Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir.
L'humanité est comme un paysan ivre à cheval : quand on la relève d'un côté, elle tombe de l'autre.
On croit que le style est une façon compliquée de dire des choses simples, alors que c'est une façon simple de dire des choses compliquées.
L'élégance, c'est au-dedans de soi qu'on la possède.
On distingue l'homme exceptionnel de l'homme ordinaire, car si le premier est très exigeant envers lui-même, le second ne s'impose rien.
Règle générale, quand on dit : "J'ai bien réfléchi...", c'est qu'on se prépare à agir sur un coup de tête.
On ne peut vivre sans foi ni confiance en soi-même.
Les mots qu'on reçoit, c'est comme des parfums qu'on respire.
Ce soir là j'ai découvert que la plupart des êtres qu'on pense méchants ou malfaisant sont tout simplement très seuls... Et manquent de savoir vivre.
Un référendum c'est une excitation nationale où on met tout dans le pot. On pose une question, les gens s'en posent d'autres et viennent voter en fonction de raisons qui n'ont plus rien à voir avec la question.
Plus on avance, plus il nous faut d'espace À force de manquer d'air Il nous faut le paradis pour oublier l'enfer.
Les hostilités sont comme les huîtres, on les ouvre. "Les hostilités sont ouvertes." Il semble qu'il n'y a plus qu'à se mettre à table.
Lorsqu'on a la prétention, comme moi, d'entraîner les gens dans l'imaginaire, il faut pouvoir les ramener dans le réel, ensuite... et sans dommage !
On rencontre sa destinée souvent par des chemins qu'on prend pour l'éviter.
C'est quand on a tout perdu qu'on se retrouve. Tu parles. C'est quand on croit avoir trouvé une raison de vivre qu'on risque le plus de se perdre.
Lorsqu'on ne trouve pas de solutions, la solution immédiate, c'est de disparaître.
Quand on cherche désespérément quelque chose, on ne le trouve pas. Et quand on s'efforce d'éviter quelque chose, on peut être sûr que ça va venir vers nous tout naturellement.
On dit, et je le crois volontiers, qu'il est difficile de se connaître soi-même. Mais il n'est pas non plus aisé de se peindre soi-même.
On passe notre temps à chercher ce qui nous manque, sans vraiment savoir ce que c'est...
Quatre-vingts ans ! Plus d'yeux, plus d'oreilles, plus de dents ; plus de jambes, plus de souffle ! Et c'est étonnant somme toute comme on arrive à s'en passer.
Un steak surgelé, dans on emballage carton, c'est bien propret. Le sang a été nettoyé, et les cris se sont évaporés dans le secret d'un abattoir où vous ne mettrez jamais les pieds. Mais que celui qui mange un morceau [...] ► Lire la suite
Quand on décrit le présent du Brésil, c'est déjà, sans le savoir, du passé qu'on parle. C'est seulement en ayant déjà son avenir en vue qu'on lui donne son véritable sens.
En un mot, la poésie ne peut exister sans l'émotion, ou, si l'on veut, sans un mouvement de l'âme qui règle celui des paroles.
Le ver se recroqueville quand on marche dessus. C'est plein de sagesse. Par là il amoindrit la chance de se faire de nouveau marcher dessus. Dans le langage de la morale : l'humilité.
La politique est l'art d'oublier que la véritable sincérité ne consiste pas à dire tout ce que l'on pense, mais à penser tout ce que l'on dit.
C'est lorsqu'on est environné de tous les dangers qu'il n'en faut redouter aucun.
C'est quand il vient à manquer que l'on commence à compter.
On finit toujours par partir en embrassant la mauvaise personne.
La façon de donner vaut souvent mieux que ce qu'on donne.
L'adultère est comme la tarte aux pommes : c'est meilleur quand on le fait chez soi...
Ce n'est jamais quand des yeux vous regardent qu'on peut les trouver beaux ou laids, qu'on peut remarquer leur couleur.
La culture classique reste une valeur essentielle, mais la plus-value qu'on en retire, pour soi et aux yeux des autres, a baissé à la bourse de l'humanisme.
On vieillit tous, mais on ne devient pas tous vieux.
On dit souvent que les arbres nous empêchent de voir la forêt ; il est tout aussi juste de dire qu'on ne voit pas les arbres à cause de la forêt.
On ne doit mettre son espoir qu'en soi-même.
La vie est un oignon qu'on épluche en pleurant.
Un ennemi invisible est pire qu'un ennemi qu'on voit.
Quand un homme se dit soudain réaliste, on peut parier qu'il s'apprête à faire quelque chose dont il a honte secrètement.
Quand on doit tuer quelqu'un, ça ne coûte rien d'être poli.
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ?
Quand on a un pot de chambre en argent les bords sont minces.
Je suis né dans le brouillard et je vois du brouillard partout, c'est finalement très simple... Sans être psychanalyste professionnel, vous pourriez avancer que le brouillard renvoie à l'utérus maternel, à l'état amniotique originel où l'on se sent libre et [...] ► Lire la suite
La vérité d'une théorie ne peut jamais être prouvée, car on ne sait jamais si l'expérience future contredira ses conclusions.
Nous ne pouvons pas prédire où nous conduira la Révolution Informatique. Tout ce que nous savons avec certitude, c'est que, quand on y sera enfin, on n'aura pas assez de RAM.
On peut connaître la vertu d'un homme en observant ses défauts.
Beaucoup des choses que l'on fait ne le sont que pour faire plaisir aux autres.
On gagne à être connu. On perd à être trop connu. Pourquoi mépriser le grand monde ? C'est l'aboutissement d'une marche ascensionnelle.
Avec l'amorce d'un mensonge, on pêche une carpe de vérité.
L'homme heureux ne croit pas qu'il arrive encore des prodiges ; c'est dans le malheur qu'on apprend que le doigt de Dieu dirige les bons vers le bien.
Un coup de pied au derrière fait souvent plaisir. Surtout quand on le donne.