On se croit libre quand on donne plus d'ordres qu'on en reçoit.
On s'éveilleDu coton dans les oreilles,Une petite angoisse douceAutour du coeurComme mousse;
Le rôle d'un ministre de l'Intérieur : s'efforcer de tout savoir, et savoir en tout cas tout taire de ce que l'on sait.
Rien n'est humiliant comme de voir les sots réussir dans les entreprises où l'on échoue.
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
L'aiguille ne revient point à l'heure qu'on voudrait ramener.
Aimez qu'on vous conseille, et non pas qu'on vous loue.
L'avantage de faire son propre panégyrique est que l'on peut en rajouter exactement là où on veut.
L'incommunicabilité ? C'est pas qu'on ne communique pas assez. On communique trop et mal.
Il faut se hâter d'écrire avant de connaître les questions, après on n'ose plus.
L'avantage des restaurants, c'est qu'on peut toujours prétexter un rendez-vous important pour mettre fin à une rencontre ennuyeuse.
On sait toujours où aller : les renards ont aussi une tanière.
Les phrases définitives sont quelquefois celles sur lesquelles on revient le plus vite.
Dès qu'on rencontre d'autres créatures, on se retrouve soumis à leur volonté.
Tous les bons esprits répètent, depuis Bacon, qu'il n'y a de connaissances réelles que celles qui reposent sur des faits observés. Cette maxime fondamentale est évidemment incontestable, si on l'applique comme il convient à l'état viril de notre intelligence.
À mal enfourner, on fait les pains cornus.
Sois inquiet pour ton frère... quand on monte ensemble ou qu'on descend ensemble.
Les mots "steak" et "soja" associés ensemble, c'est comme si on me disait :"l'Everest en trikini".
Nous n'avons pas encore le projet de remonter sur scène. Si on devait le faire, on reprendrait nos anciens sketches que l'on réécrirait en attendant d'en inventer de nouveaux. Comme dit Bernard (Campan), on est un peu monotâche. On n'arrive pas à faire plusieurs projets en même temps.
Quand on cherche des excuses, on a déjà péché dans son coeur.
Quand on ne peut plus remplir le coeur d'une femme, il faut encombrer sa vie.
Je ne réclame la mort que de coupables, et l'on me nomme bourreau.
A voir marcher quelqu'un, on connaît sa pensée.
Ce n'est pas dans ses effets qu'on attaque un mal, c'est dans sa cause.
Quelqu'un qui, depuis sa naissance, n'aurais jamais vu la mort, à qui l'on n'en aurait jamais parlé, en aurait-il l'idée ?
Vingt ans. A cet âge, on ne doute de rien, et l'on ne sait pas grand-chose.
C'est pour médire de l'amour que l'on dit tant de bien de l'amitié.
De soi aussi On a besoin.
On écrit pour se mettre en évidence.
Dans chaque parcours, on trouve dix-huit pièces de théâtre, parfois tragiques, parfois comiques.
On vide le différend ; on termine la dispute ; on apaise la querelle.
- Pourquoi doit-on se lever pour écouter un hymne international ?- Parce que si tu restes assis, t'entends rien. Les hymnes nationaux ont cette particularité qu'ils s'écoutent avec le trou du cul...
Politesse ici, grossièreté ailleurs : on est toujours le Barbare de quelqu'un.
Il serait sans doute utile que le rôle des Barbares soit joué par des extraterrestres. Mais on risque de les attendre longtemps.
La modestie témoigne d'ordinaire qu'on a l'orgueil à vif.
Quand on dit que le poireau est l'asperge du pauvre, ce n'est gentil ni pour le poireau, ni pour l'asperge, ni pour le pauvre.
Ce qui fait qu'on va si loin dans l'amour, c'est que l'on ne songe pas que l'on aura besoin d'autre chose que ce que l'on aime.
Les mots, ça fait du bruit ; on écoute les mots ; on écoute ceux qui les disent ; pas les autres, ceux qui n'osent pas faire tant de bruit.
Bien qu'on vante la solitude, A la longue elle fait bâiller.
Je désignerai par le mot mystère ce que d'ordinaire on appelle Dieu.
Quand on vise le coeur, on frappe toujours ailleurs.
Si l'on vit on ne se voit pas vivre (et on fait n'importe quoi) si l'on se regarde vivre on ne vit plus et il n'y a plus rien à regarder.
On ne modifie pas la société par décret.
On rencontre peu d'ex-aequo contents de l'être.
Tous les pouvoirs coalisés, c'est le principe même de légitimité et de représentation qui est mis à mal, et on se retrouve devant une situation de fin de la souveraineté, puisque les pouvoirs sont tous d'un côté.
Mets-toi au bord de la route pour qu'on puisse t'aider car si tu te mets dans la brousse la faim et la soif vont te tuer.
Quand vous arrivez au théâtre, vous êtes tout de suite désigné : «Toi, tu vas jouer le cocu!» Ça permet de comprendre assez rapidement à quoi on se prépare.
On a tous des trucs dont on évite de parler.
On a besoin de quelqu'un qui n'est pas du métier et qui a une vision normale des choses.
Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels. Ceux qu'on apprend sont toujours faux.