De toute façon, ce qui est important c'est de se battre pour ce qu'on croit important.
Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi l'on se réveille chaque matin de son existence.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Je vais employer un mot que je n'aime pas mais au théâtre quand je monte sur scène, c'est moi le patron ! Je choisis le volume de ma voix, j'applique le rythme et me place de la manière dont j'estime [...] ► Lire la suite
Une fois qu'on a à manger, on veut à boire ; une fois qu'on a où s'asseoir, on veut s'allonger.
Méfie-toi des images. Méfie-toi des fleurs. Légères comme les paroles. Peut-on jamais savoir si elles mentent, égarent, ou si elles guident ?
On cesse d'être un enfant quand on comprend qu'on est mortel.
Il n'y a que deux choses vraiment tragiques dans la vie : ne pas obtenir ce qu'on veut, et l'obtenir.
Quand on se méfie, on se trompe ; quand on ne se méfie pas, on est trompé.
On ne prend pas les mouches avec du vinaigre.
On est sensible aux mots qui veulent dire quelque chose, on dirait à les entendre qu'ils nous font vivre d'avance la joie qu'ils promettent.
Un baiser apaise la faim, la soif. On y dort. On y habite. On y oublie.
L'imbécile ne peut pas se définir mais on peut toujours donner des exemples.
Il ne faut jamais dire qu'on est intègre. Parce qu'on ne l'est jamais tout à fait.
La passion amoureuse est une énorme baudruche de malentendus. On ne s'éprend pas vraiment de l'autre. Plutôt de quelque chose contenu à l'intérieur de soi.
Sexcuse : motif que l'on invoque pour se dérober à une invitation érotique trop pressante.
Refuser, c'est se révolter contre l'injustice du sort, lui montrer qu'on est plus fort que lui.
J'ai rencontré la nostalgie, la fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie.
On peut tout dire sur le vin mais, en général, il vaut mieux fermer sa gueule !