On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans, quand on en a cinquante-sept non plus.
Le cadeau, c'est comme la caresse : il faut le renouveler, on ne s'en lasse pas.
Commémorer la Révolution française est un peu comme célébrer le jour où on a attrapé la scarlatine.
C'est trop long une vraie carrière ! On a trop le temps de voir les ficelles de ceux dont l'intelligence et la ruse l'emportent sur le vrai talent.
La différence de la marche progressive de l'opulence dans des âges et chez des peuples différents a donné naissance à deux systèmes différents d'économie politique sur les moyens d'enrichir le peuple. On peut nommer l'un Système mercantile, et l'autre Système de l'Agriculture.
Vous portez votre honneur comme on porte une armure, Stark. Vous vous figurez à l'abri, dedans, alors qu'il ne sert qu'à vous alourdir et à rendre pénible chacun de vos gestes.
On ne prend pas un lièvre avec un tambour.
Les doigts dans la prise : on est des mecs branchés.
Quand on n'avait rien à manger à la maison, mon père disait : « Ce n'est rien, Dieu nous le rendra. » Et il nous l'a rendu au centuple. On n'était pas particulièrement croyants, mais la phrase nous donnait de l'espoir.
Accepter sa propre bizarrerie pour en faire sa joie, n'est-ce pas ce qu'on devrait tous faire dans nos vies?
Faire l'amour est la seule activité sportive où l'on préfère s'entraîner que marquer un but.
Quand on n'aime pas trop, on n'aime pas assez.
Il est dur de travailler pour un maître âpre, mais il est plus dur encore de n'avoir point de maître pour qui l'on travaille.
Quelle rage a-t-on d'apprendre ce qu'on craint toujours de savoir !
Quand on a la foi, le cÏur suffit à vous guider.
On ne peut ruiner que celui qui fut riche Et l'on ne peut tromper que celui qu'on aima...
On ne peut pas tout se permettre quand on tient compte du monde des autres.
On a beau s'efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c'est pour ça qu'on n'arrive pas à éviter de se faire du mal.
On ne voit jamais des filles courir après des ingénieurs.
On ne peut croire entièrement, peut-être, qu'à ce qu'on ne voit pas.
Ce qu'on veut avoir demain, il faut bien le tenir aujourd'hui.
Il y a un paradoxe chez tous mes confrères, moi compris : On rêve d'être reconnus, et en même temps, que personne ne nous emmerde.
On n'a plus besoin de chimie, on a besoin de voyager dans le temps !
Plus on est avide, plus il est indispensable de reculer coûte que coûte les bornes du merveilleux.
On a beau être sage, l'estomac sait voiler les yeux.
Je n'ai jamais compris comment on peut écrire un livre à deux. C'est comme si on se mettait à trois pour faire un enfant.
On ne devient pas un autre homme. Mais en nous et autour de nous, tout change.
Plus on se cache, plus il est désagréable d'être surpris.
Je désignerai par le mot mystère ce que d'ordinaire on appelle Dieu.
Politiciens, demandez conseil aux gastro-entérologues : que peut-on encore faire avaler aux citoyens ?
L'actualité à laquelle on colle est une machine à broyer l'humain.
Il y a des mémoires malheureuses qui ne se rappellent que ce qu'on leur demande d'oublier.
Ce qui est fascinant, avec l'argent boursier, c'est que, lorsqu'on le perd, en cas de baisse, par exemple, il se volatilise, il ne va dans la poche de personne. D'une certaine façon, c'est poétique.
C'est finalement tout ce qu'on veut d'un livre - être diverti.
A travers tous les trafics, manipulations ou transmutations génétiques de l'espèce, on est arrivé à un point de non-retour où l'on ne peut plus déterminer ce qui est humain ou non humain.
On n'étouffe pas l'amour comme on étouffe un lion, et les plus vigoureux athlètes ne sauraient rien y faire.
Les abeilles, c'est des fonctionnaires, même si on veut de la confiture, elles font du miel.
On l'a cloué,Et sa misère,Sur un mur blanc au grand soleil,Un clou au coeur,Et pour l'exemple,Il a saigné sur le soleil.
Voici la feuille blanche sur la table, et la lampe tranquille, et les livres... Aurait-on jamais cru les revoir, lorsqu'on était là-bas, si loin de sa maison perdue ?
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on monte avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que de penser avec les pieds comme il arrive souvent.
Pour attaquer le Minotaure on doit être aveugle, sinon on devient triste.
La convention citoyenne, j'ai trouvé ça formidable. Vous avez des gens d'une humilité totale, qui passent leur temps à s'excuser d'être là, et qui ont sorti des mesures extraordinaires. Je crois beaucoup à l'individu, on peut parler à un supporter du PSG, c'est dur de parler à un stade.
Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s'est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l'autre. On vit un moment très étrange.
Quand on me commande d'aimer, on me commande de restaurer la communauté, de résister à l'injustice et de répondre aux besoins de mes frères.
On est tellement seul en ce bas monde, que même les Anges et les Démons dînent ensemble.
Ceux qui parlent sont payés de l'applaudissement qu'on donne à ce qu'ils disent ; et ceux qui écoutent, du profit qu'ils en reçoivent.
Lorsqu'on couche longtemps avec une femme mariée, il y a toujours un moment où l'on est pour le mari.
On ne voit vieillir que les autres.
Quand on ne comprend pas sa femme, est-ce qu'on peut demander, comme au cinéma, des sous-titres ?
On se vaut, bien que l'on ne se convienne pas.