On ne peut juger de la beauté de la mort que par celle de la vie.
On a pris pour braves des lâches qui craignaient de fuir.
Les baisers sont bons partout où on les trouve.
De quelqu'un qui ne pense qu'au présent on pourrait dire : "Il n'a pas inventé l'immortalité de l'âme."
Ce qu'il y a de plus dur dans la vie, c'est d'être obligés de se détacher de ce qui nous est le plus précieux, ce pour quoi on donnerait tout. Comment continuer à vivre ?
Heureux ceux qui sont nés parfaits ! On a beau faire, on ne le devient jamais.
Qu'on ne mette pas la crainte chez l'homme, qu'on lui procure une vie au sein de la paix, et que l'on obtienne qu'il donne volontiers ce qu'on lui prenait en l'effrayant.
La vraie pitié est toujours celle que l'on éprouve pour soi-même.
Si d'une discussion pouvait sortir la moindre vérité, on discuterait moins.
Il y a un avantage à vieillir, c'est l'indifférence au qu'en dira t'on.
Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.
Quand on voit la violence dans les films en général, c'est très rapide et indolore, ce qui n'est pas vrai.
Il faut savoir supporter les injustices jusqu'au moment où on peut en commettre soi-même.
La joie de croire que l'on rencontre chez certains a quelque chose parfois de contagieux.
Il n'y a pas deux temps pareils de solitude car on n'est jamais seul de la même façon.
Que de gens sur la bibliothèque desquels on pourrait écrire : "usage externe", comme sur les fioles de pharmacie !
Quelle rage a-t-on d'apprendre ce qu'on craint toujours de savoir !
On peut dire tout le mal qu'on veut d'une vie dans le péché, elle est pourtant propice à la culture générale.
Les raisons qui font que l'on s'abstient des crimes sont plus honteuses, plus secrètes que les crimes.
Politiciens, demandez conseil aux gastro-entérologues : que peut-on encore faire avaler aux citoyens ?
L'intelligence et le coeur, quand on en est pourvu, ça ne vieillit pas !
Ces droits dont on jouit si peu, nous ont surtout imposé des devoirs.
On parle pas de malheur ! Ca le fait venir !
Les mensonges n'ont d'importance que si l'on se fait prendre.
On dirait que nos gestes nous cherchent lentement, partout.
Il y a en tout homme deux êtres : lui-même et l'opinion publique.Formée en lui, avec sa pensée, au temps qu'on l'éduquait, sans cesse rappelée à lui, du dehors et du dedans, elle le pénètre, au point qu'il a bien du mal à discerner ce qu'il resterait de lui, elle disparue.
À l'époque de Pascal, on considérait l'enfance comme un temps perdu ; le problème était d'en sortir au plus vite.
Où et quand en est-on venu à considérer que le travail inutile était préférable à l'absence de travail ?
On ne peut offrir quelque chose qui ne nous appartient pas...
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.
Quand à nous, on préfère pleurer sur tous les génocides qu'on finance : Multi-nationale à la traque des soldes.
L'écriture s'accommode mal de la jeunesse. Ecrire très jeune, c'est être soumis à une tension qu'on ne sait pas manier.
On devrait fonder une chaire pour l'enseignement de la lecture entre les lignes.
Vous vous noyez dans un verre d'eau. Il n'y a que dans les verres d'eau qu'on se noie. Quand on est dans l'océan on arrive toujours à en sortir. Même s'il y a de la tempête.
Quand nous sommes las d'aimer, nous sommes bien aises que l'on devienne infidèle, pour nous dégager de notre fidélité.
Plus on possède Dieu, plus on veut le chercher ; il est toujours au-delà de ce que nous atteignons ; il requiert sans cesse de notre part un nouveau progrès ; l'erreur serait de nous arrêter.
On ne prévoit que les dangers ordinaires. Les pires sont ceux dont on ne se méfie pas !
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
On ne peut passer sa vie à naître.
On ne peut ruiner que celui qui fut riche Et l'on ne peut tromper que celui qu'on aima...
On peut être obsédé par quelque chose et le pratiquer très mal.
Dans la salle d'attente, Bill avait l'impression de vivre un cauchemar. Il alla voir Lily juste avant qu'on la monte au bloc opératoire. Il se pencha pour l'embrasser sur le front et les larmes qu'il ne pouvait plus retenir tombèrent sur le visage de sa fille.
Commémorer la Révolution française est un peu comme célébrer le jour où on a attrapé la scarlatine.
On ne peut pas servir l'humanité aux dépens de la France.
L'humain est l'animal le plus con de la planète : t'as beau lui expliquer les choses, il ne réagit pas. Il attend la catastrophe, tout sourire sur son trône. Et nous, quand on proteste, on se fait casser la gueule...
Quand ni le sort ni le coeur ne sont bons, on est pauvre et misérable jusqu'à sa vieillesse.
Ce qu'on veut avoir demain, il faut bien le tenir aujourd'hui.
Les hommes sont comme des artichauts. Très fournis à l'extérieur... Mais quand on arrache toutes les feuilles, on n'est pas sûre de trouver un coeur.
Manger est un acte sacré. Il est nécessaire d'être pleinement conscient de ce que l'on fait.
Si vous ne dites rien, on ne vous demandera pas de le répéter.