Le mariage est un sac où l'on trouve quatre-vingt-dix-neuf vipères et une anguille.
Qu'il est dur de haïr ceux qu'on voudrait aimer.
On oublie le prix qu'on a payé une chose ; on oublie le temps pendant lequel on l'a impatiemment attendue ; mais on se souvient des services qu'elle vous a rendus ou refusés. Car le prix ne se paie qu'une [...] ► Lire la suite
On ne trébuche pas quand on n'a pas de boue sous les pieds.
Tout le monde court après sa jeunesse. A douze ans, on court après un cerf-volant. Puis, on court après son âme d'enfant.
On devrait décorer quiconque attendrait l'âge de soixante ans. La vanié des hommes est telle que la plupart d'entre eux pratiqueraient la sobriété et la sagesse dans l'espoir de devenir vieux et d'avoir la croix d'honneur.
Le mensonge tue l'amour, a-t-on dit. Eh bien, et la franchise donc !
La valeur d'une chose réside parfois non dans ce qu'on en tire mais dans ce qu'on paie pour elle, dans ce qu'elle nous coûte.
La nuit, on imagine ce qu'on désire et tout paraît possible. Au grand jour, l'imagination pâlit. La nuit, on voit des choses inexistantes et on y croit.
Qu'on écrive un roman ou un scénario, on organise des rencontres, on vit avec des personnages ; c'est le même plaisir, le même travail, on intensifie la vie.
Un jour, on te dit que reprendre un verre d'alcool ce serait comme aller se baigner sans savoir nager. Quand on sait qu'on va se noyer, on réfléchit.
Une femme est un petit animal doux et malin, moitié caprice et moitié sagesse. C'est un composé harmonique où l'on trouve souvent des dissonances qui en font le charme.
On ne jette pas le coffre au feu parce que la clef est perdue.
Le mariage a été pour moi un port aux eaux calmes et sûres, non pas celui où l'on s'accroche d'un anneau à la rive au risque de s'y rouiller éternellement, mais une de ces anses bleues où l'on répare les voiles et les mâts pour des excursions nouvelles aux pays inconnus.
On mûrit, et la pluie reste accrochée aux branches des arbres qui seront un jour les maîtres du monde. Et heureusement qu'il y a la pluie, elle purifie le temps quand vous avez l'air d'un arc en ciel sinistre, elle débarrasse les rues des armées du silence pour nous laisser danser.
De la simplicité mais ça n'existe plus, Sans blague ! Les gens s'affichent comme des tags, On drague ! même avec un phone portable, Les temps changent.
Il faut être sérieux dans les affaires, mais pas lorsqu'on se met en colère.
On ne vit pas de ce que l'on mange, mais de ce que l'on digère.
Un homme qui écrit bien n'écrit pas comme on a écrit, mais comme il écrit, et c'est souvent en parlant mal qu'on parle bien.
Une existence sans amour, quoique l'on possède par ailleurs, est une vie vide, sans but.
Il faut acquérir à la fin de sa vie ce qu'on a négligé au commencement.
Un homme bon, on le dit bête ; un homme doux, on le dit stupide.
On n'éteint pas un incendie en apportant du bois dans ses bras.
L'amour platonique est un revolver dont on fait semblant d'ignorer qu'il est chargé.
Nous sommes plaisants de nous reposer dans la société de nos semblables : misérables comme nous, impuissants comme nous, ils ne nous aideront pas ; on mourra seul.
- Écartez-vous derrière ! On sort ! - Ouais c'est ça ! Et en revenant si vous pouviez me ramener un paquet de... [blam !] - Sont fous ces Égyptiens, on leur demande de s'écarter, puis eux ils restent derrière.
Vieillir : c'est très mauvais signe quand on oublie de reboutonner sa braguette après avoir pissé, mais c'est pire quand on oublie de la déboutonner avant.
Chaque fois que l'on fait passer nos différences avant nos ressemblances, on met le doigt dans un processus d'affrontement.
On dit que le chien est le meilleur ami de l'homme, c'est faux. Moi je dis que c'est le tire-bouchon.
Avec de l'argent, on fait parler les morts ; sans argent, on ne peut pas faire taire les muets.
A trop faire la fête, on oublie qu'on n'est pas seul au monde.
Si l'on faisait tout ce que l'on doit vraiment faire avant de partir en vacances, elles seraient terminées sans même avoir commencé.
Bien que chacun estime avoir droit au bonheur, la plupart des gens entrent inconsciemment dans le malheur comme on entre en religion.
Chaque année, après les tempêtes de neige du coeur de l'hiver, survient une nuit de dégel où le tintement de l'eau qui goutte traverse le pays, réveillant sur son passage les créatures assoupies pour la nuit et d'autres qui dormaient [...] ► Lire la suite
Pour moi, bon dans mon esprit, bon : que les noirs aillent vivre en Noirade dans ce cas-là... ou en Bamboulie... Ah ils me font peur, ils me font peur... Je sors de chez moi : Ah ! Ils me [...] ► Lire la suite
A force de se fixer des objectifs, à force de croire que sa volonté est bonne ou mauvaise, on perd énormément d'énergie.
Quand on aime quelqu'un, on l'aime malgré ses défauts. Quand on aime quelqu'un, on l'aime avec ses défauts.
Marchons en bavardant avec Cioran rue de l'Amertume, pour nous rendre place de la Déception, et finir ensuite dans le jardin de la Tristesse. Là, ça ira mieux : on pourra commencer à vraiment comprendre ce qui nous arrive, et passer à autre chose : emprunter le passage de l'Acceptation, nous balader avenue de l'Action.
- Vous faites quoi dans la vie ? - On s'en fout. - Et là vous allez où ? - Je vais tuer quelqu'un. - Vous avez de la chance. Ça doit faire du bien.
Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si on t'écrase avec le pied.
On ne fait bien que ce qu'on aime. Ni la science ni la conscience ne modèlent un grand cuisinier.
O liberté ! Que de crimes on commet en ton nom !
La bigamie, c'est quand on a deux femmes ; et la monotonie, c'est quand on n'en a qu'une !
Le temps qui nous manque c'est toujours celui qu'on aurait voulu consacrer à ceux qu'on aime...
Supprimer la distance, c'est augmenter la durée du temps. Désormais, on ne vivra pas plus longtemps ; seulement, on vivra plus vite.
Les vrais paradis sont les paradis qu'on a perdus.
L'agréable, dans les cadeaux d'argent qu'on reçoit pour Noël, c'est qu'ils sont si faciles à échanger.
Toutes les femmes écrivent. On ne trouve même plus de femme de ménage.
Les gens du monde ont tellement l'habitude qu'on les recherche que, qui les fuit, leur semble un phénix et accapare leur attention.
Le passé laisse une trace comme les pas dans le sable, mais c'est vers l'avenir que l'on marche.