Souvent, les rôles qu'on m'offre en Angleterre sont des femmes mélancoliques qui sont remplies de regret pour le passé, regrettent leur beauté évasée
Oups... on ne m'avait pas dit qu'il était inviolable !!
Comment ne pas répondre d'une voix mourante, quand on vous parle avec une extrême onction !
C'est dans la mort qu'on parle le mieux de la vie.
Zèle, se dit d'un collaborateur dont on ne peut rien dire d'autre.
C'est dans le rapport à autrui qu'on prend conscience de soi; c'est bien ce qui rend le rapport à autrui insupportable.
Mais la paresse ne veut pas dire ne rien faire.Elle veut dire faire ce qu'on a décidé de faire parce qu'on l'aime, parce que l'on se construit en le faisant, parce qu'on se libère, parce qu'on s'amuse...
- J'ai été enfant, moi aussi.- Pas vrai ! Jamais ! Tu as menti ! Quand on a été enfant, on le reste.
La conquête de la terre, qui consiste principalement à l'arracher à ceux dont le teint est différent du notre ou le nez légèrement plus aplati, n'est pas une fort jolie chose, lorsqu'on y regarde de trop près.
Il est difficile de s'instruire dans la voie, quand on est riche.
On mesure l'humanité d'un homme au nombre de langues qu'il parle.
Les années entre cinquante et soixante-dix sont les plus dures. On vous demande toujours de faire des choses, et pourtant vous n'êtes pas assez décrépit pour les refuser.
L'ami, le seul, est celui avec qui l'on pourrait vivre comme avec une femme.
Cela vous change un peu chaque fois que vous brisez le coeur de quelqu'un ou qu'on vous brise le coeur.
Au début, je n'aimais pas pleurer au cinéma. J'étais très physique. On m'avait dit qu'à 30 ans, je commencerai à bien jouer. On évolue. On ne joue plus seulement avec les mots et les apparences. On va plus loin avec son coeur...
Les paroles des chansons, elles sont gravées dans une autre mémoire. Une mémoire dont la porte reste toujours ouverte. C'est le par coeur. Et, dans le par coeur, on peut aussi y mettre son âme. Je le sais, je suis acteur.
L'aversion s'accroît de tous les efforts que l'on fait pour la vaincre.
Tel livre où l'on n'avait rien trouvé d'utile, lu avec les yeux d'une expérience plus avancée, portera leçon.
Ah ! Monsieur, on ne se méfiera jamais assez de la poésie.
On ne trahit pas ce qui n'existe plus.
Excuse-moi de ne t'avoir laissé que de l'argent et des terres. Je ne sais même pas si tu en voudras. J'aurais voulu te laisser de l'amour, mais quand on est, comme moi, dans l'enseignement depuis bientôt quarante ans, on ne se fait aucune illusion sur la dévaluation des sentiments qu'on peut offrir aux jeunes.
Quand on n'a pas le moyen de se payer des voyages, il faut y suppléer par l'imagination.
Que redoute-t-on quand un homme fixe sa vie avant d'avoir « jeté sa gourme » et « mené la vie de garçon » ? On craint que la solidité du mariage ne résiste pas au déchainement subit de l'instinct viril. Juste crainte, mais qui n'est pas moins fondée pour la femme que pour l'homme.
L'Histoire, lorsqu'on a le nez dessus... dedans, je dirais même, on n'y voit rien, on ne s'occupe que des détails.
On peut m'objecter que vivre la nuit, c'est compenser une solitude en s'entourant artificiellement d'autres solitudes. Je pense plutôt que c'est vouloir vivre plus intensément, grignoter des minutes éveillées sur la petite mort du sommeil, tenter d'avoir des journées de vingt-quatre heures, pousser la machine humaine à son maximum.
Mais pourquoi on est contrôlé dix-sept fois [lorsqu'on est noir ou arabe] ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait.
Le coeur et la raison souvent en désaccord. Il y a des choses qu'on s'est pas dites mon frère et j'sais pas si tu préfères qu'on les garde pour nous. Mais laisse-moi t'dire "je t'aime", moi, j'emmerde l'univers, j'veux bien être ta boussole ou même ton garde fou.
Avec le temps, on apprend à supporter la charge du roman.
C'est toujours lorsque vous êtes convaincu(e) qu'on s'intéresse à vous pour votre esprit qu'on vous demande vos mensurations.
Avant de blâmer, il faudrait toujours chercher à voir si l'on ne peut d'abord excuser.
Si on raconte son bonheur, on le diminue.
On n'aime pas son ennemi, mais on le respecte.
Ce verdict était tombé comme un couperet. La duchesse avait eu des ancêtres guillotinés. Un moment, on crut voir passer leurs fantômes.
On ne déteste cordialement que ceux qu'on côtoie de près.
Mais Liszt, coeur généreux, toujours prêt, à se dévouer pour une belle cause, avait compté sans l'esprit envahissant de son colossal et dangereux protégé, incapable de partager l'empire du monde, fût-ce avec son meilleur ami. On sait maintenant, depuis la publication de la correspondance entre Liszt et Wagner, de quel côté fut l e dévouement.
Qu'on me montre ici-bas une seule chose qui a commencé bien et qui n'a pas fini mal.
Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes ; oui, il doit y avoir quelque chose. On n'agit pas comme ça pour rien.
Quand les affaires qu'on regardait comme extrêmement graves sont passées, il n'en reste que le néant.
On ne plaint jamais ce qu'on n'a jamais eu ; et le regret ne vient point sinon après le plaisir, et est toujours, avec la connaissance du bien, le souvenir de la joie passée.
Comment se fait-il que, sous le despotisme le plus affreux, on puisse se résoudre à se reproduire? C'est que la nature a ses lois plus douces, mais plus impérieuses que celles des tyrans; c'est que l'enfant sourit à sa mère sous Domitien comme sous Titus.
Quand on arrive à exprimer quelque chose avec un regard et la musique au lieu de le dire avec des mots ou de faire parler le personnage, je pense que c'est un travail plus complet.
Pourquoi la conversation est-elle si agréable avec ceux qu'on aime d'une amitié tendre, et ne tarit-elle jamais ? C'est parce qu'on parle de soi à quelqu'un qui y prend beaucoup d'intérêt.
La connaissance d'un être... c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime.
Le bien est dans le bon usage que l'on fait de n'importe quoi.
Avec un peu d'imagination, on peut très bien vivre toute sa vie en un soir.
On ne donne rien de si bon marché que les compliments.
Quand on aime, on aime toujours trop.
Quand on a dix-neuf ans, on finit toujours par faire ce dont on a envie.
Il n'y a ni discrets, ni indiscrets. Les uns redisent tout de suite ce qu'on leur a conté, les autres le répètent plus tard, et tous inventent ce qu'on ne leur a pas dit.
Mais plus on accepte de liberté dans les affaires, plus il faut bâtir de prisons pour ceux qu'elles défavorisent.