Quand on se sent mortel, l'essentiel prend le pas sur l'opinion.
La pire insulte qu'il pouvait proférer était « amateur » : un tel mot faisait l'effet d'un coup de massue. Après avoir été ainsi méprisé par Jelly, on ne se montrait plus jamais un amateur.
Est-ce qu'il y a vraiment tant d'atmosphères dans les romans d'Agatha Christie ? Peut-être qu'on se les invente - simplement parce qu'on se dit : c'est un roman d'Agatha Christie.
On ne fait pas d'interviews de gens incarcérés.
En acquérant la renommée, on cesse bientôt de la mériter.
Les paroles [de la Marseillaise] sont d'un ridicule ! Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont sous l'Arc de triomphe, et on est en train d'abreuver nos sillons d'un sang impur!
On ne gouverne bien et on ne commande bien qu'à des gens qu'on insulte librement ; qu'à des gens à qui l'on ne doit rien et vis-à-vis desquels on n'a pas à se sentir obligé.
On ne peut s'intéresser qu'à ce qu'on croit vrai.
On croit agir, on est entraîné.
Les confessions m'ont toujours ennuyé. On y arrange trop la vérité.
Chez le coiffeur : "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?" "Bah fais ton boulot mon frère, ou fais-toi un kiff : relave-les !
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? Qu'on me tende un sablier.
On pointe rarement du doigt le vrai ravage dont les journaux féminins et l'industrie cosmétique sont responsables : faire croire à une nation de boudins qu'elles peuvent, en faisant quelques efforts, avoir l'air d'autre chose que de ce qu'elles sont.
On a l'âge des pensées qu'on a avant de s'endormir.
On change d'optique quand on devient chef du gouvernement.
C'est bon d'avoir eu un copain. C'est moins douloureux qu'une femme, quand ça vous quitte. On a toujours l'espoir qu'on restera copains, et que les moments passés ensemble ne seront pas effacés par de nouveaux souvenirs avec un autre.
Je suis très jeune de caractère, mais ce que je trouve formidable quand même c'est de vieillir en même temps, parce qu'on connaît beaucoup plus de gens, on a vu beaucoup plus de choses.
Toute affaire que l'on me propose est mauvaise, car si elle était bonne, on ne me la proposerait pas.
Il faut toujours avec esprit savoir choisir ce qu'on imite.
Après ce qu'on lui a fait, comprenons qu'elle hésite à revenir - la paix.
En choisissant le succès, on ne choisit pas son public.
L'amour est un fait. On ne croit pas à un fait.
On ne voit que ce que l'on aime !
Il faut avoir une très haute idée, non pas de ce que l'on fait, mais de ce qu'on pourrait faire un jour. Sans quoi, ce n'est pas la peine de travailler.
Point de règles pour les grandes âmes: elles sont pour les gens qui n'ont que le talent qu'on acquiert.
Le simple fait d'exister est une drogue très puissante, il ne s'agit que de ne s'y opposer en rien, de se laisser aller. Et on s'enfonce dans un délire paradisiaque.
Vient un moment où les relations avec un être sont si entremêlées qu'on ne peut distinguer l'amour du devoir.
Murmure, murmure, murmure... On a presque l'impression qu'Alison est encore là.
Si on a de l'argent, l'allié vient aisément.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
On tient d'autant plus aux honneurs qu'on en est moins digne.
Il est bon qu'il y ait dans le Monde des biens et des maux : sans cela, on serait désespéré de quitter la vie.
Son visage était des plus mignons ; mais c'était toujours le même visage ; on eût dit qu'elle le tirait le matin d'un étui pour l'y remettre en se couchant, sans s'en être servi durant la journée.
Moins on a de vrais problèmes, plus on en a de faux.
J'ai fait la connaissance de l'oeuvre de Maurras au tout début de l'année 1960. J'avais alors à peine plus de seize ans. A cet âge-là, on a surtout les convictions de ses curiosités.
On a peu de besoins quand on est vivement touché de ceux des autres.
Si l'on n'imprimait que l'utile, il y aurait cent fois moins de livres.
Quel que soit l'âge, c'est toujours un peu effrayant de s'engager dans une relation. Plus on vieillit, plus la personnalité s'affirme, plus on construit sa vie, et plus il devient difficile d'assembler les pièces du puzzle.
Je constate qu'il y a aujourd'hui une militarisation du cyberespace, au sens d'une occupation militaire. Quand on communique sur Internet, quand on communique par un téléphone portable, qui est aujourd'hui raccordé à Internet, ces communications sont interceptées par des services de renseignement militaires.
Comment aider nos mères quand on ne peut s'aider nous-même ?
Il y a en Art une catégorie de joies supérieures, si profondes et si hautes que l'on est à jamais l'obligé de celle ou de celui qui vous les ont données.
Les malheurs, ça vient toujours du ciel. C'est peut-être pour ça qu'on les appelle des tuiles.
Ou se rebeller ou trahir, on ne nous laisse guère de choix, à nous les simples.
Je ressens toujours d'une façon poignante, le fait que souvent j'écris pour être aimé. Au fond, peut-être même parfois de tel ou tel. Et en même temps, je sais très bien que cela ne se produit jamais, qu'on n'est jamais vraiment aimé pour son écriture.
Être aimé est très différent d'être admiré, car l'on peut être admiré de loin, alors que pour aimer réellement quelqu'un, il est essentiel de se trouver dans la même chambre, et si possible sous le même drap.
Je veux qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui a essayé de respecter son intégrité en tant qu'artiste et en tant que personne. Et je ne veux pas être dans une boîte. Je ne veux pas être une chose.
Les pensées que l'on garde pour soi se perdent.
Milieux - Ceux dont on parle sont toujours autorisés, ou généralement bien informés.
Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par des bijoux de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir.
Je ne crois pas que l'on puisse passer des décennies avec quelqu'un sans l'aimer comme un ami.