Plus on est saisi par l'amour, plus on soupçonne l'autre d'essayer de vous attraper.
C'est finalement tout ce qu'on veut d'un livre - être diverti.
On ne règle à l'amiable que ce qu'on règle sans s'aimer.
On fait de la musique, on n'en parle pas !
On ne fuit pas les gens, on se fuit soi-même.
On pleure quand on arrive sur terre, pourquoi on râle quand on doit partir ?Jamais content.
On n'oublie jamais une femme qui a été votre femme.
On ne motive pas les hommes avec des discours mais en respectant leurs aspirations profondes.
On a jamais assez des bonnes choses.
Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
Rien ne sert de courir On part toujours à temps.
Quand on ne peut plus remplir le coeur d'une femme, il faut encombrer sa vie.
La raison est femme : on l'entend beaucoup, mais on ne l'écoute guère.
Quand nous sommes las d'aimer, nous sommes bien aises que l'on devienne infidèle, pour nous dégager de notre fidélité.
En démocratie, on a le droit d'avoir tort.
Devant certaines toiles délirantes, on se souvient que le chevalet est aussi un instrument de tortures.
Les choses sont comme les êtres, on peut toujours en y mettant le prix les posséder.
On s'habitue à une présence, à la présence d'un être qui vit là depuis longtemps mais dont on ne se lasse point, car pour l'essentiel, c'est bête à dire, il vit ailleurs.
Le ridicule est comme la mauvaise haleine ; on ne la remarque que chez son voisin.
C'est cela la découverte moderne: que la vie n'est pas aussi répétitive qu'on le dit, que du neuf peut être inventé mais aussi qu'elle se répète atrocement.
On ne peut croire entièrement, peut-être, qu'à ce qu'on ne voit pas.
Les doigts dans la prise : on est des mecs branchés.
Quand vous arrivez au théâtre, vous êtes tout de suite désigné : «Toi, tu vas jouer le cocu!» Ça permet de comprendre assez rapidement à quoi on se prépare.
On ne sait jamais ce que deviennent les paroles que l'on profère, les phrases que l'on écrit.
Quand on a le malheur d'avoir plus d'esprit que son supérieur, il faut paraître en avoir moins.
Quand il s'agit d'histoire ancienne, on ne peut pas faire d'histoire parce qu'on manque de références. Quand il s'agit d'histoire moderne, on ne peut pas faire d'histoire, parce qu'on regorge de références.
Il est des moments où il ne vous resterait plus aucun droit si l'on ne pouvait mépriser.
On ne dure en France que dans l'opposition et le seul moyen d'échapper au changement, c'est de le réclamer tous les jours.
Ce que l'on gagne est à soi et l'on a le droit d'en disposer.
On n'essaie pas d'aimer. On aime ou on n'aime pas.
Ne nous leurre-t-on pas depuis des siècles à propos des avantages et de l'utilité de l'éducation ?
On croit si volontiers tout ce qui, de près ou de loin, semble s'accorder à nos désirs !
On ne peut ruiner que celui qui fut riche Et l'on ne peut tromper que celui qu'on aima...
On se tait pour de grandes raisons : on n'agit que pour de petites.
L'homme et le frison ne se quittent pas des yeux. On entend ce qu'ils ne se disent pas. Ils s'étreignaient autrefois, voici qu'ils s'observent. Comme s'ils craignaient déjà de devoir se séparer.
L'orgueil en fleur a pour fruit des épis de crime dont on n'engrange, aux moissons, que des pleurs.
Quand on est jeune on croit qu'on cicatrise : elle avait appris qu'on doit s'amputer pour survivre.
Décidément, cette chambre est triste. Les grosses araignées du matin, qu'on appelle pensées philosophiques, ont tissé leurs toiles dans tous les coins... Allons dehors.
Il y a une espèce d'hystérisation de la société par rapport aux élections. Généralement, plus on approche de la date fatidique, plus on oublie ce qu'on reprochait aux candidats qui se présentent. C'est assez étrange. Ce qui m'intéresse, c'est de voir comment ça va se passer avec les écologistes...
Les hommes sont comme des artichauts. Très fournis à l'extérieur... Mais quand on arrache toutes les feuilles, on n'est pas sûre de trouver un coeur.
Quand on me commande d'aimer, on me commande de restaurer la communauté, de résister à l'injustice et de répondre aux besoins de mes frères.
On a traité de rêveurs et d'utopistes tous ceux qui, dans l'histoire, ont fait bouger les choses.
Devant un escalier... Au départ on a les marches dans la tête. À la fin on les a dans les jambes.
Si on comprenait, on ne pourrait plus juger.
Je n'ai jamais compris comment on peut écrire un livre à deux. C'est comme si on se mettait à trois pour faire un enfant.
Il est dur de travailler pour un maître âpre, mais il est plus dur encore de n'avoir point de maître pour qui l'on travaille.
On ne voit vieillir que les autres.
Lorsqu'on n'est pas conduit par l'intérêt ou par l'amour, il est difficile de ne pas l'être par l'orgueil. Croit-on avoir vaincu l'orgueil, il suit notre humilité et l'encourage à voix basse.
Le cadeau, c'est comme la caresse : il faut le renouveler, on ne s'en lasse pas.