Il faut être nomade, traverser les idées comme on traverse les villes et les rues.
A cinquante ans, on est plus près de la mise à terre que de la remise en question.
On a tort de parler en amour de mauvais choix, puisque dès qu'il y a choix il ne peut être que mauvais.
Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire, il faut le faire, pour l'honneur, mais sans illusion.
Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part.
Trente-six millions d'amis à dos, on serait locataires si on les avait gardés.
Parfois je pense qu'on gâche nos mots et qu'on gâche nos moments. Et qu'on ne prend pas le temps de dire les choses qui nous tiennent à coeur quand on en a l'occasion.
L'esprit est tout le contraire de l'argent ; moins on en a, plus on est satisfait.
Il est bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu'on ne les a pas tentées.
Le chic, la classe, l'élégance, le chien et même le peps, on ne les a pas par comparaison, on les a ou on ne les a pas, ou plutôt, on ne vous les reconnaît pas.
L'indépendance vaut bien que l'on supporte la solitude.
On revient de sa jeunesse comme d'un pays étranger. Le poème, le livre est la relation du voyage.
Le monde change, et avec lui les hommes et la France elle-même. Seul l'enseignement français n'a pas encore changé. Cela revient à dire qu'on apprend aux enfants de ce pays à vivre et à penser dans un monde déjà disparu.
On se sépare deux fois, une première fois quand l'amour est mort, une seconde quand un sentiment renaît.
C'est un mystère qu'on n'explique jamais Pourquoi sur la terre d'Afrique Le Bon Dieu est-il blanc ?
Ton souvenir est comme un livre bien-aimé, Qu'on lit sans cesse, et qui n'est jamais refermé.
Le champignon le plus vénéneux, c'est celui qu'on trouve dans les voitures.
Si l'on donnait du café aux vaches, on trairait du café au lait.
Les souvenirs, c'est ce qu'on peut amener de plus beau dans l'éternité...
Le premier des bons ménages est celui qu'on fait avec sa conscience.
Il n'y a pas de vérité qu'on puisse dire toute.
En touchant le vermillon, on se salit de rouge.
On me dit de me souvenir de l'idée et non de l'homme, parce que l'homme peut échouer, il peut être arrêté, il peut être exécuté et tomber dans l'oubli alors qu'après 400 ans, une idée peut encore changer le monde. [...] ► Lire la suite
S'irriter d'un reproche, c'est reconnaître qu'on l'a mérité.
Il a fallu cent ans pour effacer les discriminations les plus criantes entre les hommes et les femmes, mais qu'attend-on pour abroger celles qui restent ?
On passe notre temps à chercher ce qui nous manque, sans vraiment savoir ce que c'est...
Règle générale, quand on dit : "J'ai bien réfléchi...", c'est qu'on se prépare à agir sur un coup de tête.
On n'est jamais quitte envers ceux qui nous ont obligés, dit Dantès ; car lorsque l'on ne leur doit plus l'argent, on leur doit la reconnaissance.
La vie est un oignon qu'on épluche en pleurant.
Le but de la musique devrait n'être que la gloire de Dieu et le délassement des âmes. Si l'on ne tient pas compte de cela, il ne s'agit plus de musique mais de nasillements et beuglements diaboliques.
C'est dur d'aimer dans les limites du possible, du respect du droit... A vouloir trop avoir, on y perd ses acquis...
On ne peut pas bien penser, bien aimer, bien dormir, si on n'a pas bien dîné.
On ne saurait conserver longtemps les sentiments qu'on doit avoir pour ses amis et pour ses bienfaiteurs, si on se laisse la liberté de parler souvent de leurs défauts.
On ne naît pas fort, faible ou volontaire. On devient fort, on devient lucide.
Faute de pain, on mange de la galette.
L'économie mondiale demeure une notion abstraite aussi longtemps que l'on ne possède pas un compte en banque.
On ne paie jamais trop cher une bonne leçon.
Un référendum c'est une excitation nationale où on met tout dans le pot. On pose une question, les gens s'en posent d'autres et viennent voter en fonction de raisons qui n'ont plus rien à voir avec la question.
On peut tout sonder, sauf le silence d'un homme.
Vous savez ce que c'est, on cache d'abord un oeuf, puis un éléphant, et c'est quand on vous demande de cacher un mammouth que vous commencez à vous interroger.
Il faut toujours dire du bien de soi, car cela se répète, et à la fin, on ne sait plus d'où cela vient !
Le temps ne fait rien à l'affaire ; quand on est con, on est con.
On met plus de passion à obtenir ce qu'on n'a pas qu'à conserver ce qu'on a.
Quand on a la conscience satisfaite, on ne peut être entièrement malheureux.
L'âge auquel on partage tout est généralement l'âge où on n'a rien.
On ne demande pas à un cheval de pondre un oeuf.
Un chagrin en enlève un autre, on ne sent pas ses engelures quand on a mal aux dents.
On ne devient pas mère du jour au lendemain. C'est une lente et progressive élaboration de l'être.
On a le droit de juger un homme à l'influence qu'il exerce sur ses amis.
Ça c'est la télévision. Tout est là, tout est là ! Regarde, écoute, à genoux, prie ! La pub ! On n'est plus productifs, on ne sert plus à rien, c'est fini, ils n'ont plus besoin de personne. Tout est automatique. C'est quoi [...] ► Lire la suite