J'refuse d'être traité comme une merde pour un salaire de merde, j'refuse de perdre mon amour sous prétexte que c'est la vie, qu'on peut rien y faire, j'refuse de croire que ma passion doit forcément rester un loisir et que je peux pas en vivre. La vie c'est ça et ça, pas ça ou ça.
Je deviens une véritable tombe lorsqu'on vient à me parler de ma vie privée. Je n'en lâche pas la moindre parcelle de poussière.
Tu m'aimes comme on rêve. Moi, je t'aime comme on crève.
Je trouve le métier de journaliste dur et chronophage. Et puis c'est un métier où l'on ne vieillit pas bien.
Autrefois on cherchait des armées pour les mener combattre dans un pays. A présent on cherche des pays pour y mener combattre des armées.
C'est trop facile de s'appuyer sur les autres, un jour on se retrouve dans un champ de béquilles.
L'être stoïque sait que la vie moderne n'est qu'une série de moments pendant lesquels on attend de passer à la caisse.
Le silence n'est un outil de terreur que pour les gens qui sont incapables de se taire parce qu'ils ont l'obsession de la parole... Ce sont d'ailleurs des gens dont on peut se passer.
Une femme qui ne m'aime pas, je ne l'aime pas. Je n'aime pas qu'on ne m'aime pas.
La littérature, drôle de métier : moins on en fait et mieux il faut faire.
On aime l'humanité pour ne pas avoir à aimer les êtres.
Le théâtre est toujours une émotion très présente en moi. Entendre les trois coups, le rideau qui se lève et le murmure de la salle, puis on se lance.
Un seul remède, si l'on en peut user : aimer plus fort qu'on ne souffre.
On a toujours assez vécu, quand on a le temps d'acquérir l'amour des femmes et l'estime des hommes.
De quelque manière qu'on s'y prenne on s'y prend toujours mal.
On juge un homme sur ses ennemis aussi bien que sur ses amis.
Pour jouir de ce bonheur qu'on cherche tant et qu'on trouve si peu, la sagesse vaut mieux que le génie, l'estime que l'admiration, et les douceurs du sentiment que le bruit de la renommée.
On ne fuit pas le ciel : partout où l'on passe, il est au dessus de nos têtes.
Le plus grand des affronts est celui qu'on reçoit lorsque ce qu'on a avancé est connu publiquement pour faux.
Contrairement à ce qu'on croit savoir, nous ne sommes jamais entrés dans une ère séculière. L'idée même du séculier est de part en part religieuse, chrétienne en vérité.
On n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.
L'amour est une conversation... L'amour c'est lorsqu'on ne parle qu'à l'autre. Et lorsque l'autre ne parle qu'à toi.
Il n'avait pas eu encore le temps de prendre un tailleur et un chapelier parisiens. Avec ses cheveux longs et son petit chapeau, son ample redingote et son parapluie de famille, on l'aurait pris volontiers pour un bon paysan en [...] ► Lire la suite
Nini la chance, on m'a toujours appelée comme ça. Ma veine à moi, c'est de prendre la vie comme elle va... La vie est belle quand on y croit comme moi.
À long terme, on ne progresse qu'à condition d'avoir autour de soi des gens d'exception.
Il y a ce que l'on sait et il y a ce que l'on ignore. Entre deux, ce que l'on suppose.
L'aphorisme ? Un feu sans flamme. On comprend que personne ne veuille s'y réchauffer.
Il est large et fréquenté, le chemin par où l'on sort du paradis, mais celui qui nous y ramène est un sentier étroit et parsemé d'épines.
On ne perd d'autre existence que celle qu'on vit et on ne vit que celle qu'on perd.
Le génie est une forme de magie, et le propre de la magie, c'est qu'on ne peut l'expliquer.
On passe tant d'heures dans la vie à remettre à plus tard ce qui doit souffrir ; on ne perd jamais à surseoir.
N'importe qui étant bon à n'importe quoi, on peut, n'importe quand, le mettre n'importe où.
La meilleure façon qu'on ait de ramener toutes ses peines à leur juste valeur, c'est de se croire déjà passé.
A force de sagesse, on peut être blâmable.
Nous vivons de l'ombre d'une ombre. De quoi vivra-t-on après nous ?
On ne fait jamais le bien assez vite. Est-ce qu'il a le temps d'attendre ?
On parle trop souvent du bonheur. La seule chose qui toujours nous enivre Se banalise dans sa douceur.
Dans les endroits connus, on respecte l'homme, et dans les endroits inconnus, on respecte son habit.
Illusions : affecter d'en avoir eu beaucoup. Se plaindre de ce qu'on les a perdues.
On s'est fait cambrioler par des gays. Ils ont fracturé la porte d'entrée et ils ont refait la déco de l'appart.
On voulait pas passer de la pub traditionnelle. Déception : tous les projets qu'on proposait, ça allait pas, ça choquait. C'était vraiment des sales cons !
Moi, je vois les hommes comme la sape, j'essaye et j'enlève l'étiquette si j'estime qu'ils sont à ma taille, et j'le paye parfois, les gens n'sont pas ceux que l'on croit, en soi..
- Et comment vous faites entrer le... crapaud à l'intérieur ? - Et bien, on le fait sécher... comme ça il devient tout fin. On le rentre dans la bouteille, et après, avec l'humidité, il gonfle.
Faire des textes de chansons, c'est comme si on avait un petit filon en soi, et j'ai toujours su qu'un jour ce filon serait épuisé.
On dit, et je le crois volontiers, qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas non plus aisé de se peindre soi-même
Le plaisir solitaire, à force, c'est pas très bon pour le mental. On se dépeuple.
C'est le tic-tac d'une pendule qui fait apprécier le silence. Sans ce tic-tac on est un sourd.
On ne s'arrache pas de l'enfance, qu'elle ait été heureuse ou malheureuse ; les origines frappent le subconscient comme on le dit d'une médaille.
On a bouleversé la terre avec des mots.
Il ne s'agit pas de croire ou de ne pas croire. Il s'agit de savoir ce qu'on veut. Or on ne veut rien d'autre que l'Eternité.