Les hommes politiques et les journalistes ne sont pas à vendre. D'ailleurs, on a pas dit combien.
Tantôt le coeur est le moteur du sexe, tantôt le sexe du coeur. On ne le distingue qu'au moment des pannes.
Il est plus facile de mourir pour ce qu'on croit que d'y croire un peu moins.
On ne sait, si Dieu doit avoir plus de reconnaissance à l'égard du diable, ou le diable plus de reconnaissance à l'égard de Dieu, de ce que tout se soit ainsi passé.
L'indépendance ! Vain mot ! On dépend toujours de son milieu.
Les gens de droite ne croient qu'aux conneries qu'on leur a apprises. Les gens de gauche ne croient qu'aux conneries qu'ils ont découvertes.
Les affaires n'attendent pas ; elles viennent généralement très vite à maturité et se gâtent quand on les néglige.
La conversation générale la plus bruyante tombe toujours au moment précis où l'on allait profiter du brouhaha pour dire à sa voisine quelque chose de confidentiel.
Quand un peuple refuse un progrès facile à mettre en oeuvre, quand un véhicule poussé par dix hommes reste sur place, quand un enfant s'avachit devant la télévision pendant des heures, on découvre, médusé, l'effroyable emprise de l'immobile.
On est toujours analphabète, inculte, par rapport à quelque autre société.
La bonne volonté n'a rien à faire en littérature. Ce n'est jamais en s'imposant des contraintes ou des devoirs que l'on peut écrire.
Peut-on justifier un capitalisme qui s'est développé sur la base de l'esclavage de masse ?
L'imbécillité se tient coite si on la toise et la nargue ; après quoi, elle retourne barboter dans sa mare.
On ne vit pas quand on a vingt ans, on se prépare à vivre, on apprend à aimer.
On ne peut pas se permettre de refaire la même chose, encore plus si l'ouvrage a été lu par beaucoup de monde.
On me dit : mange, toi, et bois ! Sois heureux d'avoir ce que tu as !Mais comment puis-je manger et boire, alorsQue j'enlève ce que je mange à l'affamé,Que mon verre d'eau manque à celui qui meurt de soif ?Et pourtant je mange et je bois.
Quand on est tout seul il faut faire attention à ses pensées, quand on est en groupe il faut faire attention à ses paroles.
On peut être trahi par n'importe qui, à l'exception de ses enfants.
C'est la fin de la Ve République telle qu'on la connaît: M. Macron n'aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances. [...] Son élection, ce qu'au diable ne plaise, précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduira à l'éclatement de notre vie politique.
Je trouve le métier de journaliste dur et chronophage. Et puis c'est un métier où l'on ne vieillit pas bien.
Excellent de ne pas trouver le mot juste - cela y peut prouver qu'on envisage bien un fait mental sans qu'on le veuille.
On ne fait pas la guerre sans dire pourquoi on la fait.
Si une femme politique est jolie, on sous-entend qu'elle couche. Si elle est quelconque, on dit que c'est un "tas".
Ne rien promettre, et donner en disant que l'on refuse.
Hasard dit-on. Mais le hasard nous ressemble. La véritable humilité, c'est d'abord la décence.
La littérature est un métier où il faut sans cesse recommencer la preuve qu'on a du talent pour des gens qui n'en ont aucun.
La jouissance n'est pas toujours le point culminant de la volupté. Mais on n'ose pas en convenir de peur de froisser son partenaire, lequel pense peut-être de même.
On n'est pas d'accord avec la vie tant qu'on n'est pas d'accord avec la mort.
On passe sa vie à romancer les motifs et à simplifier les faits.
Pie : Oiseau dont les dispositions pour le vol ont conduit certains à supposer qu'on pourrait lui apprendre à parler.
On doit laisser en paix les gens chargés de la cuisine.
Exposition. Il y a trop de monde. Railler tous ces gens qui se ruent aux expositions (et qu'on a pu observer dans les expositions).
On ne peut mettre la main dans l'encre sans se noircir les doigts.
Un seul remède, si l'on en peut user : aimer plus fort qu'on ne souffre.
Un bulletin de vote est une balle. On ne vote pas tant qu'on ne voit pas la cible, et si la cible est hors d'atteinte, on garde le bulletin dans la poche.
Le jour où l'on aura inventé la machine à remonter le temps, on pourra enfin cesser de chercher midi à quatorze heures.
Si l'on veut savoir le peu de cas que Dieu fait de la richesse, il n'est que de regarder ceux à qui il la dispense.
Attends pour nier Dieu qu'on ait bien prouvé qu'il n'existe pas !
Aimer ce n'est pas tant d'attendre quoi que ce soit de l'autre que de consentir à lui donner ce qu'on a de meilleur.
Quoi qu'on dise, ce n'est jamais facile, l'enfance. On s'illusionne quand on le décrit comme un paradis perdu.
L'égalité a détruit le charme d'être grand. Tous les hommes ont voulu être grands ensemble, et dans ce nivellement universel, on nous a rapetissés.
Même quand on ne fait qu'y vivre, il n'arrive jamais rien d'autre avec la nuit que ce qui meurt en soi.
Quand on ne peut pas avoir d'amis, autant faire de l'argent avec ses relations.
Il y a des journaux qu'on croirait seulement destinés à protéger le bas des cages à oiseaux.
On nuit plus au progrès de l'esprit en plaçant mal les récompenses qu'en les supprimant.
Comprendra-t-on cette importance que prend pour vous toute chose si nul autre que vous ne l'a décidée, menée à bien ?
Il faut accepter de changer. Dès qu'on se durcit, les artères en font autant.
Au casino, on boit du whisky en jouant, ça donne une excuse pour perdre...
Il suffit de faire très peu de choses bien dans sa vie, tant que l'on ne fait pas trop de choses mal.
L'amour de mon peuple a retenti jusqu'au fond de mon coeur. Ah ! l'on peut commander ailleurs, mais c'est en France qu'on règne.