Beaucoup de gens sans parti pris, c'est-à-dire qui ne sont pas musiciens, se demandent pourquoi l'Opéra s'obstine à jouer Faust. Il y a à cela plusieurs raisons dont la meilleure est que l'art de Gounod représente un moment de la sensibilité française. Qu'on le veuille ou non, ces choses-là ne s'oublient pas.
Si loin que je recule dans mes souvenirs, j'entends mon père me raconter l'épouvante que ce fut dans Colmar quand on sonna le tocsin pour la défaite de Woerth. Tout petit, j'avais l'impression d'avoir souffert pour la France.
On reprend son bien où on le trouve.
On ne croit qu'en ceux qui s'en croient.
Je veux qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui a essayé de respecter son intégrité en tant qu'artiste et en tant que personne. Et je ne veux pas être dans une boîte. Je ne veux pas être une chose.
Ils diront sans pudeur du mal d'un chef-d'oeuvre parce qu'ils croient qu'on a l'air de s'y connaître quand on dit du mal d'un ouvrage - mais dire du bien, s'enthousiasmer, attention ! Ils ne veulent pas être ridicules.
Rarement ce que l'on entend pas sans peine vaut-il la peine d'être entendu.
L'amour comme la guerre, on le fait avec des chansons.
On a peu de besoins quand on est vivement touché de ceux des autres.
Je préfère, lorsque de l'homme, on ne perçoit qu'une trace.
Quel que soit l'âge, c'est toujours un peu effrayant de s'engager dans une relation. Plus on vieillit, plus la personnalité s'affirme, plus on construit sa vie, et plus il devient difficile d'assembler les pièces du puzzle.
On veut de la norme, des calibres, des modèles. Et quand on épouse tous la même norme, on finit par être tous les mêmes. Tout le monde va voir les mêmes films, achète les mêmes livres. Tout le monde mange la même chose, et tout est fait pour ça.
Comme pour un créateur de mode, vous avez des délais très précis à respecter donc vous devez vous renouveler constamment tous les trois ou six mois. Quand on y pense, c'est tellement intense.
Je suis très jeune de caractère, mais ce que je trouve formidable quand même c'est de vieillir en même temps, parce qu'on connaît beaucoup plus de gens, on a vu beaucoup plus de choses.
Avec François Hollande, on ne peut pas discuter donc on ne discute plus. Ça ne sert à rien, les discussions avec lui sont inutiles.
Quand on se résigne à être agressé, ça ne vous mène nulle part.
La discipline, c'est d'aimer ce qu'on aime.
Les hommes seraient plus heureux si on leur parlait moins de bonheur.
Il est impossible de devenir très instruit si on ne lit que ce qui plaît.
Dans le monde de l'esprit, c'est en faisant faillite qu'on fait fortune.
En amitié, on progresse, en amour, on décroît.
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? Qu'on me tende un sablier.
Il me parle de l'alumine. En la broyant avec tous les tons possibles, on obtient un transparent qui en fait une laque.
Mais si l'on a manqué sa vie,On songe, avec un peu d'envie,A tous ces bonheurs entrevus,Aux baisers qu'on n'osa pas prendre,Aux coeurs qui doivent vous attendre,Aux yeux qu'on n'a jamais revus.
Je constate qu'il y a aujourd'hui une militarisation du cyberespace, au sens d'une occupation militaire. Quand on communique sur Internet, quand on communique par un téléphone portable, qui est aujourd'hui raccordé à Internet, ces communications sont interceptées par des services de renseignement militaires.
La Tombe est une boîte où l'on en place une autre.
Il n'y a qu'un seul temps, éternel, pour les principes selon lesquels on vit.
Tout est détourné de son propre cours. Dieu soit loué, moi, en ces temps-là, j'acquis de mon maître l'envie d'apprendre et le sentiment du droit chemin, qu'on garde quand bien même la sente serait tortueuse.
On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l'industrie cosmétique sont responsables : faire croire à une nation de boudins qu'elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l'air d'autre chose que de ce qu'elles sont.
Toute invention était fort suspecte car elle signifiait toujours qu'on enfreignait une règle.
On ausculte une société par son haut ou par son bas.
Ce qui se fait au ciel, nous l'ignorons ; ce qui ne s'y fait pas, on nous le dit expressément : on ne s'y marie pas et l'on est pas donné en mariage.
Ce que l'on aime, on le trouve partout et l'on voit partout des ressemblances.
Il faut avoir une très haute idée, non pas de ce que l'on fait, mais de ce qu'on pourrait faire un jour. Sans quoi, ce n'est pas la peine de travailler.
La pire insulte qu'il pouvait proférer était « amateur » : un tel mot faisait l'effet d'un coup de massue. Après avoir été ainsi méprisé par Jelly, on ne se montrait plus jamais un amateur.
Il faut toujours avec esprit savoir choisir ce qu'on imite.
Tout le monde s'amuserait, les riches surtout, si l'on pouvait préparer le plaisir, le salarier et lui assigner rendez-vous.
Milieux - Ceux dont on parle sont toujours autorisés, ou généralement bien informés.
Il y a toujours eu des choses qu'on n'apprend pas dans les livres.
En France, la réussite, c'est louche, on trouve ça dégueulasse.
On se sait jamais rien, sauf ce qui est sans importance.
C'est un extrême malheur d'être sujet à un maître, duquel on ne se peut jamais assurer qu'il soit bon, puisqu'il est toujours en sa puissance d'être mauvais quand il voudra.
On ne se lasse pas des amitiés que l'on noue avec les livres.
Le plus grand malheur des guerres civiles est que l'on y est responsable du mal même que l'on ne fait pas.
Les biens qu'on espère toujours sont les seuls qui ne trompent jamais.
Le Mal, c'est ce qu'on ne peut se pardonner.
Les maris sont comme le feu, ils s'éteignent si on ne s'en occupe pas.
Quand on a besoin de bras les secours en paroles ne servent de rien.
On verra qu'il faudra, à la fin du XVIIIe siècle, déployer beaucoup d'arguments pour rappeler la mère à son activité « instinctive ». Faire appel à son sens du devoir, la culpabiliser et même la menacer pour la ramener à sa fonction nourricière et maternante, dite naturelle et spontanée.
J'ai fait la connaissance de l'oeuvre de Maurras au tout début de l'année 1960. J'avais alors à peine plus de seize ans. A cet âge-là, on a surtout les convictions de ses curiosités.